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Afficher la version complète : Organisations de psychologues et exercice illégal de la psychologie ?


22/04/2006, 15h23
La fédé ou une autre organisation de psychologue c'est elle déjà porté partie civile en portant plainte contre des personnes qui pratiquent des activités qui sont du ressort des psychologues.

Si j'ai bien compris les différents débats, concernant les psychothérapies : je ne vois pas comment un professionnel autre qu'un psychologue peut pratiquer une psychothérapie. Les psychologues ont-ils tenté de mener des actions en justice en ce sens -pour "exercice illégal de la psychologie" : si oui, qu'est-ce que cela à donné et quels étaient les arguments ?

Si non, à quoi sert la reconnaissance du titre. Pourquoi ne demandons nous pas tout simplement à faire appliquer la loi en allant en justice ??

Je reconnais qu'il y a des écueils dans la formation : en particulier, des modules spécifiques sur les psychothérapies et les principes de la psychothérapie dans les cursus de base. Il me semble que le fait de pouvoir diagnostiquer une maladie psychique ne signifie pas être capable de la soigner. Et les psychothérapies ne s'occupent pas que des maladies psychiques -à mon sens tout psychologue à vocation à faire de la psychothérapie en tenant compte de sa spécialité. Ceci dit cette absence de formation initiale, universitaire, systématique et éclectique,sans partie pris pour les écoles existantes, ne donne pas pour autant le droit, à des non-psychologues, de faire le travail des psychologues. Tout au plus des actions de formations continues doivent être systématiquement proposées spécifiquement aux psychologues, dans le cadre universitaire. Enfin c'est comme cela que je comprends la situation.

Que pense la fédération d'une telle position, est-ce seulement un ordre qui peut mener de telles actions, ou cela est-il du ressort de la ffpp ?

marjane
22/04/2006, 17h03
Depuis 1985 le titre de psychologue est protégé, mais pas son exercice. C'est 2 choses bien différentes.
L'exercice de la médecine est protégé, c'est pour ça qu'on peut être poursuivi pour son exercice illégal, mais pas celui de la psychologie. donc pas d'exercice illégal de la psychologie possible, seul l'usage du titre peut être condamné.
C'est une question de droit!

22/04/2006, 17h31
Je comprends bien, :-( mais alors quel est l'intérêt du titre ? Cela sera pareil, pour le titre de psychothérapeute, n'importe qui pourra continuer à faire de la psychothérapie sans contrôle, il suffira de changer de nom. Est-ce qu'il n'y a pas un travail à faire pour que le titre et l'exercice soient liés ?

franck
12/05/2006, 16h45
on en reviens toujour à la bonne vieille question. pour lier le titre à la pratique, il faut une instance (quelque part)qui légitime et légifère.

cauvin
27/05/2006, 14h42
Concernant la nécessité d'une instance (ordinale ? ), je suis plutôt de votre avis Franck (aprés réflexion ...) Mais est-ce que pour autant il sera possible de légiférer sur l'usage de la "psychologie" en général ??
Je veux dire que la "psychologie" en soi ne se limite pas à la clinique (évaluation, soutien, voir thérapie) mais c'est aussi une discipline d'ambition scientifique (comme la sociologie, par exemple). Et on ne peut pas empêcher à un anthropologue, par exemple, d'employer des méthodes issues de la psychologie (au sens large).

D'où, il me semble, que le débat actuel concernant les cliniciens se focalise sur la psychothérapie.
Difficulté supplémentaire : pour l'instant, un "simple" psychologue n'est quasiment pas formé (initialement) à la "psychothérapie"... en tous cas selon mon expérience.
Peut-être faudrait-il alors définir un champs bien déterminé - et réglementable - de l'exercice de la "psychologie clinique" (ce qui mettrait à mal une certaine unité renvendiquée des psychologues et de la psychologie ... et je tente le diable, pourquoi pas ?) comprenant des actes définis tels que l'évaluation, la thérapie (le soutien ?) et l'expertise... En effet, si l'exerce de la psychothérapie se réglemente, pourquoi pas celle de l'évaluation et d'autres modes d'interventions en psychologie ? (cf. les débats sur l'utilisation des tests ...)

Bref, ça me semble compliqué : ce qui ne veut pas dire que toute réglementation soit vouée à l'échec, mais personnellement, je n'y vois pas encore bien clair. :-?