Afficher la version complète : Au revoir au SNP ...?
Le SNP s'est retiré de la FFPP...
Je lis des cris de victoire sur certains forums SNP..
Je suis quelque peu dépité et interloqué...
Quel peut être l'avenir de la Fédération sans le SNP qui est un des organes les plus représentatif de la profession..?
Que va-t-il se passer maintenant ?
Jean-Jacques vignal
24/05/2005, 06h59
Bonsoir JS-LH.
Difficile à prévoir, non ?
Peut-être sommes nous renvoyés chacun à notre responsabilité et à nos désirs et projets pour la profession, ambivalents ?
Et y a-t-il une réponse univoque ?
Peut-être une répétition des « phénomènes » avec le SNP qui se pose un peu rapidement et ambitieusement ( ?) comme « premier représentant des psychologues en France » ? Décidément, le pouvoir…
Bref…
Pour ma part, je suis étonné que certains collègues non psychologues puissent nous trouver corporatistes…
Mais cela m’interroge, non pas par rapport aux « réalités » des organisations de psychologues, mais parce que je pense, marginalement et avec relativité, que nous ne savons pas ou ne pouvons pas nous exprimer dans des situations qui demandent (que nous soyons fédérés ou pas) que la dimension psychologique soit affirmée et revendiquée.
C’est là, JS-LH, dans un vieux post sur ces forums, que j’évoquais la dimension « politique ». Pendant que, par exemple, des CHS, des CMP, des Hôpitaux de Jour connaissent des conditions de travail inacceptables, des associations auxquelles le CG ou la DDASS accorde des subventions « à la prestation »…, nous nous combattons sur l’article 52, les TCC vs orientations analytiques…
Mais est-ce dans ce contexte que nous pourrons défendre quoi que ce soit de notre profession et de ce qu’elle représente comme « prendre soin psychique » avec celle d’autres ?
J’ai aussi envie d’exprimer l’intérêt et le plaisir que j’ai (eu ?) à échanger, comme psychologue non adhérent et non syndiqué, avec des adhérents et acteurs FFPP et de reconnaître le courage et l’énergie déployés qui ne le sont pas, je trouve, en pure perte…
Cordialement,
Jean-Jacques Vignal.
Brigitte Guinot
25/05/2005, 03h58
Cher Jean-jacques,
Notre courage est intact et notre énergie encore plus grande!
Brigitte Guinot
Jean-Jacques vignal
25/05/2005, 05h39
Bonsoir,
notez que je parlais au présent (...reconnaître le courage et l’énergie déployés qui ne le sont pas, je trouve, en pure perte…)!
Cordialement.
Jean-Jacques vignal.
Retrait du SNP de la fédération..., de "cette fédération là" ai-je lu dans une publication du SNP, comme s'il pouvait y en avoir une autre, une "mieux", plus conforme aux voeux de membres du SNP, plus politiquement correcte, plus souple et conciliante peut-être ?
Oui, triste et déconcertante nouvelle, particulièrement pour un membre de coordination régionale que je suis, sentiment d'amertume, d'incompréhension, d'injustice pour l'engagement consenti, les efforts, les petits sacrifices personnels et groupaux, l'abnégation, le coup porté à l'utopie et au rêve devenu réalité d'une fédération de psychologues.
Je sais, nul n'en a l'exclusivité (de l'engagement...), Le SNP compte des collègues formidables, créatifs, ouverts, anciens ou plus récents, soucieux de cohérence et d'unité. Il suffit de parcourir certains numéros de "Psychologues et psychologies", de discuter avec quelques uns... Le SNP a des ressources et une expérience indéniable en matière de défense des droits des psychologues, c'est son domaine, son champ de compétence, sa vocation de syndicat, mais peut-il TOUT faire, assumer tout le reste, comme disait jjv, le syndicat ne présume-t-il pas de son audience et de son pouvoir, que (et qui) représente-t-il vraiment?
Il y a aussi des collègues obtus, englués dans des querelles personnelles, des règlements de compte, un sentiment d'atteinte narcissique, des vilains, des méchants, des empêcheurs de (ne pas) tourner en rond, des semeurs professionnels de zizanie ! (peut-être en-suis-je?). Ne pas pouvoir dépasser ses propres conceptions, s'en tenir à la lettre à ce que l'on a dit ou prédit (ou ce que d'autres ont dit parce que l'on manque d'imagination), ne jamais accepter de changer d'angle de vue ("les points de vue sont des vues à partir de points", Bourdieu je crois?), ne jamais serrer la main que l'on vous tend, ne jamais pactiser avec le loup, eh bien je trouve cela très grave, surtout dans notre profession. Oui je porte un jugement, tant pis!
Si l'on est tout à fait objectif, disons que ce départ ou cette scission était tout de même dans l'air depuis quelque temps ; les tensions et stratégies de freinage ou paralysie de toute initiative du bureau fédéral et ou des régions en témoignaient (Je rappelle qu'il s'agit là d'un point de vue personnel qui n'engage que moi-même).
Doit-on penser que c'était finalement inéluctable et nécessaire, voire même bénéfique ? Mais tout de même, que de temps perdu, au moment même où nous mettons le paquet pour faire enfin légaliser notre code de déontologie, et quelle image pour les autres, par exemple les personnes du ministère chargées de nous consulter, nous entendre et d'impulser des orientations, des textes. Est-ce propre à notre esprit français contestataire, un reliquat de la Gaule d'antan ? Ne sommes-nous pas tous dans la même galère? Alors pourquoi saborder ainsi le navire?
Hypothèses provocatrices : masochime chronique, ou à l'inverse, tendance sadique dans l'espoir d'une certaine forme de jouissance (il nous arrive d'être saisis d'un rire irrépressible quand quelqu'un se casse la figure) ou encore immaturité adolescente (après tout le syndicat n'a que 50 ans et la fédération 2 ans), nihilisme, anarchisme, je- m'en-fichisme, cataclysme...
Trêve de considérations oiseuses, cela est dommage, inquiétant. Nous perdons une place forte, un bastion, une conne vertébrale ou une partie de celle-ci. Peut-on vivre sans colonne vertébrale ou avec une colonne très abîmée? Avec des broches, un corset peut-être, un fauteuil roulant parfois.
Que l'espoir demeure, certainement, mais nous avons vascillé et nous interrogeons. La fédération ne peut être Don Quichotte, aussi sympathique soit-il. Alors réfléchissons à comment poursuivre l'aventure, comment simplement continuer à exercer cette magnifique profession en la préservant, en la respectant...
Marie-Claude Guette-Marty
Petit addendum car je viens de lire les humoristiques et constructives remarques de Stéphane Barbery.
Cher Stéphane,
Je me permets d'user du tu (j'espère que vous n'en prendrez pas ombrage), par rapport à tes précédents commentaires sur le départ du SNP, je ne pense pas que les "ouitistes", ceux minoritaires, qui ont choisi de dire oui au maintien dans la fédération, défendaient une coquille vide qui ne représente pas grand monde. Je crois au contraire qu'elle a un contenu, tout à fait dense, en pleine phase de croissance, comme pourrait l'être un embryon finalement, mais que précisément, elle est toute jeune, en voie de constitution et qu'il faut du temps pour grandir (un minimum!). C'est comme si l'on avait tué le poussin dans l'oeuf, il y a quelque chose de sacrificiel dans cette affaire, peut-être sur l'autel du cynisme ?
Autre point : je trouve très drôle (piquante aussi) ta proposition de "Fondation pour la fédération", peut-être une possibilité pour éviter la tentation du Hara-Kiri?
Pour la proposition de démission de tous les membres actifs de la FFPP (je suis un membre régional), cela me fait associer, je ne sais pourquoi, sur le film "La folle histoire de l'espace" de Mel Brooks, à revoir dans le contexte de la sortie de Star Wars III... Que l'Astuce soit avec nous!
Marie-Claude Guette-Marty
StéphaneBarbery
25/05/2005, 23h37
Pour faciliter la lecture, les deux textes en question sont :
Psychologues français, FFPP et Construction Européenne (posté avant le vote)
http://www.ffpp.net/modules/newbb/viewtopic.php?viewmode=flat&topic_id=320&forum=27
Bruel, Berne, Rosa Luxembourg et les Psychologues (posté après le vote)
http://www.ffpp.net/modules/newbb/viewtopic.php?viewmode=flat&topic_id=335&forum=27
Chaleureusement
Stéphane Barbery
Jean-Jacques vignal
27/05/2005, 05h54
Bonsoir Stéphane Barbery.
M'est revenue en tête ces derniers temps la "notion" de Syndrome de Stockholm, vous savez ce phénomène complexe de mécanismes identificatoires qui conduit à reproduire etc. etc. (cf "hypothèse" d'une répétition des phénomènes dans mon post du 24/5).
Par ailleurs, je trouve aussi important de reconnaître, aprés ma petite expérience d'internaute sur différents forums, la valeur de votre proposition pour que les posts soient signés avec le nom réel (hors coordonnées professionnelles!...)...
Voilà, il m'est "facile" d'être en désaccord, mais il me paraît aussi essentiel d'être en mesure d'apprécier l'intelligence et autres qualités sur certains points de mes collègues.
Bien cordialement,
Jean-Jacques Vignal
Jean-Jacques vignal
28/05/2005, 11h46
Bonsoir,
entre le SNP qui me semble, malgré le projet (???) du pdt de l'AFPC d'un referendum via le répertoire ADELI, être en train de reprendre ce qui pouvait être reproché à la FFPP, les analyses et perspectives d'actions de quelques-uns, dont je suis, et une nécessité collective qui m'apparaissent de plus en plus cacophoniques... je me demandais si à force d'informations, contradictoires, favorisées aussi par l'utilisation du net, il n'est pas de plus en plus complexe de se faire une opinion sur quoi que ce soit.
Pour ma part, je suis encore dans un grand flou, parceque même si je reste en désaccord sur certains points avec la FFPP, je note que mes questions et critiques ont toujours reçu réponses, et que même si je peux me demander (et je n'aurai aucune réponse ni certitude) s'il ne s'agissait pas là d'une "stratégie de communication", je reste "coincé" sur au moins sur 2 questions :
- les mouvements paranoïdes des psychos, et au delà de chacun d'entre nous, et leur éventuelle "utilisation",
- la confiance dans une organisation : à quelles conditions entre histoires perso, collective, et info "i" et son contraire, amplifiées par le net.
Mais, peut-être, fédération franchement pas possible entre les rencontres "réelles" entre psychologues et les échanges via les forums internet ?
La confiance et la responsabilité auraient-elles à s'éprouver et à s'exercer dans la confrontation aux réalités "non internetisées" ?
Bien cordialement,
JJV
Bonjour,
Juste une petite info qu'on oublie souvent.
le SNP vient de quitter la FFPP. Beaucoup se posent la question de la représentativité de la Fédé sans le SNP.
info qu'on oublie souvent : le SNP ne représente que 4 à 5% des psychologues. et combien sur ces 4 ou 5% ont voté? et combien ont voté pour le retrait de la Fédé?
Pour ma part, La Fédé a donc toujours sa place dans le champ des organisations de psychologues. il lui faudra simplement ( peut-être )penser autrement son fontionnement.
A "méditer".
Katia Mesmin
Jean-Jacques vignal
31/05/2005, 21h42
Bonsoir Katoun,
"...il lui faudra simplement ( peut-être )penser autrement son fonctionnement", c'est à dire ?
Je trouve par ailleurs que vous posez une sacrée question, car il me semble que notre profession cultive les paradoxes : ne vouloir représenter que soi-même et ses idées et revendiquer une défense collective d'intérêts propres et personnels, en appellant à une dimension démocratique.
Je suis, malheureusement, bien placé pour le dire.
A méditer également ?
Jean-Jacques Vignal.
Bonjour, je viens juste de lire votre intervention. je me perds un peu dans cette nouvelle organisation du forum.
"penser autrement son fonctionnement" : la ffpp ne peut pas faire l'économie de penser le retrait du SNP. en quel temps. celui qu'il lui faudra.
"penser autrement son fonctionnement" en fonction de l'élaboration qui sera faite de l'acte que vient de poser le snp.
ce qu'elle va en faire , je ne le sais pas. elle va le construire. c'est le sens pour moi de cette dernière phrase.
katia Mesmin
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