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Afficher la version complète : Donner vie aux Forums de la FFPP ?


Julien
10/02/2005, 20h11
Je reprends ci-dessous un post lancé sur le site du snp (ici (http://www.psychologues.org/modules/newbb/viewtopic.php?topic_id=2804&forum=2&jump=1&start=0)) et me permet de replacer l'intégralité de la discussion sur le forum où le débat devrait, de mon point de vue, avoir lieu ... A suivre, donc ?

NB : l'un des participants au débat sur le site du SNP ayant voulu que ses écrits soient retirés ici, je ne les signalerai donc que par des ***. Quoi qu'il en soit, je me demande alors les motivations de cette personne pour en arriver là ?

Julien
10/02/2005, 20h19
Comment expliquer la désertification ou l'absence d'investissement des forums de la FFPP qui se devrait d'être un carrefour de rencontres, d'échanges, au moins aussi riche que celui du SNP ???

Que pensez-vous de ce site ? Vous donne-t-il envie d'y aller, d'y échanger ? Pouvons nous l'animer un peu de temps à autre ?

Bien cordialement

JSLH


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pouvez-vous donner le lien svp?
merci
manon

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D'un point de vue technique, ma vitesse de connexion se montre moins performante sur ce site que celui du snp...c bizarre mais c comme ça....
et puis les rubriques sont exactement les mêmes que celles proposées ici, alors à quoi bon changer? De plus, je n'ai pas envie de me morceller en différents sites pour obtenir des infos ou pouvoir échanger...
voilà
LGF

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Bien sûr voilà le lien:

www.ffpp.net/

Pour moi aussi, la connexion est moins performante.

Les rubriques sont les mêmes mais les fonctions des deux instances sont censées être différentes, comment pourrions nous donner un contenu à cela...? ?

Communiquer des infos différentes sur des lieux différents?

Je ne sais pas cette instance est censée nous représenter de façon très globale, englobant le SNP lui-même. LA question de sa désaffection me trouble et m'interroge sur notre représentativité, l'investissement de contenus comme celui-là par nous autres, psychologues, bref tout un ensemble de ptites choses finalement peu anodines...

Cordialement,

JSLH

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vous faites une remarque tout à fait interessante. il est difficile de changer ses habitudes lorsque ce qui est proposé ressemble à ce qui existe déjà. je pense qu'il faut être partie prenante de cette aventure pour utiliser le forum FFPP. peut-être qu'il faut vouloir faire vivre la FFPP au delà de son site pour pouvoir l'utiliser plus régulièrement. ce sont des question...
km

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Il y a aussi le format, c'est écrit plus gros, comme si d'entrée on avait moins de place pour écrire car moins de chose à dire. Enfin, je ne sais mais cet taille de l'écriture... Je ne fréquente pas d'autres forums, peut-être existe-t-il des formules plus appétissantes ?
Sinon, est-ce qq'un connait la différence entre SNP et FFPP ?
TL

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Le SNP est une des composantes de la FFPP.
La fédération est censée devenir une instance représentative, auprès du gouvernement et du grand public, de donner du poids, en dépassant la notion syndicale, légale, je crois.

JSLH

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Je suis allée sur ce site et je n'ai pas compris comment répondre ou lancer un sujet. Je suis probablement idiote mais... je reste ici...AF

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L'un des avantages du site de la FFPP, outre que le temps de réponse du serveur n'est pas forcément toujours plus lent que sur le site du SNP, est qu'il utilise plus pleinement les potentialités du système de publication en ligne (le même que celui du SNP ici présent) : possibilité de s'enregistrer avec son nom à soi même perso que personne en peut prendre, possibilité de répondre aux articles de première page en commentaire une fois enregistré, et divers gadgets amusants.

Le truc alors, c'est : à quoi sert la FFPP ?

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Bonjour AF, il faut vous inscrire au préalable.
Je trouve intéressant qu'il soit possible de personnaliser, donc assumer donc canaliser ses propos sans se dissimuler derrière un anonymat parfois moteur de bien des dérapages.

Sinon, un Jour J. disait des choses interessantes sur les fonctions respectives du SNP, de la FFPP (en terme de contenant délimitant) mais s'il passe par ici il pourrait nous en reparler!

Cordialement,

JSLH

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* * *

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Je partage *** votre lecture.
CS

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Structures adéhrentes à la FFPP:

- ADEN
- AEPU
- ANPEC
- CPCN
- CORHOM
- SNP
- SPPN
- Adéhrents individuels.

Ces structures ont soumis leur adhésion au vote de leurs membres, non? Assemblées générales, tout ça...

Encore un réflexe de crispation ? Quelle représentativité pour qui ?

La faire évoluer, la boycotter ?

Nous avons besoin de visibilité, d'unité, de représentativité.

K.B.

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Bonjour ***,

L'idée démocratique ne peut s'exprimer que dans un contenant uni. Ainsi, les français n'ont eu que peu d'influence sur les résultats aux élections américaines. Parallèlement, les français ont élu un président sur la base de 18% des électeurs votants, soit environ 10% de la population électrice.

J.

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Tout cela sans que soit remise en cause l'idée de démocratie ... ?

J.

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*** a écrit : * * *

L'AFPC n'est représentative que de ses membres. Si peu.

"* * *"

C'est faux, archi-faux. Le snp se doit de respecter les orientations de congrès votés qui impliquent l'adhésion (la plus forte en nombre) à la FFPP.

Votre sondage est bidon car uniquement représentatif de la position de votre amicale.

Je suis psychologue clinicien et je ne reconnais pas l'AFPC. Que faites-vous ? Vous pleurez ? Vous vous pendez ? Ou vous vous en tapez ?

MCA

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d'abord qui sont ces personnes déguisées derriere des initiales?
présentez vous, c'est désagréable de discuter avec des gens avec de grosses lunettes noires !!

ensuite nous pourrons discuter le bout de gras!
discuter de la ffpp: pourquoi ?
lisez l'article 10 des statuts il dit tout et croisez cela avec les motions votées au congrès.

J P Aubel

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Fichtre ! ***, j'ai écrit presque n'importe quoi dans ma réponse : en confondant AFPS et AFPC, en mettant sur le même plan une fédération et une amicale, et en vous rejetant comme vous le faites à l'égard de vos collègues de la FFPP.
Ma réponse était bien malhabile mais je ne m'excuse pas car je ne suis pas le seul à dire n'importe quoi sur ce forum.
JPA, on ne va pas discuter de la FFPP, il y a un certain temps que j'ai compris que dès que l'on parlait de rassembler les psychologues, de les fédérer, d'en faire un corps, la parole n'avait plus aucun effet. D'ailleurs je pense fermement que la seule chance qu'un psychologue fasse corps avec un autre, c'est qu'ils aient une histoire de fesses ensemble. Au-delà... ???
Cordialement
MCA

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* * *

- - -

Bonjour,
Ceci dit votre sondage n'est pas viable, sans identifiant n'importe qui peut voter 50 fois si l'envie lui prend de donner du poids au "non".

Ensuite la position des psychologues Freudiens leur appartient, je ne me trouve pas sidéré par leur argumentation anti-TCC et refusant l'expérimentalisme. Je trouve ça même un peu dépassé.

Nous pouvons parler de scientificité sans tomber dans le scientisme.

Je ne comprends pas pourquoi ce gorupe ne souhaite pas prendre position dans cette "machine globalisante et uniformisante" pour faire valoir leur perspective et permettre la diversité... Je ne crois pas à la logique d'abstention. Une fédération ne devrait pas uniformiser au contraire non ?

Je n'ai pas le temps tout de suite mais j'aimerai en parler davantage.

Cordialement,

JSLH (J.S. Leplus-Habeneck pour M. Aubel, qu'est-ce que change l'anonymat ou pas d'ailleurs dans ce contexte ? )

- - -

Bonjour * * *,

Il me semble que vous confondez les droits du citoyens et la nationalité.

J.

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Et, pour rebondir également (hop), j'ajouterai que, tout à fait personnellement, je préfère un espace unifié qu'on s'impose (chacun, avec les coûts que cela comporte) de manière un peu dirigiste mais géré par un groupe de collègues psychologues, même complètement cons (c'est pour l'exemple, en fait, je ne les connais pas vraiment, ceux de la FFPP), plutôt qu'une structure, NECESSAIRE ACTUELLEMENT, qui nous serait imposée de fond en comble par le ministère (comme ce fut le cas pour le conseil musulman). Cela laisse au moins, une fois l'espace défini, des moyens de continuer à se parler : tout cela n'est qu'un cadre, et il me semble justement (peut-être à tort, mais je demande tout de même à voir avant de réagir si négativement) qu'ils font en ce moment appel à des concertations régionales afin de structurer les choses le plus "démocratiquement" possible. Reste alors, forcément, qu'il y a aura un peu de casse, des choses perdues de parts et d'autres, au profit d'une force supplémentaire : ça demande de toute façon bien 10 ans, des projets comme cela, pour tenir vraiment le coup et être accepté (disons plutôt toléré) de partout. Néanmoins, il me semble personnellement que c'est un incontournable, ce cadre commun, reconnu et institutué socialement.

Pour comparer un peu, s'il est vraiment question de quelque chose comme "un ordre des psychologues", on peut aussi constater que les médecins continuent tout autant que "nous" certaines querelles de chapelles (peut-être même plus étant donné les pouvoirs réels qu'ils se disputent), que les services de soin n'ont quelquefois rien à voir dans leurs orientations et pratiques les uns avec les autres, mais qu'ils ont également le pouvoir avec cet ordre d'avancer socialement, bon an mal an - ce que nous sommes incapables de faire actuellement, il FAUT le reconnaitre.

Le social se paie du prix de l'individuel, c'est une constante. La demande sociale nous interpelle sur notre clinique et nos manquements à son égard : la vraie question est là ; elle n'est pas de principe, mais bien concrète, et en nombre suffisant pour qu'à ne pas l'entendre on nous balaie et nous remplace par quelque chose où tout ce que nous portons encore actuellement sera peut-être définitivement à la trappe.

J.

- - -

A la trappe ou pire : agi.

J.

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Article 10
La FFPP représente la discipline et la profession auprès des pouvoirs publics, et des organisations européennes et autres organisations internationales, dans le respect de la spécificité et des compétences des organisations membres. Elle associe obligatoirement les organisations
concernées.

Moi je ne la trouve anti-démocratique.

Un bouc émissaire, un exutoire ?

JSLH

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Au moins impulsent-ils une initiative, à nous d'accepter d elui donner corps ou non.

1- Les psychologues souhaitent-ils être représentés.
2- Si oui par qui, et quelle représentativité ?

Je ne me sens pas vraiment représenté par les psychologues freudiens par exemple, trop spécifique, malgré le respect que je peux avoir pour eux.

Le processus politique de délégation et de représentation suppose en effet que l'on accepte de "perdre" dans le consensus, un certain nombre d'éléments plus individuels.

Nous déléguons des compétences (quand on voit la façon dont ça se déroule en politique, ça fait envie! hmmm).

JSLH

- - -

Bonjour JS,

Je crois que la question n'est plus à l'heure actuelle de vouloir ou non être représentés, mais de devoir. Une fois le contenant en place, alors la démocratie pourra parler.

J.

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Ah mais tout à fait d'accord avec vous, cependant, le "vouloir" semble faire fi du "devoir" cher J.
Je voudrai savoir quels sont les sousbassements de ce "non-vouloir" être représenté. En disant "non pas comme ça" on dit "non" tout court.

Le devoir va nous rattraper...

JSLH

- - -

Espérons que ce soit un devoir conjugal plus qu'un devoir de réserve ;)

J.

JSLH
10/02/2005, 20h45
Alors?

Nous n'avons pas fini de polémiquer sur le sujet!

Est-ce que la fameuse autonomie à laquelle sont tellement attachés les joyeux membres de notre belle corporation peut constituer une entrave à la nécessité de se fédérer pour exister et peser de notre poids légitime?

Si j'ai bien compris, on accuse la FFPP d'autoritarisme et d'arrivisme (dans la façon de s'imposer comme représentant de la profession) ainsi que des reproches sur le contenu des statuts.. Peut-on préciser ces critiques ?

Est-ce aussi à dire q'une doctrine particulière sous-tend la FFPP? Qui serait antagoniste d'autres courants de pensée ?

Cordialement,

JSLH

JSLH
10/02/2005, 20h58
Ca me fait penser aux débats sur la constitution Européenne entre les tenants d'une "crise salutaire", en rupture, et les partisans d'un "évoluons sur des acquis, il faut avancer même si cela nous coûte".

Radicalisme et réformisme ?
Idéalisme et pragmatisme?

Bien à vous,

JSLH

christellePC
10/02/2005, 21h09
Ben moi, je voulais juste dire que je préfère venir ici. J'espère que petit à petit ce site va faire sa place car il le mérite !
Et en ce qui me concerne je n'ai pas de problème de connexion en venant ici !

JSLH
10/02/2005, 22h38
C'est intéressant Christelle. Pourriez-vous nous expliquer ce qui fait que vous préfériez venir ici? Quels sont les facteurs attractifs pour vous?

Cordialement,

JSLH

Brigitte Guinot
11/02/2005, 00h06
merci Julien de l'initiative d'avoir "déplacé " le forum!
Peut être que certains détracteurs se perdront en route et permettront qu'on puisse continuer le débat sur ce qu'est la FFPP (c'est nous tous, les psychologues!), ce que nous voulons défendre , représenter, construire, proposer, pour avancer.Peut être pourrions nous tenter de répondre aux questions récurentes des uns et des autres sur "qui sont ces gens de la FFPP", on a rien à cacher, au contraire, on a bien envie que la FFPP (c'est nous tous , les psychologues,on peut aussi le dire autrement "se regrouper ...pour mieux se faire entendre") fasse parler d'elle, ça voudrait dire que les psychologues occupent le terrain et parlent d'une seule voix! a suivre!
BG ;-)

JSLH
11/02/2005, 12h37
Au contraire BG, il nous faut les détracteurs pour débattre.
Je voudrai bien appréhender avec plus de finesse les motifs de contentieux. d'accord avec l'unité, la représentativité, alors quels sont les problèmes..
Pourquoi le snp consulte pour le devenir de sa participation à la FFPP ?

JSLH

katoun
11/02/2005, 17h17
pourquoi ne pas créer l'association des psychologues freudiens-lacaniens-jacques-alain-millerien, l'association des psychologues freudiens-lacaniens-melmaniens, l'association des psychologues cliniciens winnicottiens, l'associations des psychologues cliniciens...pour nous représenter nous les psychologues.
Tout cela pour dire un peu ma colère face à certains discours qui peuvent au départ être intéressants mais qui finissent pas tourner court et empécher que les choses se structurent.
je suis psychologue avant tout. je me réfère au même code de déontologie que mes collègues psychologues. bien sur, j'ai une orientation professionnelle spécifique, je suis psychologue clinicienne. dans cette orientation, j'ai choisi la psychanalyse. dans ce choix, j'ai décidé d'intégrer une association, non pas qui me repésente, mais qui m'aide à penser ma pratique et la théorie d'hier et d'aujourd'hui qui elle aussi tire son essence d'une orientation particulière.
je crois qu'il faut faire la part des choses entre une association, fédération... qui nous représente en tant que "professionnel" et nos choix théorico-pratiques.

j'ai choisi de faire partie de la FFPP. je suis une "individuel" comme on dit. je fais partie du bureau d'une coordination régionale parce que l'idée de la fédération me permet de penser que ma différence ne sera pas gommer, sera entendue. elle permet aussi de croiser mes reflexions avec d'autres qui ne sont pas comme moi psychologues cliniciens. elle me permet d'être entendue au niveau national quoiqu'en disent certains détracteurs.

un cadre s'est crée. j'ai choisi d'y m'inscrire parce que j'avais imaginé bien naivement que les psychologues s'y inscriraient pour donner une grande ouverture à cette instance.hors, pour beaucoup, la meilleure solution est de créer son petit truc à côté. surtout, ne perdons rien, dès fois que cela nous ferait avancer. on peut être pour la fédé, etre contre. le meilleur moyen d'être sûr que nos différences soient entendues et employées pour avancer, c'est de se fédérer. exister dans la contestation, je suis désolée mais c'est quand même plus facile que d'essayer de créer quelque chose et de le faire vivre.si on veut que la fédération soit autrement alors, il faut y rentrer et faire bouger les choses de l'intérieur.il y aura surement des jours où je ne serais pas d'accord avec la FFPP. et Alors, je me doute bien que ces positions ne peuvent pas correspondrent à tous les psychologues en même temps.
Sortons de l'enfance.
c'était mon coup de sang du jour.
katoun

Julien
11/02/2005, 20h25
Bonjour à tous/toutes,

Après quelques mois d'intervention régulière sur les forums au sujet de ces tracas actuels, il me semble pouvoir livrer une petite interprétation groupale différenciatrice.

Ainsi, de mon point de vue, nous avons affaire à trois zones différentes (excusez moi du caractère un peu manichéen et simpliste de la formulation, c'est pour situer) :

- Le dehors :
Les collègues les plus revendicatifs utilisent leur talent combatif et argumentatif pour défendre la profession. On peut ainsi assimiler cet espace de régulation au SNP.

- Le moi-peau :
Intégrant les dimensions conceptuelles et les nécessités de défense, les collègues utilisent leur talent de négociateur et de médiateur afin de créer du dedans et du dehors, de maintenir une cohérence d'ensemble intégrative. On peut ainsi assimiler cela à la FFPP.

- Le dedans :
En lien avec les sujets cliniques, les collègues utilisent leur talent d'inventition et de création pour donner corps à des pratiques adaptées, voire des théories nouvelles. On peut également songer à une forme d'analyse de la pratique dans ce cadre. On peut ainsi assimiler cela soit aux espaces de recherche, soit aux espaces d'élaboration clinique (supervision individuelles, groupales, institutionnelles).

Evidemment, tous devons, à des moments ou à d'autres, nous retrouver confrontés à expérimenter ces trois dimensions de notre profession. Cependant, suivant les caractères de chacun, les moments de vie et nécessités (cliniques, institutionnelles, existentielles) aussi, certains se dirigent ou s'axent plus sur l'une ou l'autre de ces champs de l'être-psychologue.

Ainsi, nulle surprise de voir que, sans cette limite construite du moi-peau (FFPP ou autre, encore à construire de toute façon), les conflits d'école, internes, soient diffusés de façon très confusionnelle avec les conflits hiérarchique ou avec d'autres corps de métier, externes. Les revendicatifs extérieurs (syndicalistes) sont ainsi en lutte avec les introvertis intérieurs (chercheurs de labo), les introvertis extérieurs (cliniciens en butte à leur institution) en lutte contre les extravertis intérieurs (tenants des écoles), etc ... les mi-mi n'ayant plus assez de jus pour savoir où tourner de la tête, et passant donc maintenant à l'acte en disant ça suffit et en s'autorisant la création d'un contenant - contenant qui, venant vider de sa substance ce qui permettait d'identifier jusque là la profession, à savoir la gestion des conflits et la création de nouveaux, est actuellement nécessairement le "lieu- non lieu" (délimitant) sur lequel tous les affects dépressifs liés à l'arrêt du combat se tournent : c'est le méchant pour les collègues pris, personnellement ou institutionnellement, dans un extérieur ou dans un intérieur duquel ils on le plus grand mal à se sortir.

Donc, les mi-mi : écoutons les, ces collègues, et soutenons les, car ils traversent, réellement, de vraies crises. Sachons entendre à travers les critiques - et tenir bon aussi.

Julien
11/02/2005, 20h33
Donc trois axes pour se situer ... dans un espace en 3D :

Action régulation défense
Délimitation analyse gestion
Elaboration supervision invention

Et, dans un sens perpendiculaire (soit MA dimension, petite au point d'être ... un point dans cet espace !), je m'y colle le personnel :

travailler, aimer, créer

qui devient alors situable - mais également dans la perte d'y être défini.

JSLH
14/02/2005, 18h13
Le problème avec la FFPP.... c'est qu'elle n'est pas très interactive avec moi !

J'en suis membre par l'intermédiaire du snp mais je sais peu de choses sur elle, sa vie, son oeuvre, son évolution, je découvre tout ça sur les forums... Pas de mails... Pas de courriers sauf la semaine dernière pour me convier à une réunion à l'EPP où je ne pouvais pas me rendre...

Des petits mailing de temps à autre seraient bienvenus pour faire vivre la relation qui unit une fédération à ses membres...

Merci!

JSLH

JSLH
14/02/2005, 18h16
Oui puis faire des sondages sur le sujets d'actualité des psys, le projet Douste sur la santé mentale, la paramédicalisation, donner la parole aux membres, dans cet espace virtuel, des éléments comme ça..


JSLH

Brigitte Guinot
15/02/2005, 01h55
Bonsoir JSLH!
oui, il y a pleeeiiiiiiiiiiiiins de choses à faire et à construire! l'idée des sondages, et des débats sur ces questions fondamentales doit être reprise sur le forum.
Le premier congrès de septembre et la constitution du bureau fédéral instance exécutive de la FFPP, gère au quotidien l'activité de la FFPP( article 17 des statuts).
L'animation du site, après sa construction il y amaintenant plus d'un an, est un de nos objectifs, et petit à petit, nous allons l'occuper de manière plus conviviale et plus interactive,(deux article nouveaux aujourd'hui), il y a aussi la publication de Fédérer que nous voulons mensuelle, adressé aux adhérents
individuels,relayé par les organisations, et en téléchargement sur le site.
L'idée d'une liste de diffusion à ceux qui en feront la
demande au siège est en route.
Quant à donner la parole aux membres, nous n'avons pas à le faire, puisque de fait chacun peut la prendre sur ce site à condition de s'enregistrer au préalable (mode d'emploi du site dans Fédérer 3), il n'est pas utile d'être adhérent de la FFPP pour cela, c'est un forum libre de toute appartenance.
pourquoi ne pas lancer sur ce forum un débat autour des propositions du projet de plan de DB? le Forum n'est pas une tribune du bureau fédéral, il y a d'autres moyens pour faire savoir aux membres de la FFPP le travail mis en
place, par contre nous devons c'est certain développer avec les moyens technologiques nécessaires le site, le rendre plus accessible, plus rapide, et ça ne se fait pas d'un coup de baguette magique , cher JSLH, en tout cas
merci de votre participation active et conviviale, faites
savoir aux psychologues autour de vous qui veulent débattre de l'évolution de la profession qu'ils sont les
bienvenus sur ce site qui est le leur, que des questions plus basiques peuvent également y être abordées.
Brigitte Guinot

;-) ;-)

psychoparis
15/02/2005, 15h38
Bonjour à tous!

Je suis très content de pouvoir participer à ce forum et je trouve que la ffpp est une formidable initiative a laquelle je souhaite prendre part activement, ce que je fais en venant ici! Car notre profession, si elle doit être diversifiée a besoin de s'inscrire sur le plan social et parler, sur certains thèmes sensibles, d'une seule voix.

Je vais répondre ici a plusieurs questions posées dans ce forum.

Tout d'abord, je suis déjà venu ici polusieurs fois sans m'investir et prendre le temps de répondre. Au début, je ne me suis pas senti "investi" dans la ffpp, bien qu'inscrit via la AAEPP. pourquoi? Pour des raisons très simples : je n'ai jamais reçu de carte d'adhérent ni de journal de la ffpp si bien que pendant longtemps, je me suis demandé si j'adhérais bien à cette fédération... Je me pose encore la question de savoir si mon inscription ne s'est pas perdue en cours de route! C'est simple, mais une carte d'adhérent ça veut dire beaucoup au niveau symbolique...

Ensuite, concernant les divisions par rapport à le représentativité de la ffpp, il faut considérer qu'il ne s'agit pas d'un débat entre individus, elle remet en cause tout le fonctionnement actuel et la formation des psychologues dans la globalité.

Comment peut-on expliquer qu'il existe des "psychologues freudiens?" En partie parce qu'il existe, si ce n'est la majorité, des formations universitaires où on n'aborde que la psychanalyse (le reste étant bâclé ou pas évoqué). pourquoi existe-t-il des "psychologues comportementalistes"? Parce qu'il y a des formations universitaires ou tout le reste n'est pas abordé quand ce n'est pas ouvertement dévalorisé. La liste est longue et le nombre de psychologues qu'on devrait plutôt appeler "psychothérapeutes light" (car on ne les reconnait pas non plus comme ouvertement psychothérapeutes) est longue... Sans parler des formations universitaires où on évoque à peine les tests psychométriques, pourtant seul aspect indéniable de notre identité commune de psychologue!

Comment s'étonner après de la difficulté à fédérer les psychologues si la base identitaire commune est... quasi inexistante? Je comprends bien les psychologues "freudiens", "lacaniens" ou quoi que ce soit d'autres : on ne leur a jamais expliqué que le métier de psychologue pouvait être autre chose. Pire, on ne leur a pas donné la possibilité de penser autrement que par un cadre théorique donné...

Que dire du positionnement par rapport à la loi sur les psychothérapies? Encore plus de confusion, car ça y est, le psychologue pourrait devenir compétent dans la champs de la psychothérapie maintenant. c'est tentant, mais c'est renoncer à la force et à l'identité du psychologue clinicien.

Le psychologue clincien a une fonction noble : être au chevet du patient, l'écouter, l'aider à élargir son champs de possible. La psychothérapie n'en est qu'un des aspects... Il appartient u psychologue clinicien d'aider la personne à trouver une solution adaptée et donc de l'orienter le mieux possible.

Cela suppose une formation théroque et pratique ouverte, pluridisciplinaire, car il n'y a pas que la psyhanalyse ou le comportementalisme dans la vie, il y a d'autres solutions qui permettent de répondre à la souffrance psychique. Combien de psychologues savent ce qu'est la psychologie humaniste (AT, rogers, etc.)? Les thérapies corporelles? (bioénergie, méthode vittoz, etc...) et bien d'autres encore.

Comment peut-on prétendre avoir les bases nécessaires et se prétendre "psychologue" au sens éthymologique du terme quand on ignore presque tout des avancées réalisées dans tous ces domaines? La formation universitaire aujourd'hui ne donne pas toutes ces garanties et ne favorise pas la construction d'un sentiment identitaire. Elle est bien souvent discriminante et tent à creer des "îlots" identitaires.

Le psychologue devrait être le ciment de toutes les pratiques psychologiques, et comme ce n'est pas le cas, les briques volent... Et la construction de la "maison des psychologues" avance bien lentement... Mais elle avance quand même, voilà qui est un motif d'espoir, en tous cas pour moi! ;)

A bientôt,

David

JSLH
16/02/2005, 12h06
Cher confrère, vous n'auriez mentionné votre appartenance à l'AEPP, il eut été simple de distinguer malgré tout la marque de psychoprat' sur vos écrits.

Je vous rejoins en effet sur l'importance de ces questions de formation, l'ouverture du champ de possibles doit concerner le praticien lui-même.

C'est une question que je soulevais sur le forum du SNP. Quel est notre socle commun. Qu'est-ce qui constitue notre appartenance, notre identité?

Je ne vous rejoins pas sur je cite : "Sans parler des formations universitaires où on évoque à peine les tests psychométriques, pourtant seul aspect indéniable de notre identité commune de psychologue!"

Je trouve que le Code déonto et la protection du titre loi 85 sont plus significatifs que les tests psychométriques. Sans doute pas le seul moyen d'appréhender le focntionnement psychique. Nous avons aussi un sujet/objet d'étude et de pratique en commun ....


Nous percevons tellement de différences, de dissensions, même l'objet n'est pas si commun : "la vie psychique". Certains sont focalisés sur les processus conscients, d'autres les phénomènes inconscients, etc...

Je comprends bien les difficultés à fédérer du coup mais je suis surpris par l'ampleur des résistances.

Ceci dit, votre légitime soucis d'eclectisme, me fait songer qu'on renvoit souvent cela à la difficulté d'avoir de réel marqueur identitaires, de refuser de faire le choix de l'appartenance, des outils, des moyens, d'inscrire le psy dans une sorte de toute puissance fallacieuse où il toucherait à tout et donc à rien.

Bon moi je ne souscris pas à cette critique, j'aime avoir le sentiment que pour faire un choix, il faut avoir déployé des possibles justement.

Zut je dois y aller, je pense que je me disperse complètement a avoir envie de dire plusieurs choses, bon, bien, je repasserai ultérieurement,

Cordialement,

JSLH

JSLH
16/02/2005, 15h17
Merci bibi pour cette prise en compte des remarques précédentes,
cordialement,

JSLH

psychoparis
16/02/2005, 19h40
Bonjour,

Et oui, comme quoi toute formation laisse des traces, au point que rien qu'à certaines idées, on peut reconnaître si telle ou telle personne a fait telle ou telle formation. C'est dire si ça nous marque! D'où l'importance de cette formation.

Concernant mon point de vue sur les tests, il est de terrain plus que par rapport à la loi. Je me souviens d'une manifestation il y a bientôt trois à laquelle j'avais participé pour défendre la fonction et la reconnaissance du psychologue à l'hopital... Une inititative rare qui méritait d'être encouragée. On n'étais guère nombreux : 500 tout au plus, l'information n'ayant pas été à mon avis clairement diffusée.

Et bien, j'en ai profité pour demander à plusieurs collègues de la définition qu'il convenait de donner du "psychologue". J'ai interrogé quelques dizaines de personnes, j'ai eu des dizaines de réponses différentes, que j'ai classées comme ça :

1) le psychologue fourre tout : il touche un peu à tout et à rien en même temps
2) Le psychothérapeute light : c'est à dire qu'il est clairement spécialisé dans un domaine (ou plutôt il n'a pas abordé les autres, ce qui est une spécialisation par défaut) ce qui fait qu'il a une bonne connaissance de ce domaine mais il ne se pas prêt à faire de la psychothérapie. "du soutien, mais pas plus" en gros
3) Le psychologue point d'interrogation : ça fait 5 ans que je planche dessus, mais j'ai pas encore trouvé la réponse ou alors c'est très flou

Le seul point commun dans ttes les réponses, c'est la psychométrie reconnue par tous (même chez ceux qui ne comptent pas l'utiliser) comme LA compétence propre au psychologue.

Voilà en gros, ce n'est pas très scientifique bien sûr, mais cela a orienté ma réflexion dans le sens que j'évoquais. Pas de quoi écrire un mémoire cependant! ;)

Alors, oui, bien sûr, la vie psychique c'est large. Mais bon, les médecins traitent avec le corps humain et ses millions de cellules, la multiplicité des points de vue et des organes, les différentes spécialités... Il y a des médecins généralistes et d'autres spécialisés, et bien qu'il y ait des conflits, ils réussissent à parler d'une seule voix.

La psychologie a des "spécialités" différentes et, mais ce n'est que mon avis, le psychologue devrait être au carrefour de ces spécialités en défendant la reconnaissance du fait psychique qui garantit le respect de l'individu et la pertinence de ces spécialités qui traduisent aussi la complexité de la vie psychique. Si on avait affaire à un truc simple, il n'y aurait pas autant de "spécialités" dans ce domaine...

A suivre...

Cordialement,

David

JSLH
17/02/2005, 13h34
Bonjour,

Et oui nous avons peut-être quelques problèmes identitaires dans la profession.

Je pense que la question du socle commun rejoint intimement celle de la représentativité de notre profession par une instance comme la FFPP. Comment être représentés si nous ne sommes pas d'accord sur ce que nous sommes ? La question est moins "qui est-ce qui nous représente" que "qui représente cette instance"?

Sur quels fondements identitaires communs peut on se faire reconnaître sans écraser nos différences?

Je pense que nous devons impérativement éviter de restreindre notre identité, notre spécificité aux simples outils psychométriques. Combien de psychologues n'y touchent jamais ? Il me semble important de valoriser notre fonction individuelle et sociale, institutionnelle, nous pouvons surtout être des "aides à penser" un mode de fonctionnement sous un angle différent , introduire du psychique dans l'agir. Je crois que je trouve l'aspect psychométrique déjà en soi réducteur pour le sujet, encore davantage pour nous !

Notre base commune est notre objet/sujet d'étude et d'action: la vie psychique, notre fond commun peut-être notre code de déontologie.

C'est pour ça que j'apprécie l'idée d'une fédération qui peut être la seule forme à reposer sur une base commune et à fédérer les différences otut en leur permettant d'exister.

Je trouve la crispation identitaire de certaines associations bien dommageables pour notre profession.

Bien cordialement chers confrères et consoeurs,

JSLH

17/02/2005, 17h37
Bonjour,

je prends le fil des échanges en route et je me demandais pourquoi les outils psychométriques pouvaient apparaître comme le "plus petit dénominateur commun" des identités des psychologues. L'identité d'un psychologue se décline t'elle sous ses aspects fonctionnels, techniques et opératoires ?
Pour ma part, je ne m'identifie pas aux moyens que j'utilise dans ma pratique : je peux faire appel aux tests psychométriques sans me vivre comme un testeur qui réduirait le sujet à une série d'items et de chiffres.
Ma question est davantage ce que ce support, cette "médiation" utile parfois, partiels dans ce qu'ils peuvent m'enseigner sur le sujet, vont me permettre, ou pas d'ailleurs, à certains moments, de repenser et de relancer comme dynamique d'une relation, comme "animation" d'une vie psychique singulière, avec ses richesses et ses limites.
Je dirais que mon travail porte davantage sur l'accompagnement de la complexité de l'humain qui se met en scène, à l'oeuvre, en langage etc. chez le sujet que je rencontre, que sur la vie psychique. Quant à ce que (ou qui?) pourrait être notre fond commun, alors là ! J'ose une suggestion : l'énigme de l'existence ?!!!

JSLH
17/02/2005, 18h26
Assez d'accord avec vous, par contre sur l'énigme de l'existence...
:-D

JSLH

Julien
17/02/2005, 22h12
Ah ? moi je vote pour ça des deux ... des deux quoi ? ... des deux hémisphères cérébraux ? Du Yin et du Yang ? Corps et âme ? Du zéro et de l'infini ? ...

Ah ! non ... des deux mains. Voilà.

Mais ça ne compte que pour un. Euh ... pour un quoi, au fait ? Ah ! oui, pour un psychologue. Parmi d'autres.

Mais bon, quand même, comme début de rêve, ou au moins d'histoire, c'est pas mal, non, "le mystère de l'existence" ?

+
J.

18/02/2005, 02h27
A Julien.

Je n’imaginais pas que mon expression « énigme de l’existence » appellerait des envolées aussi oniriques et romanesques.

Plus simplement, j’ai voulu dire que ce qui pouvait fonder une certaine identité des psychologues étaient la curiosité, la recherche, la réflexion et l’interrogation de ce qui serait censé aller de soi, de ce qui résiste, qui surprend, qui bloque, qui fait énigme dans la vie de l’autre, comme dans la sienne.
Le code de déontologie n’est pas la fondation de mon identité professionnelle. Il est l’une des références qui peut éventuellement encadrer et soutenir ma pratique.
Balbutier le psychologue que l’on est peut facilement prêter à jeux de mots et d’esprit. Mais n’est-ce pas à partir de ces ébauches de définition que nous pourrons passer à « ambition, projets, réunion, histoire… » ?

JSLH
18/02/2005, 13h29
Vous avez dit :

"Le code de déontologie n’est pas la fondation de mon identité professionnelle. Il est l’une des références qui peut éventuellement encadrer et soutenir ma pratique".

Enfin ce n'est pas qu'un outil pratique, c'est aussi un composant identitaire. Et un fond commun. Ce n'est pas comme une technique. C'est aussi une exigence professionnelle de savoir être et savoir faire.

Cordialement,

JSLH









jjv a écrit :
A Julien.

Je n’imaginais pas que mon expression « énigme de l’existence » appellerait des envolées aussi oniriques et romanesques.

Plus simplement, j’ai voulu dire que ce qui pouvait fonder une certaine identité des psychologues étaient la curiosité, la recherche, la réflexion et l’interrogation de ce qui serait censé aller de soi, de ce qui résiste, qui surprend, qui bloque, qui fait énigme dans la vie de l’autre, comme dans la sienne.
Le code de déontologie n’est pas la fondation de mon identité professionnelle. Il est l’une des références qui peut éventuellement encadrer et soutenir ma pratique.
Balbutier le psychologue que l’on est peut facilement prêter à jeux de mots et d’esprit. Mais n’est-ce pas à partir de ces ébauches de définition que nous pourrons passer à « ambition, projets, réunion, histoire… » ?

Julien
18/02/2005, 16h24
Bonjour JJV,

C'est exactement ce que j'essayais d'écrire, et prenant ma modeste personne comme support - les effets de "jeu" in vivo étant en moins sur les forums, le rendu n'est alors simplement pas terrible :-?

+
Julien

19/02/2005, 18h05
Bonjour JSLH,

une référence n’est pas pour moi qu’un outil pratique.
Un composant identitaire, un fond commun, d’accord avec vous, mais parmi d’autres.

Lorsque j’ai lu le Code de Déontologie, après ma formation, je me suis dit qu’en terme de conscience et d’éthique professionnelles, il ne m’apportait rien de bien particulier.
Par contre, ce que j’ai trouvé remarquable, c’est qu’il pouvait faire une sorte de « colonne vertébrale » pour les psychos et qu’il témoignait d’une sacrée ténacité, d’efforts, de temps, d’énergie et de volonté de certains collègues.

J’ai souvenir des « premiers Etats Généraux de la psychologie et des psychologues » (je ne suis plus sûr du libellé exact) à Paris, il y a quelques années, qui m’avaient alors fait une impression effrayante de « psychotisation » : les différents syndicats présents étaient très tendus, le pdt de l’association nationale des psychothérapeutes y allait de ses revendications, et j’avais eu le sentiment, entre colère et déprime, d’avoir l’alternative entre « adhérer aveuglement à une unité, n’importe laquelle, pourvu que ce soit une unité » et m’éparpiller sur « tous les fronts ».
Je me rappelle de l’intervention de Jean Ménéchal qui tentait « vaillamment » de dégager un peu le débat sur un plan plus global et politique, coupée par une collègue qui hurlait son ras le bol des blablas théoriques et exigeait des réponses et conseils à ses problèmes de pratiques, comme si pratiques psychologiques et dimensions sociales et politiques n’avaient rien à voir entre elles.

Bon, je m’arrête là pour ces considérations et la reconnaissance d’un chemin parcouru, et reviendrai au thème « donner vie aux forums de la FFPP ? ».

Cordialement.

JSLH
21/02/2005, 17h24
Ok pour le code de déontologie, je vous rejoins.

Quand vous mentionnez:
"comme si pratiques psychologiques et dimensions sociales et politiques n’avaient rien à voir entre elles", vous avez tout à fait raison, ces clivages sont majeurs dans notre profession.

De nombreux praticiens se retrouvent extrêmement impliqués dans la pratique clinique quotidienne, mais totalement coupés d'une perspective globale et sociale. Moi, je ne me sens pas à niveau, même si je fais des efforts pour essayer de m'y mettre.

C'est un mal social répandu que la désaffection politique et la pensée individuelle - individualiste, le sentiment d'impossibilité de l'action à autre niveau que celui d'une clinique au jour le jour. Notre profession n'en est pas exempte.

Nous demeurons relativement non-structurés...

C'est pourquoi les marqueurs identitaires communs sont importants ! Chez mes collègues psychologues cliniciennes (je n'ai pas vraiment de collègues psychologues cliniciens autour de moi!), il existe un profond désarroi politique doublé d'une certaine méconnaissance liée à un désintérêt profond pour la "chose".

Pourtant, toutes se retrouvent autour du Code de déontologie par exemple, et ce que nous soyons de formation plus psychanalytique, cognitiviste, systémique ou autre... Si l'on compte, les éléments qui semblent transcender ces clivages sont rares..

Ce que je ne comprends pas, c'est comment peut-on adhérer à une école psychanalytique -par exemple- avant même de se reconnaître comme psychologue clinicien, accorder une prédominance à cette affiliation sur une autre. Voire une hiérarchie, une gradation.... Une collègue m'a un jour dit "je ne suis qu'une simple psychologue, pas encore psychanalyste"... ce que je trouve tout à fait déroutant... La psychologue n'est-il voué qu'à fantasmer sa progression sociale à travers d'autres statuts (médicaux, psychanalytiques, psychothérapeutiques...) ???

Bref, je repasserai, cordialement,

JSLH :-D


:-D

psychoparis
22/02/2005, 13h17
En ce qui concerne le "je ne suis qu'un simple psychologue, pas encore psychanalyste", c'est ce que j'appelle le syndrome du psychothérapeute ou du psychanalyste light, comme le coca light, qui a presque mais pas tout à fait le goût du vrai coca :)

On voit bien là l'enjeu majeur de la formation et qu'à ne pas spécifier qu'un psychologue est au carrefour des psychothérapies existantes et que de ce fait il avoir une formation ouverte et complète (donc longue) autant sur le terrain qu'en thyéorie, on dévalorise la fonction de psychologue... car si on ne fait que de la psychanalyse, bah autant être psychanalyste quoi! lol

C'est là qu'est le chantier, car notre code de déontologie, d'autres "psys" l'ont aussi, à peu de choses prêt, identique. Ce qui fait corps, c'est notre base communne, la formation puis la pratique. C'est là qu'est le chantier....

caroline75
22/02/2005, 17h03
Bonjour à tous!

je viens de lire tous vos messages et tout d'abord le "coup de gueule " de Katoun m'a fait bien plaisir car moi aussi de l'autre côté de mon écran, à la lecture de certaines lignes, je bouillais!!...
la colère intèrieure passée (merci katoun), concernant le forum issu du site du SNP et les "accusations" de certains envers la FFPP, j'ai envie de demander: pourquoi tant de haine??
et au risque de mettre les pieds dans le plat et de passer pour une idiote naïve, pourquoi toutes ces questions, ce débat sur l'identité de psychologue?
je suis encore étdiante, je n'ai donc pas l'expèrience de ceux qui pratiquent depuis des années, et je ne comprends pas!
parce-que j'ai toujours été passionnée par le psychisme humain, par la force de l'inconscient et par ses potentialités, j'ai repris des études de psychologie après avoir exercé dans un tout autre domaine et j'espère pouvoir obtenir un diplome de clinicienne; je ne me pose pas de problème d'identité, est-ce normal?
je me sens plus "riche" que par exemple les médecins parce-qu'ayant une approche à mon sens bien plus large de la psychologie humaine et donc beaucoup moins réductrice; quant à la comparaison avec les psychanalystes: la psychanalyse est la base de ma réflexion sur le psychisme humain et ses mystères, elle est un cadre théorique formidable et précieux, ce qui n'empêche que je me sens là encore plus "riche" que les psychanalystes car ayant accés à d'autres approches
bref, SUR UN PLAN THEORIQUE, les psychologues n'ont-ils pas UNE POSITION PRIVILEGIEE dans l'accompagnement de la souffrance humaine et dans la relation d'aide (si tant est bien sûr que leur formation offre cette richesse dont je parle)? et malgré les aléas de la pratique (j'en entends parler et je m'en rends compte modestement lors de mes expériences, petites encore, sur le terrain), ne peut-on pas mettre cette richesse en avant non pas comme un défaut mais comme un atout de la profession? :-)

JSLH
22/02/2005, 18h45
Bonjour,

Vous dites :"je ne me pose pas de problème d'identité, est-ce normal?".

Bien, si vous n'êtes pas encore diplômée, je pense que oui.

L'acquisition d'une identité est en cours, donc trop fraîche pour pouvoir être questionnée sur ses fondements (il faut acquérir des connaissances sûres avant de pouvoir en douter et s'en détacher non?).

En outre il faut pouvoir confronter ces acquis aux institutions, aux professions avec lesquelles nous sommes en contact, aux représentations sociales, au grand public, au ministère de la santé, aux psychanalystes, aux psychothérapeutes, aux médecins, paramédicaux, etc. Ce qui ne manque pas de bouleverser nos idées sur ce que nous sommes et la façon dont nous sommes perçus.

Questionner notre identité et notre rôle social, l'évolution de notre profession n'est selon moi pas un aveu de faiblesse mais plutôt un atout, nous sommes des professionnels du questionnement non ? :-D

Ceci dit, la question du "carrefour" intégratif des pratiques et théories que vous mentionnez et que mentionne également notre confrère "psychoparis" (salut moi aussi je suis de psychoprat' d'ailleurs) pose également problème quant à cette fameuse identité. Si nous sommes un peu parotut, où sommes nous réellement, si nous sommes un peu tous, qui sommes nous ? Quelles caractéristiques fondamentales dans tant de pluralité ? Est-ce le refus d'un choix (d'une castration ;-) ), une forme de toute puissance???

Je suis heureux de vous lire affirmer votre existence de psychologue clinicienne avant celle de psychanalyste (en voie de..., en cours de... en formation de...), l'un des écueil de la psychologie est de s'être trop aliénée à ces théories annexes (psychanalyse, modèles comportemantaux, etc..) comme le dit notre confrère, des identités "lights" !

Ah zut je n'ai plus de temps,

Bien cordialement,

JSLH

15/03/2005, 01h18
Nous embourberions-nous ?
Que, quoi, qui fait lien ?!

La question était celle de donner vie... aux forums de la FFPP.
Bon. Et si une des questions et, un des gros problèmes, au delà des forums de la FFPP, étaient de donner vie à un "quelque chose" dont les psychologues auraient à reconnaître en commun la "création-parentalité" ?!
Et moi, je te fais une petite assoc au fin fond de l'Isère ? Et moi, je te ponds un collège de psychologues spécialisés dans les problèmes de fécondation... Et moi, je suis une fédération à moi tout seul, et moi je revendique la paternité de ce petit truc...
Que de "semences" dispersées !!!
Au delà de l'intérêt et du plaisir de se retrouver, de se découvrir, de se confronter et de partager (mais est-ce un motif suffisant pour se monter en association ou autre, une de plus ?), quelles projections collectives ?

JJV

Julien
16/03/2005, 17h47
On a sans doute du mal avec la masturbation ... ?

16/03/2005, 19h12
Ou avec la procréation ?!

jjv

caroline75
21/03/2005, 22h51
Bonjour,

je viens de me connecter sur le forum ffpp où je ne m'etais pas arrêtée depuis un moment (le temps me manque) et je viens de retomber sur la réponse de JSLH à mon message sur la question de l'identité des psychologues: (très tardivement!), merci à vous pour votre réponse riche en réflexions à murir!
de plus, je suis tout a fait ok avec vous pour dire que le questionnement des psychologues n'est pas un signe de faiblesse!! non, ce qui me semblait avoir lu dans les messages, c'est que les psychologues semblent parler de leur position comme une position de faiblesse par rapport aux autres professionnels ayant à faire avec le psychisme humain...c'est apparemment le cas dans la pratique qui est particulièrement ingrate pour la plupart des psychologues...
A quand les psychologues valorisées, légitimés, respectés au même titre que les psychiatres (je parle en terme de position et non de formation ou d'appartenance bien-sûr!)??? y a t-il un espoir? y-a-t-il des frémissements de changement en ce sens sur le terrain?

caroline75
21/03/2005, 23h11
nous embourberions- nous là?! :-D :-D

cela dit, la question de "donner la vie" est une question pasionnante...pour DONNER la vie n'y a-t-il pas un intérêt à la vivre cette vie, à s'inscrire soi dans la vie?....oups, je dois partir! ça tombe bien!
:-D

30/03/2005, 10h18
Et bien oui, "donner la vie... je dois partir, ça tombe bien" !

Cela me rappelle " chérie, je vais chercher des cigarettes", et j'en "profite" pour prendre mes jambes à mon cou, et fumer ailleurs !

D'une certaine manière, je fais pareil et vais me "soulager" (de quoi ?!)... sur les forums du SNP !
C'est vrai que pour moi, il y a une certaine émulation à bouillonner et à "conflictualiser" même si cela ne mène à rien, là-bas... mais sur les forums FFPP ?!...

JJV

caroline75
30/03/2005, 22h02
????...comment vous dire jjv? je ne fume pas!
sans parler du fait que au lieu de prendre mes jambes à mon coup, ma jeunesse m'incite plutôt à être prudente dans mes réponses et à être à l'écoute de ce que les autres veulent bien partager de leurs réflexions...sur le forum ffpp par exemple!!
à part ça, je suis complètement d'accord avec vous sur l'effet cathartique de pouvoir se "soulager" comme vous dites ou plutôt "bouillonner" (je préfère) sur un site comme celui de la ffpp!...du moment que cela ne tourne pas au plaisir égocentrique et n'annule pas la présence potentielle et la subjectivité de l'autre...

01/04/2005, 06h56
Relativisez cette "image" qui se voulait "humoristique", et qui était peut-être trop égocentrée !

Bref, ce que je voulais exprimer, c'est mon sentiment d'être un peu "anesthésié" sur les forums FFPP, comme si je me les imaginais a-conflictuels ce qui me pousse à me "libérer" sur d'autres sites de psychos, et les interrogations que cela m'amenait.

05/04/2005, 09h13
J'espère ne pas vous avoir fait fuir, Caroline75.

Pour revenir au thème de ce forum, l'intérêt pour moi de "donner vie aux forums de la FFPP" est lié à plusieurs facteurs :

- un sentiment d'isolement professionnel dans la bourgade iséroise dans laquelle je travaille (secteur médico-social), étant entre autre confronté à une relative absence de liens professionnels avec mes collègues, incontournables, des CMP-E qui revendiquent un statut de "psychothérapeutes tenus à une sacro-sainte confidentialité" qui me paraît à discuter, de leur travail avec des enfants que je rencontre,

- la conviction, même si je n'ai pas encore adhéré à la FFPP, qu'un "ralliement" de la profession à une seule "organisation" valait mieux qu'une dispersion et un éparpillement en centaines d'associations et regroupements dont les libellés m'apparaissent parfois comme des curiosités locales (type, et c'est de l'humour qui se veut un peu provocateur : association des psychologues amateurs du foie gras d'oie !...),

- l'envie d'échanger avec d'autres collègues pour me décaler un peu des idées toutes faites et des injonctions qui nous sont adressées,

- le besoin de penser un peu ce qui m'apparaît comme un mouvement d'instrumentalisation des psychologues et une tendance à l'opératoire : décrire des évaluations et des comparaisons de pratiques pour déterminer la plus rentable, la plus efficace, la plus productive... pour mieux "coller" à l'air du temps sous prétexte de souplesse et d'adaptation à la demande...

- ...à voir...

Il y a ainsi une multitude de questions et débats qui me touchent.
Je m'arrête là pour ne pas faire de ce message un listing sans fin !

08/04/2005, 10h07
Eh bien, il y avait longtemps que je n'avais pas été aussi d'accord avec un posts. Ca me rassure car à force de me battre pour promouvoir une réflexion sur la tournure actuelle que prennent les évènements, je finissais par me dire qu'il fallait que je renonce à penser que d'autres psychologues pouvaient avoir une réflexion similaire à la mienne. J'espère que vous allez venir à la réunion de la FFPP la semaine prochaine.
Cordialement
TL

10/04/2005, 05h01
Je n'ai pas pu m'organiser pour aller à Lyon demain à partir de 18h30.

j'essayerai donc de prendre "le train en marche" le mois prochain.

Cordialement,
JJV

Florent
27/06/2005, 16h28
Je découvre avec bonheur ce forum, et ce thème, ou l'on se parle avec respect, où l'on s'écoute.

Je vous voulais aussi vous remercier jjv pour vos encouragements sur le forum du snp, ils m'ont donné envie de continuer à penser, à argumenter, une position politique pour les psychologues, une unification à laquelle je crois.

Merci, florent