melody
05/10/2006, 12h08
Les stratégies marketing utilisent différents outils et méthodes, comme par exemple, un packaging séducteur, une communication réussie, l’utilité prouvée du produit, l’identification des besoins du client potentiel, etc…Il n’est donc pas étonnant de retrouver, dans le domaine du marketing, le psychologue et ses compétences en matière de connaissance de l’individu seul ou en groupe, sur des dimensions subjectives, affectives, perceptives, culturelles, identitaires et sociales. Les techniques du marketing se fondent d’ailleurs sur l'étude du comportement du consommateur autrement appelée « psychologie du consommateur ». Le marketing reprend ainsi souvent à son compte les théories développées dans d'autres disciplines, comme la psychologie cognitive, la psychologie sociale, l’ethnographie, la sémiotique. Les champs de la psychologie qui s’appliquent particulièrement à l'étude du comportement du consommateur sont la mémoire (ex : test de mémorisation des marques) , le langage (ex : test d’argumentaire de vente), la perception (ex : tests gustatifs, influence des odeurs) ou l'attention (ex : tests de packaging), les attitudes (ex : étude sur les habitudes de consommations), ainsi que l'affect et les émotions (ex : test de publicité) , et plus récemment les phénomènes inconscients affectant la prise de décision. Dans ce dernier cas, on parle d’études socio-psychanalitique (ex : « réflexion d’inspiration Lacanienne sur le développement durable d’une marque » - Christian MICHON). Il semble qu'actuellement l'un des sujets les plus à la pointe soit l'étude de phénomènes inconscients modifiant l'humeur et les émotions (ex : étude d’influence de la musique diffusée en points de vente). La psychologie est donc une discipline faisant partie intégrante du marketing.
Pourtant, c’est avec grand regret que je constate l’absence totale d’informations, de conseils, de références bibliographiques, voire même d’existence de références sur ce sujet. Or, il est très difficile pour un psychologue de trouver sa place au sein du marketing et de revendiquer son statut, tant ce sujet est peu abordé et dénué de toutes réglementations. N’oublions pas que le principe même de « focus group » découle de théorie psychosociales sur la dynamique de groupes….Alors pourquoi ne jamais aborder le domaine de la « psychologie du marketing » ? N’y a-t-il donc aucun intérêt porté à ce métier et aux psychologues qui le pratique ?
L’éthique définit des principes légaux et moraux de conduite qui commandent un individu ou un groupe. Sur cette idée, la formation en psychologie définit un cadre de conduite, des règles d’éthique et de déontologie qui doivent permettre d’exercer son métier dans les « règles de l’art ». En y regardant de plus près, le « code de déontologie des psychologues » se rapproche, sur certains points, des différents codes de déontologie appliqués au marketing et notamment aux études de marché (ex : « Code international CCI / ESOMAR de pratiques loyales en Matières d’Etudes de Marché et d’Opinion ». Cette similitude peut s’expliquer par le fait qu’on retrouve, dans le marketing, comme dans la psychologie, la technique de l’entretien (individuel ou de groupe) ainsi que le traitement des données qualitatives. On comprend alors que des principes tels que la confidentialité, le secret professionnel, l’anonymat, la reconnaissance et le respect des droits et de la liberté de la personne, le consentement, etc…soient communs à ces deux domaines. Ce sont également des sujets développés par la CNIL dans la loi « informatique et libertés ».
Ainsi, de nombreuses questions restent sans réponses…Quel statut doit-on revendiquer ? A quels codes de déontologie ou à quelles associations se référer ? Vers quels organismes se tourner ? Pourquoi la FFPP ne s’intéresse pas à ce domaine ? Pourquoi limiter la psychologie et ses problématiques à la psychologie clinique, la psychopathologie, la psychothérapie et la psychanalyse, alors que d’autres psychologues, d’autres champs, rencontrent aussi des difficultés mais restent exclus ? Est-ce une volonté d’occulter un domaine qui semble faire défaut à la pratique traditionaliste de la psychologie ?....
Pourtant, c’est avec grand regret que je constate l’absence totale d’informations, de conseils, de références bibliographiques, voire même d’existence de références sur ce sujet. Or, il est très difficile pour un psychologue de trouver sa place au sein du marketing et de revendiquer son statut, tant ce sujet est peu abordé et dénué de toutes réglementations. N’oublions pas que le principe même de « focus group » découle de théorie psychosociales sur la dynamique de groupes….Alors pourquoi ne jamais aborder le domaine de la « psychologie du marketing » ? N’y a-t-il donc aucun intérêt porté à ce métier et aux psychologues qui le pratique ?
L’éthique définit des principes légaux et moraux de conduite qui commandent un individu ou un groupe. Sur cette idée, la formation en psychologie définit un cadre de conduite, des règles d’éthique et de déontologie qui doivent permettre d’exercer son métier dans les « règles de l’art ». En y regardant de plus près, le « code de déontologie des psychologues » se rapproche, sur certains points, des différents codes de déontologie appliqués au marketing et notamment aux études de marché (ex : « Code international CCI / ESOMAR de pratiques loyales en Matières d’Etudes de Marché et d’Opinion ». Cette similitude peut s’expliquer par le fait qu’on retrouve, dans le marketing, comme dans la psychologie, la technique de l’entretien (individuel ou de groupe) ainsi que le traitement des données qualitatives. On comprend alors que des principes tels que la confidentialité, le secret professionnel, l’anonymat, la reconnaissance et le respect des droits et de la liberté de la personne, le consentement, etc…soient communs à ces deux domaines. Ce sont également des sujets développés par la CNIL dans la loi « informatique et libertés ».
Ainsi, de nombreuses questions restent sans réponses…Quel statut doit-on revendiquer ? A quels codes de déontologie ou à quelles associations se référer ? Vers quels organismes se tourner ? Pourquoi la FFPP ne s’intéresse pas à ce domaine ? Pourquoi limiter la psychologie et ses problématiques à la psychologie clinique, la psychopathologie, la psychothérapie et la psychanalyse, alors que d’autres psychologues, d’autres champs, rencontrent aussi des difficultés mais restent exclus ? Est-ce une volonté d’occulter un domaine qui semble faire défaut à la pratique traditionaliste de la psychologie ?....