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BenSchneider
07/10/2009, 13h05
La Recherche et les Publications : publier et ne pas périr (suite…)
(voir : Fédérer, n°43, janvier 2009 et n°44, février 2009)

Suite aux invitations lancées par la FFPP (et AEPU) aux responsables de 40 revues signataires d’un texte adressé à Mme la présidente de la 16è section CNU le 2 février 2009) et après concertation, le courrier qui suit est adressé aux responsables de l’AERES.
Il s’inscrit dans une démarche et une action plus globale qui vise le soutien et la reconnaissance des revues de psychologie de langue française. Le présent texte est proposé pour publication à toutes les revues qui acceptent de le soutenir et dont la liste sera actualisée et publiée sur le forum du site de la FFPP.
Contact : siege@ffpp.net




Revues de psychologie de langue française à :
A M. J.-F. A. DAIHNAUT

Président de l’AERES

À M. Patrice BOURDELAIS

Délégué scientifique, coordinateur sciences humaines et sociales - section 2

AERES


Monsieur le président,
Monsieur le délégué scientifique,

Nous soussignés, directrices et directeurs de revues de psychologie de langue française évaluées par l’AERES – soit en les classant, soit en les ignorant –, réunis à l’initiative de la Fédération Française des Psychologues et de Psychologie (FFPP) et de l’AEPU (Association des Enseignants-chercheurs en Psychologie, membre de la FFPP), sommes désireux d’entrer en dialogue avec vous en raison des effets d’une telle évaluation qui leur porte préjudice à plus d’un titre, et porte préjudice à la psychologie de langue française en général.

Les instances nationales ayant pour mission l’évaluation des activités des unités de recherche (AERES) ou des chercheurs (CNU) sont amenées à recourir à l’élaboration de critères et d’indicateurs. Chacune de ces instances répond à ses missions propres, mais, de fait, interdépendantes, et pour l’une et l’autre, la question des publications dans les revues spécialisées, du principe et des modalités d’évaluation des revues, est devenue particulièrement sensible.
Or les responsables de revues constatent :

- l’absence de clarté et de transparence concernant la construction et l’application des critères qui président au classement des revues, tel qu’établi par l’AERES. La plupart d’entre elles n’ont été ni informées du processus évaluatif, ni sollicitées au cours de celui-ci. Plus surprenant encore, le processus a été mis en place sans qu’elles n’aient requis l’intervention de l’AERES. Or, ces revues n’appartiennent pas au service public de recherche, elles ne sont éditées ou subventionnées ni par le CNRS, ni par l’INSERM, ni par les Universités et elles n’ont pas pu faire l’objet d’une commande par l’un de ces grands organismes. Leurs directeurs peuvent légitimement se questionner sur le fondement en droit de la mission que s’est attribuée une instance publique, qui a pour objectif l’évaluation des équipes de recherche, des chercheurs et enseignants-chercheurs, mais non l’évaluation d’entités privées comme les revues.
- l’usage mécanique du facteur d’impact comme critère majeur de reconnaissance des revues. Vous savez que ce critère est tout à fait contestable et contesté tant en France que dans d’autres pays et par des instances aussi honorables que l’Académie des Sciences. Or la répercussion, par vos soins, de ce seul paramètre, auquel les éditeurs ne sont pas tenus de souscrire, a des conséquences négatives de tous ordres aux plans scientifique, sociétal, professionnel et financier.
- l’omnipotence de l’anglais comme vecteur de communication scientifique ou l’usage fait de cette omnipotence dans les critères d’évaluation. Les conséquences scientifiques en sont, d’abord, qu’aucune revue française ne peut être classée en A en raison de l’audience restreinte de la langue française. De ce fait, les laboratoires reconnus, les chercheurs et les enseignants-chercheurs n’ont d’autres choix que de se tourner vers des revues internationales anglophones. Les sociétés savantes ou associations professionnelles qui sont liées à nos revues se trouvent, de ce fait, elles-mêmes dévalorisées, avec le risque de voir se désagréger le tissu scientifique qu’elles entretiennent. La réduction de supports de diffusion de résultats scientifiques, pour laquelle l’usage de la langue française est un critère obligé, conduit à une réduction des champs de connaissances (savoirs sous-disciplinaires, approches pluridisciplinaires), à un moindre accès aux connaissances scientifiques actualisées pour les praticiens et les destinataires de la diffusion du savoir. Il porte ainsi atteinte à la visibilité et la notoriété de la psychologie dans sa pluralité, en France et dans de nombreux pays, pas seulement francophones.

Nous nous adressons donc à vous pour envisager un échange permettant d’examiner les conditions dans lesquelles les décisions qui relèvent de vos responsabilités peuvent être redéfinies, pour ce qui a trait aux revues..


Veuillez agréer, Monsieur le Président, Monsieur le Délégué Scientifique, nos salutations les meilleures,


Premiers signataires :
Liste des revues signataires actualisée au 29 septembre
La liste actualisée des revues signataires est publiées sur le site de la FFPP/forum /Publier et ne pas périr
ANAE Approche Neuropsychologique des Apprentissages, Analyse Freudienne Presse, Bulletin de Psychologie, Cahiers critiques de thérapie familiale et de pratiques de réseaux, Cahiers de psychologie clinique, Cahiers Internationaux de Psychologie Sociale, Clinique lacanienne, Connexions, Devenir, Dialogue, Empan, Enfance, Enfance et adolescence, Enfances & PSY , Essaim, Figures de la psychanalyse, Insistance, Intellectica, Journal des Thérapies Comportementales et Cognitives, Journal Français de Psychiatrie, Le Coq-Héron, l'En-Je lacanien, La lettre de l'enfance et de l'adolescence, Neuropsychiatrie de l'Enfance et de l'Adolescence, Orientation scolaire et Professionnelle, Psychanalyse, Psychologie clinique, Psychologie Clinique et Projective, Psychologie & Neuropsychiatrie du Vieillissement, Psychologie de l'interaction, Psychologie du Travail et des Organisations, Psychotropes, Reliance, Revue de psychothérapie psychanalytique de groupe, Revue internationale de l'éducation familiale, Revue Internationale de Psychologie Sociale, Savoirs et clinique, Spirale Sud/Nord - folies et cultures, Le Travail Humain, Travailler, VST - Vie Sociale et Traitements.

À cette lettre, destinée à l’AERES, nous donnons la plus large diffusion, notamment :
- à la Conférence permanente du CNU, au bureau de la 16e section du CNU,
- aux grands organismes de recherche (CNRS, INSERM, INRIA, INRETS),
à l’Académie des sciences morales et politiques, à l’Académie des sciences, aux sociétés savantes,
- aux organisations et syndicats d’enseignants-chercheurs et de chercheurs.
- à Évaluation de la recherche en SHS (Revues.org), Fabula.org.

AVRIL
30/10/2009, 20h31
Monsieur,


Je m'éloigne du sujet mais je souhaiterais trouver une réponse à une interrogation.
Je suis psychologue clinicienne et titulaire d'un DESS de psychologie clinique (dîplomée à nancy).
Je souhaiterais me lancer dans un doctorat mais pour cela suis-je obligée de m'inscrire en master recherche?


Dans l'attente de votre réponse je vous prie d'agréer mes salutations distinguées.

Elise Marchetti
31/10/2009, 21h34
Avril,

Je me permets de vous répondre, bien que ce post ne s'adresse pas à moi...
Je suis diplômée d'un Master professionnel Psycho de la santé et psycho clinique (Metz), et je suis inscrite depuis 2007 en doctorat à Nancy (école doctorale Temps Langages Sociétés). Et ce, sans passer par un Master Recherche.
J'ai dû toutefois monter tout un dossier afin de pouvoir m'inscrire directement en doctorat.
Je vous conseille de passer par votre futur directeur de thèse qui saura vous indiquer la marche à suivre.

Bien cordialement,