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visiteurdusoir
27/07/2009, 22h40
Quelque chose me chiffonne depuis quelques temps au sujet de certains topics où sont évoquées avec force détails certaines situations cliniques complexes.

Au-delà de la question capitale de la préservation du secret professionnel (potentiellement mise à mal par une présentation trop détaillée) dans l'évocation de ces cas cliniques que les dernières restrictions d'accès au forum ne règlent pas encore tout à fait, un autre problème se pose.

Notre code de déontologie nous enjoint de nous astreindre à une formation continue et implicitement à bénéficier d'une supervision collective ou individuelle, notamment pour les collègues débutant dans leur pratique clinique ou thérapeutique.

Nous savons bien que l'importance du soutien de la supervision consiste dans sa réelle inter-activité en temps réel, dans la possibilité de pouvoir TOUT dire dans un cadre réellement préservé par le secret professionnel, ce qui est une nécessité absolue pour pouvoir développer la présentation du cas ainsi qu'une élaboration solide des pistes de travail à engager.

S'il est souvent important pour certains d'entre nous, du fait de notre relatif isolement professionnel en libéral ou lorsqu'on est le/la seul(e) psy d'une institution, de pouvoir échanger de points cliniques complexes préoccupants avec d'autres collègues, il est évident qu'un forum internet ne peut en aucun cas se substituer à un espace de contrôle ou de supervision.

Tous les détails ne peuvent pas être évoqués sur un forum, or notre clinique repose souvent sur des petits détails qui mis bout à bouts donnent des indications cliniques capitales pour une bonne présentation du cas clinique et l'élaboration des pistes de travail.

Si les collègues qui viennent présenter des cas cliniques sur le forum ont déjà une supervision, évoquer leurs cas sur le forum plutôt qu'en supervision, il y a mine de rien une mise en rivalité de deux espaces d'élaboration, et dans ce cas, le forum est loin de rendre service...

Et si le forum accepte d'être un lieu de présentation de cas cliniques dont on peut attendre une aide dans le traitement d'un cas précis, là aussi je crains qu'on ne se leurre sur le fait que cela puisse réellement rendre service... Car les extrapolations qui seront élaborées ici à partir de peu de choses peuvent être totalement à côté de la plaque et qui plus est, laisser entendre qu'on peu durablement se passer d'une vraie supervision ce qui serait piégeux.

Il me semblerait plus responsable d'un point de vue technique et éthique que le forum ne puisse plus accueillir de présentation de situation cliniques détaillées et complexes, et préférables que les échanges entre psys sur la clinique tournent essentiellement autour de questions techniques ou théoriques de façon générale, tout en tolérant quelque petits exemples brefs et concis en illustration mais rien de plus.

Pour les collègues qui se trouveraient trop isolés géographiquement pour bénéficier d'une supervision régulière et qui près de chez eux n'auraient pas un seul collègue pouvant assurer une supervision à moins de deux heures de route... On pourrait peut être leur proposer de se contacter en MP pour se passer leurs adresses internet afin de créer des listes de diffusions leur permettant d'échanger ensemble en groupes restreints sur des cas cliniques précis... Echanges par mails qui ne figureraient jamais sur le forum et qui permettrait des présentations plus détaillées pouvant déboucher sur des échanges plus pointus et interactifs sur le plan théorico cliniques.

Est-ce que le forum FFPP pourrait soutenir cette proposition en créant une rubrique spéciale, à condition bien entendu qu'elle valide l'intérêt de cette proposition afin d'éviter que le forum ne devienne un herzats de supervision à «*l'insu de son plein gré*» ?

benoitv
27/07/2009, 22h45
c'est parler (ou écrit) de bon sens.

dominiqueC
28/07/2009, 12h57
Par rapport à ce que vous évoquez, visiteurdusoir, je me permets deux petites remarques :

Depuis la création de ce forum, de nombreux, très nombreux échanges cliniques ont eu lieu. Vous, comme moi, avons prôné une meilleure gestion de cet espace numérique qui réunit des centaines de collègues tous les jours.

La F.F.P.P. s'est associée au projet, via mon investissement en tant que webmaster pour que les choses évoluent dans le bon sens. Malgré quelques foyers encore un peu vifs, les anciens membres savent à quel point le ton des échanges a su évoluer vers plus de courtoisie et d'entre aide. Le fonctionnement se fait plus transparent, les règles sont écrites et accessibles à tous, dans un esprit de concertation comme ce fut le cas pour la question des offres d'emplois sur le forum.

A la rentrée, le forum "Les pratiques du psychologue" ne sera plus proposé qu'aux seuls psychologues. Avec plus de 1500 visiteurs par jour, vous imaginez quel chantier nous attend pour ménager les collègues tout en assurant un méthode de validation fiable et réalisable...

A partir de ce moment, le secret professionnel trouvera une bonne place sur le forum, c'est un premier point.

Par ailleurs, je crois qu'il ne faut pas prendre les collègues pour ce qu'ils ne sont pas. Il ne faut pas non plus donner au forum des caractéristiques qu'il n'a pas. Je préfère faire confiance aux psychologues et à leur déontologie en imaginant qu'ils savent pertinemment qu'une supervision n'équivaut pas du tout à une demande de conseil sur un forum. Les deux peuvent coexister et trouver une dynamique que chacun saura apprécier à sa juste valeur.

J'anime un autre forum sur le domaine de la neuropsychologie. Les échanges n'ont jamais remplacé ma formation continue ni mon désir de rencontrer d'autres collègues. Par contre, souvent, ils ont été à l'origine de désirs de lectures ou d'approfondissements théoriques. Très clairement, je ne serais pas le professionnel que je suis si je n'avais pas eu cet outil supplémentaire à disposition.

Un espace d'échanges cliniques, privé, réservé aux seuls psychologues verra donc le jour à la rentrée. Libre à chacun de se saisir de cet outil, ou non :)

En attendant septembre, nous invitons les collègues à être très prudents sur les vignettes cliniques qu'ils ou elles partagent sur le forum.

Cordialement
Dominique Cazin

cricri
28/07/2009, 14h16
Bonjour Dominique C et merci pour votre réactivité concernant ma demande de supprimer la discussion que j'ai pu ouvrir hier en dérogeant malheureusement à certaines règles déontologico-éthiques.
Je ne peux que saluer l'ouverture à la rentrée d'un espace d'échanges cliniques réservé aux seuls psychologues, car ces échanges, outre bien entendu une réelle supervision, ont une valeur certaine et amènent à des questionnements toujours intéressants pour nous jeunes (et moins jeunes) psychologues...
Merci à ceux qui sont là aussi pour nous remettre dans "un droit chemin", on se sent parfois "dépassé" mais c'est aussi heureusement ce qui nous fait avancer...

benoitv
28/07/2009, 19h38
le forum serait une forme de formation ?

Lilium
28/07/2009, 21h28
[...]A la rentrée, le forum "Les pratiques du psychologue" ne sera plus proposé qu'aux seuls psychologues. Avec plus de 1500 visiteurs par jour, vous imaginez quel chantier nous attend pour ménager les collègues tout en assurant un méthode de validation fiable et réalisable...
[...]

Il ne faut pas non plus donner au forum des caractéristiques qu'il n'a pas. Je préfère faire confiance aux psychologues et à leur déontologie en imaginant qu'ils savent pertinemment qu'une supervision n'équivaut pas du tout à une demande de conseil sur un forum. Les deux peuvent coexister et trouver une dynamique que chacun saura apprécier à sa juste valeur. [...]
Un espace d'échanges cliniques, privé, réservé aux seuls psychologues verra donc le jour à la rentrée. Libre à chacun de se saisir de cet outil, ou non :)
Dominique Cazin


Déjà merci pour le temps que vous passez et la conscience que vous consacrez à rendre ce forum pratique, agréable... et convial.
L'environnement est à présent beaucoup plus épuré, à mon avis... et par là, le forum plus lisible.

Pour la première partie de la citation que j'ai extraite de vos propos, je me demande quelle pourrait être la modalité de "sélection" ("repérage") des psychologues pour accéder à la rubrique "Les pratiques du psychologues", prévue pour la rentrée.
Mis à part le code ADELI, je ne vois pas... Et nous savons tous que nous sommes nombreux à ne pas être inscrits à la DASS (je ne l'ai moi-même pas encore fait, étant à la recherche d'un poste...)

Le second point que je relève, et je suis plutôt d'accord avec vous, est la capacité a priori de chacun d'entre nous à faire preuve de discernement quant à nos pratiques. Qu'il faille se montrer discret est une évidence. Crypter suffisamment les choses en tout cas...
De ce point de vue je suis bien entendu d'accord avec "Visiteur du soir".
Que l'exposé de difficultés pratiques, techniques, voire théoriques - même si les avis en réponse peuvent être parcellaires, incomplets, ect... - est également intéressant pour le collègue lecteur... (Cf. le petit mot de benoitv - sinon formation mais... information...)

Voilà à chaud, les deux petites réflexions que m'a inspiré votre post.
Merci encore (j'ai pas trouvé le petit coeur ! ;) ).

gppsy
28/07/2009, 22h56
Je m'interroge également sur ce tri des seuls psychologues. J'en comprends l'utilité. Cependant, je trouve que cela ferme l'accès pour les étudiants en psychologie, ce qui est mon cas. Je termine mon master 2, je ne suis pas encore officiellement psycho, et pourtant depuis le master 1 je viens régulièrement sur ce forum où je trouve beaucoup d'informations et de réflexions qui me font avancer et me questionner, que ce soit sur le plan pratique de l'emploi, théorique, clinique, institutionnel... Fermer l'accès aux étudiants serait dommage il me semble (moi je serai psycho quand ce sera fermé, je m'en fiche ;))
D'autre part, si la sélection se fait par un numéro adeli, petit détail technique, pour avoir ce numéro il faut montrer le diplome papier... Là encore les jeunes professionnels seront exclus pour quelques mois puisqu'il faut compter environ 8 mois entre l'obtention officielle du diplome et le diplome sur papier, les attestations de la fac ne suffisant pas pour le numéro.

dominiqueC
28/07/2009, 23h45
le forum serait une forme de formation ?

Je le pense oui, aussi vrai qu'il existe de multiples moyens de se former.

Pour la première partie de la citation que j'ai extraite de vos propos, je me demande quelle pourrait être la modalité de "sélection" ("repérage") des psychologues pour accéder à la rubrique "Les pratiques du psychologues", prévue pour la rentrée.
Mis à part le code ADELI, je ne vois pas... Et nous savons tous que nous sommes nombreux à ne pas être inscrits à la DASS (je ne l'ai moi-même pas encore fait, étant à la recherche d'un poste...)
.

Je vous réponds, Lilium ainsi qu'à ceux qui aimeraient en savoir plus. Nous avons des discussions sur la méthode qui saura combiner flexibilité (pour la démarche de validation), sécurité et faisabilité (pour ceux qui seront en charge de procéder à la validation) depuis un moment déjà. Clairement, il nous reste encore à préciser certains aspects et c'est pour cela que nous nous sommes donnés tout l'été pour arriver au meilleur compromis possible.

Voilà ce que je peux en dire :bye:

(le petit coeur est à coté du bouton CITER+)

visiteurdusoir
29/07/2009, 11h40
Dominique,

Je sais très bien tout le travail qui a été fait par vous même et vos prédécesseurs afin d'améliorer le système de modération, et le respect du secret professionnel. Et je salue au passage les dernières évolutions dans l'ergonomie du site auxquelles vous n'êtes pas étranger. Cependant, ce n'était pas là mon sujet de préoccupation lorsque j'ai initié ce topic.

Lorsque vous me dites que :

Par ailleurs, je crois qu'il ne faut pas prendre les collègues pour ce qu'ils ne sont pas. Il ne faut pas non plus donner au forum des caractéristiques qu'il n'a pas. Je préfère faire confiance aux psychologues et à leur déontologie en imaginant qu'ils savent pertinemment qu'une supervision n'équivaut pas du tout à une demande de conseil sur un forum.

J'ai tout de même envie de vous répondre qu'il n'est pas ici question pour moi de "prendre les collègues pour ce qu'ils ne sont pas" ou le forum pour ce qu'il n'est pas, mais de souligner ce que nous avons déjà pu relever à plusieurs reprises sur le forum. En effet, lors de discussions sur des cas clinique pas mal développés (et parfois trop), il en est ressorti régulièrement que les personnes ayant demandé de l'aide n'avaient pas de supervision à ce moment là. Il ne s'agissait donc pas de procès d'intentions gratuits de ma part mais de faits constatés.

Je veux bien croire que la majorité des collègues ne font pas la confusion... Mais le fait est que même minoritaire cette confusion peut exister, et c'est pour cela que je proposais que pour les collègues en difficulté pour trouver un espace de supervision on puisse leur proposer de monter en marge du forum ce genre de groupes via e-mails privés.

J'anime un autre forum sur le domaine de la neuropsychologie. Les échanges n'ont jamais remplacé ma formation continue ni mon désir de rencontrer d'autres collègues. Par contre, souvent, ils ont été à l'origine de désirs de lectures ou d'approfondissements théoriques. Très clairement, je ne serais pas le professionnel que je suis si je n'avais pas eu cet outil supplémentaire à disposition.

Je ne dis pas que le forum "échange entre psychologue" doit cesser d'exister ! Ni que des échanges théorico-cliniques d'ordre généraux puissent s'y effectuer ! En effet, comme vous le soulignez, c'est fort riche et formateur, et contribue à entretenir le désir épistémophilique. En revanche je trouve qu'on devrait y parler davantage de généralités que de cas cliniques "trop" concrets, c'est tout. Tout est une simple question de limites.

Sur un forum "privé" permettant de préserver le secret professionnel on est sûr de ne parler qu'entre psychologues ça ne me semble pas tout régler des "dangers" qu'il y a à parler clinique en grands groupes publics. C'est certainement du fait de mon orientation psychanalytique que me vient cette impression, et je comprends que votre expérience des discussions sur des cas cliniques en neuropsychologie ne vous donne pas le même point de vue. Je m'explique :

En effet, dans la clinique en neuropsychologie, les questions de transfert et contre/transfert ne sont pas centrales tant dans le diagnostic que dans les actions thérapeutiques qu'on peut mener. Lorsqu'on discute psychopathologie et prise en charge psychothérapique dans une perspective analytique nous savons bien que la subjectivité du clinicien peut être très engagée dans la façon dont il présente un cas clinique détaillé.

Et dans certaines des demandes "à l'aide" qui nous sont adressée par rapport à des cas cliniques, on peut tout de même parfois percevoir que ce qui pose difficulté est plus du côté de l'impact subjectif de la situation sur le clinicien que lié à la situation elle-même malgré sa lourdeur. Quand on parle d'un cas clinique difficile en psychopathologie, et dans l'orientation analytique (et d'ailleurs je me permet de souligner que les appels à l'aide proviennent très majoritairement de collègues s'inscrivant dans cette démarche), on parle autant de sa difficulté à soi à faire avec le cas que du cas lui-même. Et travailler sa difficulté à soi sur un espace public (même si ce public est restreint aux collègues) n'est jamais sans conséquences potentiellement douloureuses (des clashs ont pu avoir lieu parce que les collègues se sentaient trop "jugés", pas compris etc...). C'est pourquoi je ne suis pas sûr que des grands groupes de discussions publics soient le meilleur lieu pour ça.



Enfin... Ce n'était qu'une proposition. Une proposition qui me semblait prudente dans l'intérêt du secret professionnel dû aux personnes (certe cette question sera réglée par un forum privé), mais aussi dans l'intérêts de nos plus jeunes collègues à qui l'inexpérience n'a pas toujours permis de se rendre compte que dans l'orientation analytique, lorsqu'on parle SANS ANONYMAT (puisque l'identité des participants sera vérifiée à terme) de façon détaillée des difficultés dans sa pratique cliniques on y met toujours quelque chose de soi, et qu'on se met toujours en "danger" sur le plan imaginaire/narcissique, ce qui peut parfois devenir douloureux. Et que de ce fait mieux vaut aller parler de sa clinique en supervision... Car même si c'est plus coûteux financièrement, intellectuellement, psychiquement, et même en temps... C'est plus constructif et... moins risqué narcissiquement.

Maintenant... La FFPP organise son site et ses forums comme elle l'entend. Mes questionnements étayés par certains constats sont présentés, mes suggestions sont faites... Le reste ne m'appartient pas.

benoitv
29/07/2009, 14h04
Nous en revenons à ce qui est de l'ordre de la formation et des modalités d'accés au savoir vis à vis d'une pratique de la relation. Information donc et non pas formation. Il faudrait débattre de la manière dont s'établit une transmission quand il s'agit de mettre au travail "ce qui se passe". D'une expérience de l'intime, de la "gestion d'un cadre".
Comment envisagez vous ces notions ? et comment définissez vous la formation ?

dominiqueC
29/07/2009, 16h44
Je crois que le mieux serait d'interroger toutes les personnes qui ont pu trouver de quoi alimenter leur pratique vous ne croyez pas ?

Visiteurdusoir, j'entends bien qu'il y a une différence entre ce qui se joue au niveau de la formation en neuropsychologie et en psychologie d'orientation analytique. Maintenant, entre ces deux univers, il existe également des collègues de plus en plus nombreux. Il ne faudrait pas les oublier. La notion de transfert/contre transfert concerne une partie de la grande famille des psychologues. Laissons donc à ces collègues le choix, ou non, de venir composer avec cette notion sur un tel espace numérique si vous le voulez bien.

madison
29/07/2009, 17h36
Je suis assez d'accord. L'idée de restreindre l'accès aux psychologues pour de telles discussions me paraît essentielle et c'est quelque chose qui était déjà évoqué depuis un long moment lors de discussions cliniques. Merci encore une fois à la fédération pour tout son travail d'amélioration du forum et de facilitation des échanges entre collègues.

Au sujet de ces échanges, je suis d'accord avec vous Dominique, il est arrivé de nombreuses fois que les questions cliniques posées par les forumeurs concernent soit des modalités plus d'ordre "pratique" du type "comment mener l'entretien", "vers quelle direction orienter la thérapie"... Questions que ne concernent pas les phénomènes transférentiels. D'autre part, sur ce forum, nos collègues ne sont pas tous d'orientation psychanalytiques, et par conséquent leur questionnement ne fait pas référence non plus à ces phénomènes.

De plus, j'ajouterai que même si certaines questions peuvent concerner au final le transfert, parfois nos collègues, en exposant leur cas ont des difficultés eux-même à cerner que le problème vient de là. Le fait de se le faire rappeler les incite à se poser le questionnement d'une manière différente et donc les fait avancer. Ce n'est pas pour autant que toute la suite du questionnement qui sera d'ordre plus personnelle se fera sur le forum. Nous avons eu le cas récemment dans un topic à ce sujet.

Même en étant en supervision, cela fait du bien d'avoir cet espace d'échanges, car aulieu de les mettre en concurrence, cela agrandi les horizons de pensées avec des collègues d'autres approches parfois (souvent les supervisions suivent la même approche que le thérapeute).

Concernant les dérives, les jugements... je dirai qu'effectivement le forum est beaucoup plus calme depuis quelques temps, et encore une fois vos efforts n'y sont pas pour rien.

Maintenant encore une fois, chacun est libre de participer à ces sujets, d'y poster des questionnement ou d'y répondre.

visiteurdusoir
29/07/2009, 18h11
qu'il y a une différence entre ce qui se joue au niveau de la formation en neuropsychologie et en psychologie d'orientation analytique. Maintenant, entre ces deux univers, il existe également des collègues de plus en plus nombreux Certes, nous sommes bien d'accord sur ce point. Mais ce n'est pas réellement pour ces collègues là que je m'inquiète parce que ce ne sont pas ceux qui livrent le plus d'eux mêmes lorsqu'ils initient une question théorico-clinique.

La notion de transfert/contre transfert concerne une partie de la grande famille des psychologues. La notion de transfert/contre-transfert n'est pas utilisée par tous les psychologues... Mais elle est présente au sein de toute relation entre un aidant et un aidé.

Laissons donc à ces collègues le choix, ou non, de venir composer avec cette notion sur un tel espace numérique si vous le voulez bien. Et bien justement... Ce n'est pas tout à fait cela que je veux. Parce qu'à mes yeux l'intimité psychique du psychologue est aussi sacrée que celle de nos patients. Et ce sera une question d'autant plus cruciale que l'anonymat des psychologues participant aux forums cliniques sera appelée à être levée.

visiteurdusoir
29/07/2009, 18h20
les questions cliniques posées par les forumeurs concernent soit des modalités plus d'ordre "pratique" du type "comment mener l'entretien", "vers quelle direction orienter la thérapie"... Questions que ne concernent pas les phénomènes transférentiels.
Ce n'est pas parce que la question ne cite jamais le mot transfert, que la façon dont elle est amenée dans son développement ne révèle rien de ce qui se joue sur le registre contre transférentiel.

benoitv
29/07/2009, 21h36
L'espace numérique est une jolie formule pour des "rencontres" numériques. S'il est vrai que le forum permet d'échanger et de débattre à partir de nos cadres particuliers de travail, il appartient à chacun de pouvoir poser les limites de ce qu'il en attend et de ce qu'il peut en apporter.
Le forum pourrait aussi être un libre service, un recours d'urgence comme certaines questions ont pu être formulées témoignant d'un "un peu prés" chez de jeunes collègues mal préparés à une pratique libérale notamment et appelant au secours. Le forum peut il alors constituer une formation où n'apparaît t'il pas plutôt comme un "ersatz" numérique.
Libre à chacun alors ? Je m’interroge quand même sur « l’accompagnement » des jeunes diplômés. Cet accompagnement peut il être numérisé et jusqu’où?