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ACCA
14/08/2007, 17h42
Bonjour,

Nous recherchons un(e)psychologue responsable de secteur, le poste est régional et nous ouvrons des postes sur toute la France.
Le (la) Responsable de Secteur encadrera 3 à 5 psychologues.
Poste à temps plein.
Missions :
- Encadrement des psychologues de son secteur
- Relations avec les Préfectures
- Remplacement des psychologues absents sur son Secteur
- Contrôle des dossiers des psychologues qui lui sont rattachés
- Formation des nouveaux psychologues qui lui sont rattachés
- Formation des psychologues de son secteur aux nouvelles procédures et aux nouvelles évaluations
- Pilotage du variable des psychologues qu'il encadre
- Réalisation de démonstrations à la demande du commercial

En tant que psychologue, il (elle) réalise des évaluations pour 50 % de son temps selon un emploi du temps aménagé pour assurer ses responsabilités d'encadrement.
Rémunération en fonction de l'expérience.

Merci de bien vouloir envoyer votre CV et motivations à : contact@acca-evaluation.com

papouille
15/08/2007, 11h14
Bonjour,

Je souhaiterais connaître l'activité de votre société ainsi que les missions des Psychologues à encadrer et remplacer.
Merci d'avance,
Cordialement,
Papouille.

FMDD
16/08/2007, 14h09
Bonjour,

De même j'aimerais avoir plus de renseignements quant au secteur d'activité de la société et des psychologues à encadrer et remplacer (psycho clinique ? psycho du travail ? neuropsycho ? milieu hospitalier ? quels publics ?....).

Y a t-il un lieu de rattachement administratif dans chaque région de France ?

Merci

elea
16/08/2007, 22h40
De ce que j'en sais pour avoir eu un entretien pour un poste dans cette société. Elle travaille dans le secteur du transport.
La mission des psychologues, qui travaillent de manière indépendante (voiture de fonction et pc portable) et se déplacent sur toute une région, est de faire passer des tests psychotechniques aux personnes ayant perdues leur permis de conduire et de rédiger un compte rendu pour les prescripteurs du bilan. Quelquefois, les psychologues participent aux recrutement de personnes travaillant dans le secteur du transport.
Le siège de cette société se trouve à lyon.

Aub
19/08/2007, 20h11
Bonjour Elea,

A quoi servent ces tests psychotechniques et en quoi consistent-ils ?

Aub

laetitia39
21/08/2007, 11h33
bonjour,
je m'interroge...
De quel psychologue est-il question dans cette offre ? Ne s'agit-il pas plutôt de "technicien"?

En tout cas il ne s'agit pas d'une offre qui concerne les psychologues cliniciens qui selon moi travaillent avec la souffrance psychique (dans ce cas l'évaluation psychologique ne peut s'entendre que comme appui au soin et doit apporter quelque chose à la personne elle-même).

Ce n'est que mon avis : nous avons à nous positionner fermement, malgré la difficulté à trouver un emploi (oui, oui,je suis aussi concernée) si nous ne voulons pas que notre titre soit complètement discrédité.

21/08/2007, 11h54

laetitia39
21/08/2007, 15h19
tout à fait d'accord avec vous klinic. Effectivement, l'évaluation à tout va (et ses conséquences!) pose problème.

je ne doute pas du sérieux des collègues qui travaillent dans ce type de secteur, mais pourquoi mettre du "psy" un peu partout, de préférence loin de la clinique ?

celpri
26/08/2007, 09h56
Etant psy au sein de cette entreprise, je peux vous dire que notre formation de psy pour cette fonction n'est en rien usurpée. Et si vous croyez que les psys ne sont en charge que de la souffrance psychique, et bien retirez tous les psys du travail, dans le recrutement, en social, et même ceux qui s'occupent de l'enfant quand ils s'occupent d'évaluer les fonctions cognitives? Et même pourquoi pas les psys libéraux qui sont parfois consultés sans grande souffrance. On a déjà peu d'emploi, que nous restera-t-il? Quant à la souffrance dans ce poste, croyez moi, on en voit: alccolisme, perte d'emploi et de la stabilité familiale entre autre; alors certes on ne les aidera pas sur ce point, quoique, mais on peut leur ouvrir un petit espace de parole et les orienter.
Quant au mode de recrutement bien évidemment ils ont fait appel au recrutement interne. Sur le rôle d'encadrant, je dirais qu'il s'apparente au rôle de superviseur. Certains dossiers étant parfois compliqué, on a souvent besoin d'un soutien "technique", qui d'autres qu'un psy alors? Je ne trouve pas ça choquant.
Voilà mon point de vue.

papouille
26/08/2007, 13h47
Bonjour Celpri,

Merci pour votre Message, je vous ai envoyé un MP.

Cordialement,
Papouille.

26/08/2007, 15h37
Chers psychologues, réfléchissez à votre travail mais aussi à l'utilisation que l'on fait de vous...

stephraffard
26/08/2007, 17h53
J'en profite pour faire un petit commentaire sur la hiérarchisation des psychologues.
D'une part cette hiérarchisation existe pour tous les corps de métiers. Pourquoi ?
Pour permettre des avancées de carrière, une organisation interne, un "pouvoir" contre l'administration et pour le développement de sa pratique.
Il y a comme un axiome des psychologues (trés français) contre la hiérarchisation. On est contre.
Ceux érigeant ce principe comme non discutable sont souvent d'ailleurs ceux qui pensent que les soins, la pratique des psychologues ne s'évaluent pas.
Hiérarchisation ne veut d'ailleurs pas dire contrôle, sanction, petit chef mais aussi encadrement, carrière, autonomie (une vraie) dans le développement de ses pratiques et de ses projets de recherche dans la fonction publique.
Que se passe t'il à l'hopital actuellement.
Tous les corps de métiers ont une hiérarchie et s'organisent.
Les psychologues sont isolés et on ne voit pas comment cela changerait car quand il y a un projet, il faut un responsable ou des responsables (je le répète hiérarchie ne veut pas dire dictature)qui organise, planifie, supervise.
C'est d'ailleurs ce qui se vérifie à l'hôpital : quel est le projet des psychologues : en général aucun.
Si en général ils se réunissent pour se plaindre (l'administration, le méchant médecin ...).
La hiérarchie permet aussi un contrôle (eh oui): quand on veut travailler dans le soin et surtout quand on a une mission publique, on doit se tenir au courant des avancées scientifiques dans le domaine.
C'est pour cela qu'il y a des chefs de service de psychologie dans de nombreux pays qui organisent et développent des prises en charge qui sont propres à la psychologie.
A l'heure actuelle les hopitaux s'organisent en pôle.
les psychologues qui peuvent apporter une vision des pathologies somatiques et mentales différentes (car ayant des outils , des référentiels un objet spécifiques) sont en grande partie occultés des prises de décision car incapables de s'organiser. A Montpellier en pôle de psychiatrie, les psychologues assez nombreux ont eu un seul représentant, alors que les éducateurs (au faible nombre), les orthophonistes (1 dans l'hôpital je crois)ont eu eux aussi un représentant.

Ceci n'est qu'une partie de ma réflexion personnelle.

26/08/2007, 19h13
Personnellement, je ne travaille pas dans un hôpital. Cependant, avant de mettre l'accent sur la gestion j'attends, concrètement, que l'on me dise quelles sont les avancées en terme d'amélioration des soins permises par les nouveautés psychologiques. Quand je lis les conférence de consensus de psychiatrie, par exemple, qui sont censés être ce qui se fait de mieux, et bien, je suis affligé... et c'est encore un terme que je trouve un petit peu faiblard.
Dans tout mon parcours de formation et de jeune praticien, la seule personne que j'ai vu utiliser ces condérences de consensus était un médecin généraliste à moitié fou qui prétendait faire de la TCC dans un centre de soin... Ce qu'il y a de commun entre le regroupement dans des pôles et les conférences de consensus, c'est une ou deux administrations : l'ANAES et la HAS constitués de médecins administrateur. Alors, il reste une question : pourquoi est-ce que des médecins, cliniciens de formation, ont décidé que leurs seuls interlocuteurs seraient des professionnels ? S'agit-il d'une fuite face aux patients ? En tous cas, on sait par exemple que l'administration de l'éducation nationale est constituée de profs usés par l'enseignement. On ne voit pas pourquoi il n'en serait pas de même avec la médecine...
Les psychologues ont-ils envie de se constituer, commes les autres, des tanières pour psychologues fatigués ?
Et surtout, qu'est ce que l'usure pour un être humain ?

Personnellement, j'y vois, de structure, un abandon de la clinique qui se manifeste autant dans les pratiques que dans la manière dont s'organise les institutions... Tout le monde regrette une perte des discussions de clinique dans les institutions, une réglementation de plus en plus stricte et la seule chose qui fait débat, dans ces mêmes institutions, c'est la gestion. Parallèlement, on voit de plus en plus s'installer un écart entre ce qui se fait et ce qui est dit qu'est fait... Par exemple, il n'est pas nécessaire de rappeler que l'on voir fleurir, sur les murs des institutions, des codes du respect de la personne alors que les actes les plus délicats sont de moins en moins discutés, soupesés et que les actes "en douce" se multiplient...

Voilà pour mes observations...

Et je conseille, pour ceux qui sont intéressés justement par cet écart entre ce qui est dit et ce qui est fait, un petit livre de J. Legault : "les lois de la parole" (- de 09 euros).

stephraffard
26/08/2007, 20h51
M. TL.

Je ne pense pas qu'il soit profitable de recommencer sur l'efficacité des nouveaux traitements psychologiques en psychiatrie, ils existent depuis 30 dans la dépression ,l'anxiété, certains troubles alimentaires et ça avance +++ dans les troubles bipolaires ou schizophrénie que ce soit en psychoéducation ,en remédiation cognitive des troubles neurocogntifs et TCC des symptômes psychotiques (par contre rien pour les symptômes négatifs actuellement mais ça avance).

La honte c'est qu'il ne soient pas utilisé et que l'HAS ne les préconisent pas plus vigoureusement (voir dernier rapport sur la schizophrénie).

Si la situation actuelle est celle là elle résulte bien un peu du fait des psychologues de l'ancien merveilleux temps non ?
De plus je ne crois pas que continuellement dire que l'HAS c'est lamentable, les labos c'est lamentable, les médecins c'est pire fera avancer quelque chose. C'est vraiment un discours du "c'était mieux avant".
Les soignants allaient mieux peut être?
Ce serait intéressant d'en discuter.


Que les psychologues proposent au lien de critiquer sans cesse, qu'ils se rassemblent. Mais si croire qu'on peut se passer de hiérarchiser la fonction et de viser une implication plus active dans les soins alors c'est être en dehors du "principe de réalité".
De mon point de vue bien sur.
Encore faut-il que la formation universitaire forme les psychologues cliniciens à être autre chose que des psychanalystes de cabinet.

zenbarbe
26/08/2007, 21h00
Celpri, je vous ai envoyé un Mp pour quelques renseignements.
Merci d'avance

Paul-
26/08/2007, 21h09
Je serais très intéressé, vous qui semblez en avoir rencontré, de savoir quelle UFR de psychologie forme des psychanalystes.

Accessoirement, j'aimerais aussi savoir, puisque vous paraissez aussi en avoir vu, ce qu'est un "psychanalyste de cabinet".

Paul

stephraffard
26/08/2007, 21h52
Je viens de Montpellier 3 (DESS promo 2003) au départ (j'ai ensuite été formé dans d'autres université Chambéry - Lyon et actuellement Genève (Unité de Psychopathologie cognitive).
Tous je dis bien tous mes cours en clinique ont été fait par des psychanalystes et le contenu était limité à cette approche.
Certes les gens ne sont pas formé à être psychanalyste strictement mais comme le dit Lacan " Le psychanalyste ne s'autorise que de lui-même" n'est ce pas?
Mais quand on vous donne des renseignements à la faculté (affichage exclusif)pour faire parti du collège clinique de la Cause Freudienne (auquel j'ai participé 3 ans), à l'école psychanalytique de Languedoc Rousillon (3 ans aussi je crois) + cours exclusif en psychanalyse, il y a un bien quelque biais n'est ce pas?
Quant une multitude de faculté font de même que font elles à part former du psychanalyste en devenir ?
J'ai appris en 5ème année qu'il existait quelque chose d'autre TCC, systémie, psychologie scientifiquement valable, humanisme ect..(le fait d'avoir repris mes études à 25 ans fut peut être une arme pour lutter contre l'endoctrinement).

La pluralité des enseignements n'est pas respecté. Comment expliquer qu'au CHU de Montpellier je sois pratiquement le seul à pratiquer les TCC (plus quelques personnes d'inspiration analytique ou d'approche plus "intégrative)?

Je vous rassure les choses sont en train de changer (j'interviens désormais à la faculté de Montpellier et apporterait à côté de mes collégues psychanalystes une approche différente).

Paul-
26/08/2007, 22h21
Nous avançons.
Donc, les gens ne sont pas formé à être "psychanalyste strictement" (question accessoire : qu'est-ce donc ?), mais "psychanalyste en devenir".
Un peu comme l'enfant, adulte en devenir...

La formation des psychologues d'orientation analytique les conduirait donc à devenir psychanalyste...

Il n'y a pas de "psychanalyste en devenir". Il y a par contre, au décours d'une cure analytique, pour un sujet qui a demandé cette analyse à partir d'une souffrance singulière, et non pour "voir les embarras du patient" (cf un autre post), ni pour compléter une formation de psychologue qui y conduirait (cf le votre), il y a donc, pour certains analysants, et au bout d'un temps assez long, l'émergence d'un désir de devenir analystes.

Ce désir là, quand il survient, est analysé comme le reste, à savoir comme un symptôme, c'est-à-dire un compromis entre un désir et une défense. Ce qui ne veut pas dire que le sujet en question ne deviendra pas analyste, mais qu'il ne saurait s'y destiné sans analyser, comme tout le reste, ce désir là, qui peut très bien masquer autre chose.

"L'analyste ne s'autorise que de lui-même", dites-vous en citant Lacan. Peut-être me direz ce que vous comprenez de cela, ou ce que vous croyez avoir compris ? De même que "ne pas céder sur son désir" est parfois compris comme donner libre cours à ses pulsions, ce qui est un contre-sens majeur.
Lacan ajoutera, par la suite, à cette phrase "...et de quelques autres".

L'université ne forme donc ni des psychanalystes, ni des "psychanalystes en devenir", ni des "psychanalystes pas strictement psychanalyste".

Merci, enfin, de me rassurer sur votre promotion à l'université et sur le fait que les TCC y seront abordées à côté de vos collègues, enfin à côté d'enseignant-chercheurs en psychopathologie dont certains sont psychanalyste par ailleurs.
Car, voilà, on est toujours psychanalyste par ailleurs, par cet ailleurs qui donne à désirer.
On n'est à l'hôpital comme psychologue, et à l'université comme MCF ou PU.

Paul

26/08/2007, 23h40
Mr Raffard,
Avez-vous seulement déjà essayé ces médicaments de la psychiatrie pour savoir quels effets ils ont ?
Saviez-vous que la France est le plus gros consommateur de psychotrope en terme de pourcentage de la population ?
Saviez-vous que moins un médecin s'y connait en maladie mentale, plus il prescrit de psychotropes ?
Saviez-vous aussi que moins un médecin passe de temps avec son patient, plus il prescrit de psychotropes ?
Saviez-vous qu'une psychose peut s'équilibrer sans aucun médicament et que bon nombre de psychotiques s'en passe ?

Voilà, juste quelques question pour éviter de laisser croire que les médicaments de la psychiatrie sont une réelle avancée... Ils suppléent surtout à la baisse des connaissances en clinique. J'ai d'ailleurs discuté avec des psychiatres français parti en chine pour comparer les pratiques... Epatant... Les psychiatres chinois voient l'intérêt de discuter pour le "bien être" du patient mais ne voient pas l'intérêt de comprendre la maladie mentale vu l'efficacité des traitements...


Et puis, Foucault, qui s'en est pris aux asiles, je me demande comment il réagirait si il savait qu'il y a de moins en moins de lits en psychiatrie et de plus en plus de malades en prison (plus de la moitié à ce qu'il paraît)...

L'avancé d'une psychiatrie neurobiologique a été de paire avec un récul du soin en psychiatrie...

En ce qui concerne la "remédiation cognitive", de plus en plus de TCCiste se demande si des "schémas" encodés depuis l'enfance et se renforçant, chaque jour, peuvent être modifié par un thérapeute en quelques mois... Là encore, on dirait que les cognitivistes courent après le bon sens sans jamais parvenir à le rattraper...

Tout ça pour dire que la TCC et le tout neurologique (dont d'ailleurs, on attend toujours les preuves scientifiques décisives car pour l'instant, l'imagerie médicale ne permet pas de diagnostiquer une maladie mentale...) ne va pas dans le sens du progrès...




Par ailleurs, il serait peut-être temps de se demander, pourquoi, d'un coup, nous avons eu besoin de cataloguer les maladies mentales... comme si, avant, il n'y avait rien... Peut-être que ce jour là, les psychiatres ont comprit qu'ils ne comprenaient plus rien...

Sinon, Mr Raffard, un métier ça s'apprend en écoutant les malades et en le questionnant sauf si vous voulez devenir prof de fac... Dans les facs, on n'apprend rien d'autre que des théories et ça, ça ne changera jamais car quand les pro commencent à parler de leurs pratiques, ils invalident immédiatement les théories...

Sinon, en ce qui concerne les progrès en fonction des diagnostics, à ma connaissance, selon les dernières études internationales, le diagnostic varierait en fonction du pays... et puis, ça, c'est moins officiel, mais personnellement, tous les médecins que j'ai vu avait une utilisation très "personalisé" des produits (sauf ceux qui font les études pour les labo)... chacun fait sa popote... Alors permettez-moi de douter des progrès quand le diagnostic est variable, que les substances, les dosages, ne varient pas en fonction des diagnostics mais en fonction des praticiens... Faudrait quand même un peu d'honnêteté...

stephraffard
27/08/2007, 12h25
M. Paul

En ce qui concerne toutes les grandes phrases lacaniennes, je vous propose ceci : vous prenez deux spécialistes de ce même Lacan, vous leur demandez sans se concerter ce qu'ils entendent de cette phrase. Vous faites lire leur réponse à deux personnes non psychanalystes, utilisant les seuls outils de la raison et vous leur demanderez ce qu'ils y entendent.
Je laisse M.Buekens professeur de philosophie aux Pays-Bas conclure sur ça (à lire dans le livre noir de la psychanalyse)
"Les arguments des lacaniens sont comme beaucoup de raisonnement du maitre lui-même, conceptuellement incohérent et, pour toute personne douée de raison, complètement à rejeter". p.277.

Le propose n'était d'ailleurs pas là, je pense que nous pourrions discuter de quelque chose de la place de la hiérarchie dans la profession des psychologues sans débattre sur la psychanalyse.
Ce propos est d'autant plus interessant notamment sur ce qu'il se passe au CHU de Montpellier.
La direction a décider de supprimer 5 jours de RTT car elle considère que nous ne sommes pas des cadres "encadrants", que nous n'avons pas mission de direction et que dans ce cas là sans ils remettaient clairement notre statut de cadre en cause. Il va y avoir des suites évidemment.
Ce que je voulais souligner et c'est ce qui est trés grave c'est que les psychologues ne peuvent plus faire l'autruche, être une profession sans lisibilité (c a d sans hiérarchie, sans interlocuteur, sans compte à rendre).
On peut être contre et dire ah lala , l'administration ect...C'est une réalité et c'est comme ça.
Doit on toujours se retrouver dos au mur pour penser à une profession qui ne peut pas prétendre à peser dans la réflexion sur les soins par exemple et ressembler à un parti comme les verts (sans parti pris politique évidemment).
Mais tout cela demande réflexion mais je pense hélas que si on ne propose pas un encadrement de psychoogues par des psychologues, trés vite on va se retrouver diriger soit par l'administration soit pas le chef de service, ce qui est dans les faits le cas.
Moi je préfère disposer d'un statut, d'un encadrement exercé par des psychologues, d'une obligation de formation continue, de postes de liaison université-CHU.
ceci est ma réflexion.

stephraffard
27/08/2007, 12h48
M.TL

je n'ai en rien vanter la médication pharmacologique comme une solution unique et merveilleuse comme vous semblez l'affirmer.
Je vais répondre à quelques uns de vos propos.

Une constante dans vos propos est que vous affirmez sans preuves, sans références.

1)
"Saviez-vous qu'une psychose peut s'équilibrer sans aucun médicament et que bon nombre de psychotiques s'en passe ?"
Sur quelle étude vous basez vous à part votre sentiment personnel? Bleuler dans son ouvrage de 1911 disait déjà que des patients affectés de schizophrénie vivait à l'extèrieur, hors de shopitaux. Il précisait en disant que le Normalien était devenu instituteur, l'ingénieur était devenu jardinier ect...
La question est combien de personnes affectés de schizophrénie peuvent s'équilibrer sans traitement, comment éviter les rechutes, améliorer la prise en charge ?

"car quand les pro commencent à parler de leurs pratiques, ils invalident immédiatement les théories..."

Affirmation toujours sans élément assénée comme une vérité.


"L'avancé d'une psychiatrie neurobiologique a été de paire avec un récul du soin en psychiatrie... "
a) Sur quelles études vous basez vous ? : aucune évidemment
b)une corrélation même si elle existait n'est pas une relation de cause à effet.


"En ce qui concerne la "remédiation cognitive", de plus en plus de TCCiste..."
La remédiation cogntive n'est pas la TCC, c'est une intervention psychologique dont le but est de réhabiliter les déficits ou biais neurocogntifs (attention mémoire...) conséquences d'atteintes cérébrales (Trauma cranien Alzheimer, schizophrénie).

"Sinon, en ce qui concerne les progrès en fonction des diagnostics, à ma connaissance, selon les dernières études internationales, le diagnostic varierait en fonction du pays.."
Les études SVP ?
En 1973 l'étude de l'OMS a pu monter par exemple dans la schizophrénie que quellle que soit la culture et des différences, l'expression de la schizophrénie était la même CARPENTER WT JR, STRAUSS JS, BARTKO JJ. Flexible system for the diagnosis of schizophrenia: report from the WHO International Pilot Study of Schizophrenia. Science. 1973 ; 182 : 1275-8.

Ceci est cependant à discuter et à se renseigner pour les autres troubles mentaux.

2)
"Voilà, juste quelques question pour éviter de laisser croire que les médicaments de la psychiatrie sont une réelle avancée"

Ce que vous dites est grave M.TL. heureusement que les neuroleptiques existent pour un grand nombre de patients affectés de schizophrénie. Qu'il existe de thymorégulateurs pour les troubles bipolaires ect...Des antidépreseurs pour les troubles dépressifs graves.
Il existe certes des alternatives thérapeutiques notamment psychologiques à la dépression, anxiété ect...
Il existe des abus de prescription (médecins généralistes vous avez raison).
Mais comme en France on prive les patients de thérapeutiques psychologiques efficaces, notamment les TCC au détriment de l'enseignement quasi unique de la psychanalyse (c'est une des raisons, pas la seule évidemment.

Bien à vous

27/08/2007, 12h54
Bonjour,

Je suis tout à fait d'accord avec la réflexion de stephraffard.
J'en veux pour exemple un entretien d'embauche que j'ai passé dans un hôpital. En effet, lors d'un entretien pour un poste en soins palliatifs, j'ai vu l'infirmière générale m'expliquer qu'en tant que personnel para-médical ce serait elle mon supérieur hiérarchique !!! J'ai halluciné ... :-o
Ce petit exemple pour illustrer qu'il est vraiment temps de changer les choses dans notre profession !

27/08/2007, 14h46
Mr Raffard,
Vous répondez sans cesse à côté... Vous semblez ignorer des éléments primordiaux...
Les études concernant les faills du diagnostic ont été faîtes en comparant le diagnostic de psychatre américains et anglais. Les uns diagnostiquaient, pour une même pathologie, des schizophrénies alors que les autres diagnostiquaient des PMD... Je n'ai plus les références de l'article mais, en général, on me croit sur parole (heureusementqu'on me demande pas un article "scientifique" chaque fois que je dis des choses qui dérangent... d'autant plus, qu'en général, on trouve un article qui dit le contraire...
Ce que les médicaments ont permis, c'est de sortir les aliénés des asiles... peut-être pour en mettre une partie en prison si on veut bien se laisser tenter par l'idée d'un circuit hopital-prison.

Sinon, j'ai une petite histoire très intéressante concernant les procédures de soin par la HAS. Une personne PMD, qui connaît très bien sa maladie, sait que tous les 10 ans, à la date d'un anniversiare, elle retombe malade. Le seul soin qui fonctionne réellement sur cette personne sont les electrochocs. Cette personne avait donc pris l'habitude de demander des electrochocs préventifs. Ce que le psychiatre acceptait. Et puis, un jour, le centre de soin a refusé ce soin, parce que l'electrochoc préventif est un soin qui n'existe pas selon les procédures en vigueur ("science" oblige)... Et bien sûr, la personne en question, quelques jours après la date anniversaire est gravement tombé malade...
Sous prétexte que l'on voudrait que tout soit scientifique, on se refuse d'accepter que la maladie mentale est encore loin d'être vraiment comprise...

elvi
27/08/2007, 16h22
Bonjour à tous,

J'étais psychologue hospitalier durant les 6 dernières années (donc connaissant un peu le milieu) Je vous rassure fofo73, en hôpital le seul supérieur hiérarchique du psychologue est le DRH. Toutefois, vous vous doutez que dans un établissement de 5000 personnes (lorsqu'il s'agit d'un hôpital moyen) il faut du personnel gérant fonctionnellement tout le personnel de l'hôpital et de ce fait référent. Il y a donc une différence entre la hiérarchie au sens strict et la pseudo hiérarchie nécessaire et purement fonctionnelle pour une meilleure fonctionnalité de l'établissement...il y a certe beaucoup de choses à améliorer, il n'en reste pas moins qu'un psychologue est un employé et doit donc respecter certaines règles comme tout employé...sinon c'est du libéral. Pour autant, son travail n'est pas remis en question ou jugé, il s'agit plus de gestion de travail (congés, absences...) En attendant, il y a toujours moyen de discuter avec diplomatie afin de tous y trouver son compte (je parle de mon exprérience)

Par ailleurs, la discussion engendrée est peut être intéressante mais elle sort du contexte, non ? (cf : Re: Offre d'emploi sur la France entière) ne le prenez pas mal mais peut être devrait-elle continuer sur un autre poste ?

cordialement,

Elvi

27/08/2007, 18h45

stephraffard
27/08/2007, 19h12
M.TL


1)Gagne et al. Dans l'American Journal of Psychiatry et plus récemment Kellner et al. dans les Archives of General Psychiatry (2006) ont montré la supériorité de l'ECT en prévention versus placebo dans les dépressions majeures.
Donc j'espère ne pas répondre à coté en disant que votre propos sur le fait que l'ECT en prévention n'est pas recommandé est comment dire .........."faux".

Ce qui est scientifique c'est de lire que plus de la moitié des sujets rechutent avec ce traitement ou avec la pharmacotherapie dans les dépression majeures. Qu'il est nécessaire de les associer ect...
Ce qui est clinique c'est de se dire ça marche pour un patient sur 2, est ce que pour lui ça a marché les fois précédentes ?
ect...

2°) Vos premières remarques sont vraies sur le peu de fidélité inter juges et dans le temps des diagnostics du DSM IV ntoamment dans la schizophrénie versus troubles bipoalires et schizoaffectif: mais vous pensez croire que les psychologues d'approches scientifiques adorent le DSM IV. Je vous avais déja conseillé un article de Bentall dans Medical Hypothese "Madness explained: Why the Kraepelinian paradigm for understanding mental illness must be replaced by a complaint-orientated approach.s "

La critique que fait Bentall du DSM IV est cinglante et est d'ailleurs en totale opposition (Bentall) avec l'approche Lacanienne des structures qui n'on seulement n'a aucune sensibilité validité et fidélité prouvée mais n'est en fait qu'une bonne soupe médicale de diagnostic catégoriel propre à la médecine (Lacan et Freud étant des médecins cela est d'ailleurs normal)pas si éloigné que ça du DSM.

C'est pourquoi les psychologues scientifiques utilisent l'approche dimensionnelle qui demande à être évidemment améliorée et éclairée par les recherches scientifiques en cours.

3) quant à la relation cause à effet traitement - prison (pour une partie des patients schizophrènes) no comment.

Pour terminer et pour répondre à un membre de ce forum : vous avez absolument raison mais je voulais juste réagir sur le problème de la hiérarchie des psychologues. En effet ce n'était pas le lieu. Et comme d'habitude cela débouche sur des débats pas toujours fructueux.

celpri
27/08/2007, 21h44
Voir en MP: je n'ai aucun MP.

zenbarbe
27/08/2007, 22h39
Merci Celpri, faites signe quand c'est bon de nouveau!!!Bonne soirée!

27/08/2007, 23h29
Mr Raffard, j'apprécie franchement vos arguments. En ce qui concerne l'ECT ou plus communément appelé l'electrochoc, vous accepterez quand même qu'elles ont disparu de la palette de soin et de la plupart des CHS... d'autant plus que personne n'est à l'heure actuelle capable d'en expliquer l'efficacité...
Un des premiers cours de biologie que j'ai eu, était sur la prévention de l'illusion corrélative... Si on trouve que A ==> C, rien ne prouve que A==>B==>C soit faux... Les corrélations se contentent de peu et méprisent les intermédiaires... Alors, qu'est-ce que B ? Et bien B, c'est la jouissance... Et justement, toute la découverte lacanienne repose sur la jouissance... Et c'est justement ce que la corrélation dénie. La corrélation est un déni de la jouissance... Alors, certes, la corrélation n'est pas fausse, exactement comme n'importe quel psy non analysé est obligé de reconnaître que les paranoïaques ont raison... C'est pour cette raison que je pense que tout psychanalyste devrait être parfaitement formé aux techniques cognitives parce que tout psy qui a un peu de jugeotte devrait ressentir un profond malaise face aux techniques de TCC...

En ce qui concerne notre discussion sur les invariables de la schizophrénie, j'en appelle pour nuancer votre appréciation, aux "culture bound dyndrôme", présents dans le DSM et bien étudié par des psychiatres et des psychanalystes, qui sont, sans doute, des variantes culturelle d'une partie des schizophrénies...

papouille
28/08/2007, 09h33
Bonjour,

Est-ce vraiment une discussion entre Psychologues? Parce que moi, j'ai l'impresssion de lire un "dialogue de sourds"... Qui, de plus, ne respecte pas le post initial...

Je comprends que les usagers comme tous les professionnels avec qui nous travaillons soient dans le "flou" vis à vis des Psychologues! Mais qui sont ces professionnels qui réfutent tout en bloc, qui contestent, qui ne s'écoutent même pas voire qui se tirent dans les pattes!!?

Je me demande combien de temps vont durer ces guerres de chapelle... Car, aussi forte que soit mon orientation analytique, je ne crois pas qu'elle soit la panacée à tous les maux et je pense que les TCC peuvent convenir à des personnes non enclines à la Psychanalyse...

Le problème est que derrière toute cette inorganisation de notre pfofession, la plupart des usagers comme les soignants, travailleurs sociaux ou autres collègues ne s'y repèrent absolument pas!

A mon sens, il serait opportun que ces querelles laissent place à un dialogue respectueux où chaque courant puisse être clairement défini avec ses limites et ses indications et que notre corps professionnel puisse s'unifier sans toutefois unitaire...

A défaut et si la situation actuelle persiste, il n'y a pas lieu de s'étonner du manque de reconnaissance de notre profession, de l'insuffisance de postes et du faible niveau de rémunération...

Vous allez certainement me traiter d'utopiste, ou de nom d'oiseau, en silence ou ici, tant-pis...

Cordialement,
Papouille.

papouille
28/08/2007, 09h59
Bonjour,

Est-ce vraiment une discussion entre Psychologues? Parce que moi, j'ai l'impression de lire un dialogue de sourds! Vous ne vous écoutez pas et restés tous les deux figés sur vos arguments et le conflit monte crescendo mais pour aboutir à quoi? Sans parler de l'irrespect du post initial!

Il n'est pas étonnant que les usagers ainsi que les soignants et travailleurs sociaux ne se repèrent pas derrière ces guerres de chapelle et ce flou artistique! Mais qui sont ces professionnels qui contestent en bloc, ne s'écoutent pas et se tirent dans les pattes? Des Psychologues!...

Ne serait-il pas temps que ces querelles stériles laissent place à un véritable dialogue?

Pour ma part, aussi forte que soit mon orientation analytique, aussi extraordinaire que soit mon experience de celle-ci, je ne crois pas que la Psychanalyse soit la panacée à tous les maux et suis persuadée que les TCC conviennent à bon nombre de personnes non enclines à la Psychanalyse.

Ne serait-il pas temps que notre profession s'organise, que chaque courant trouve à définir ses indications, sa finalité et ses limites?

Je pense que nous pouvons tenir notre inorganisation actuelle pour responsable de la faible reconnaissance de notre profession, du manque de postes et de son faible niveau de rémunération...

Vous me traiterez sans doute d'utopiste, de naïve ou de nom d'oiseau ici ou en silence, me reprocherez peut-être de ne m'appuyer sur aucun article, c'est vrai!

Cordialement,
Papouille.

thaelle
29/08/2007, 10h43
Bonjour Papouille,
Je rejoinds tout à fait votre point de vue... Il me semble que bon nombre d'incomprehensions, d'attaques et de critiques dirigées vers notre profession sont le fruit de ces incompréhensions, attaques et critiques produites au sein même de notre propre corps de métier. La richesse des différents point de vue me semble être la base de mon métier.Il s'agit d'être différent mais complémentaire.
Je ne m'étonne plus des questions et des réticences des employeurs, des soignants ou des familles, je pense qu'elles ont été produites et entraînées par les psychologues eux même.

dominiqueC
29/08/2007, 13h53
Vous avez raison.

Par contre et peut être plus encore parce que ce forum est public, certains ne peuvent se résoudre à laisser des messages infondés ou outrageants passer sans rien dire.

Ne rien dire pourrait alors correspondre à une démission ou une acceptation.

Lorsqu'on prétend avec un aplomb bien mal placé que certaines branches de la psychologie sont semblables à des techniques "vétérinaires", vous n'avez pas beaucoup de possibilités :

-vous vous désinscrivez du forum : certains le font mais c'est sans aucun doute la pire des solutions

-vous laissez passer en avançant la jeunesse ou l'idiotie de certains (ca passe une fois ou deux mais par la suite, ce n’est plus possible de se rabattre sur cette option)

-vous défendez vos convictions et le travail des centaines de collègues qui partagent votre professionnalisme.

Tant que des gens comme TL n'arrêteront pas les attaques plus déplacées les unes que les autres, on placera des collègues face à ce choix et personnellement, si j'ai cessé les discussions stériles avec ce type d'individu, je comprends que d'autres aient encore la force de ne pas laisser passer des bêtises toujours plus énormes.

Si on laisse passer certaines paroles, le public pourrait croire qu'il s'agit là de la vérité or je ne crois pas que ca soit meilleur pour notre profession de laisser ce processus s'installer.

Une solution, à mon avis, serait de modérer plus fermement les échanges afin de préserver un cadre d'échanges satisfaisant. je suis sûr que cette modération ne concernerait que quelques personnes sur le forum qui compte des centaines de membres... mais je suis également certain qui cela ferait retomber une certaine tension et personne ne s'en plaindrait !

29/08/2007, 14h21

Brigitte Guinot
29/08/2007, 14h46
Dominique C

Je vais donc vous donner clairement ma position concernant cette modération que vous réclamez déjà depuis un certain temps. La modération elle se fait sur ce site plutôt « naturellement » ; je m’explique, l’intérêt est de laisser la possibilité aux collègues qui fréquentent les forums du site de la FPPP (ils ne sont pas quelques centaines mais maintenant presque 3000 à être inscrits et c’est une moyenne de 1500 consultations par jours que nous avons) de s’approprier une pensée, de prendre position, de la soutenir, de l’argumenter. Il me semble qu’on est d’ailleurs bien dans les missions du psychologue. Si je vous suis, la modération ne concernerait que quelques personnes… peut être vouliez vous parlez de TL et de quelques autres ? Que TL déroule son discours sur ce site (et le discours a beaucoup évolué, je rappelle que c’est un des plus fidèles participants des forums, 683 commentaires depuis son inscription en mars 2005 ! ), il en agacé plus d’un, dont moi et je ne me suis pas privée pour lui demander de rectifier le tir ce qu’il a toujours fait, TL a l’air de savoir ou est la limite avec laquelle il est bien plus facile de jouer lorsque celle ci est virtuelle, la question de l’engagement c’est une autre histoire, et ça vaut pour bien d’autres que TL. . Je n’ose pas imaginer un seul moment Dominique que seul le discours de collègues plutôt orientés psychanalyse serait à modérer ? Je vous rappelle également Dominique que ce site s’il rend service à de nombreux collègues, s’inscrit dans une démarche…politique, celle de la FFPP. Il est en effet possible que des psychologues parlent ensemble sans qu’ils en soient réduits à appartenir à la même chapelle. C’est plutôt une bonne nouvelle pour la profession. On n’est pas obligé d’avoir le même avis et on n’a pas besoin d’une modération musclée. . Enfin votre position de ne pas répondre à TL est aussi une démarche qu’on peut choisir.
Maintenant il est question que le site évolue, c’est en cours, mais il faut pour ceci de l’argent (adhérez à la FFPP !!) du temps (militez à la FFPP) et il est de plus en plus question d’un intranet. Mais les choses se font doucement mais surement. On en reparlera donc en temps voulu.
Bien à vous et cordialement chère collègue.

dominiqueC
29/08/2007, 17h41
Merci pour ces réactions qui ne manquent effectivement pas de soulever les limites de chaque solution proposée.

Je suis content d’apprendre que le forum est tant fréquenté mais ca ne fait que rajouter une lourde responsabilité aux participants qui devraient être bien conscient de l’impact que certains messages peuvent avoir.

Je pointais effectivement des utilisateurs comme TL et même s’il ne convient surement pas de lancer des appréciations sur chacun, j’émets des réserves sur l’évolution du ton qui est employé… mais passons, je n’imagine pas plus que vous que seul un courant devrait être modéré et je lis ici des discussions ayant pour fond la pensée analytique riches et courtois. Donc je n’ai pointé aucune pensée en particulier, je peux vous l’assurer.

Mon idée n’est donc pas de réduire les échanges entre gens d’un même courant ou de réduire tout simplement un courant au profit d’un autre mais de régler certains mots qui dépassent parfois les limites de l’acceptable (j’ai encore en tête des remarques sur le révisionnisme prétendu de certains et je ne suis pas là de les oublier ! ca vaut pour pas mal d’autres idées comme les techniques vétérinaires…). Le problème est que la tolérance est surement une variable très large et que ce qui ne choque pas certain peut se révéler un propos injurieux au possible pour d’autres.

Qu’il y ait des discussions engagées sur ce forum qui a vocation de rassembler tous les psychologues, c’est une bonne chose mais sans modération, mon impression est que les tensions ne font que s’aviver un peu plus à chaque débordement. Le risque est alors un durcissement des positions et je ne comprends pas qu’on puisse l’accepter. N'est ce pas contre nature à ce qui fonde la FFPP?

Comme vous l’avez dit bibi, si ce forum peut aider les collègues qui cherchent du boulot, c’est une chose très positive mais j’imagine que d’autres débats devraient avoir lieux. Or ces débats ont lieu difficilement parce que quelques personnalités sont passées maitre dans l'art de la provocation. Et encore, certains se gardent surement bien de poster par peur des retours violents.

Pour conclure, je trouve cette idée d’intranet très intéressante et j’ai conscience que la FFPP fait tout ce qu’elle peut pour faire au mieux. Je trouve juste dommage qu’on ne prenne pas assez conscience qu’un mot, même écrit rapidement sur un forum, peut faire beaucoup de dégâts (l’information circule, se déforme, s’amplifie etc.).

J’administre moi-même un site et si je peux vous être d’une quelconque utilité, n’hésitez pas !

Bien cordialement

stephraffard
29/08/2007, 18h37
juste pour répondre alors que j'avais préféré m'abstenir pour éviter les querelles stériles avec TL ou M.Paul bien que TL ait mis des l'eau dans son vin et que dans ces cas la nous pouvons discuter entre collègues.
Je vais essayer de ne pas me justifier mais...
Quand je suis intervenu sur ce poste j'ai voulu engager la discussion sur la hiérarchie.
Je travaille à l'hôpital et cette question là devient centrale surtout si les psychologues veulent pouvoirs assurer leur autonomie dans les prises en charge ou leurs places dans les équipes.
Systématiquement quand je prends position M.TL et/ ou M.Paul répondent systématiquement de façon plus ou moins pertinente. Cela peut être intéressant car j'essaie de réfléchir avec d'autres personnes sur un sujet.
En l'occurence là on me prêtait des propos jamais tenu.
Je rejoins les propos de dominique notamment sur les insultes véhiculées sur les TCC ou l'approche scientifique en psychologie (je rappelle que dans la pétition sauvons la clinique il y a des amalgames entre dressage police ect...)
Et vous voudriez M. ou Mme Clinik que je me taise?

Je suis conscient que des gens non psychologues lisent ces post mais entendre que dans ma pratique je dresse les gens et nianiani il faut arrêter. Tout le monde a le droit de dire des absurdités, dire des idioties, s'entendre parler moi le premier.
Combien de fois me suis-suis abstenu pour éviter les agressions.
Quand je lis dans un post qu'une psychologue qui suit un enfant encoprésique se fait conseillée par son superviseur de laisser le symptome car il risque de de "déplacer" ceci est une honte.
Mais si tout le monde peut dire n'importe quoi parce qu'il faut laisser tout le monde parler, je l'ai déjà dit qu'est ce qui différencie un psychologue d'une astrologue ou d'une entreprise commerciale qui sa machine à deviner la personnalité.

De plus je n'ai jamais tenu de propos en utilisant le terme mafia. Mais enfin bon retirer un rapport de l'INSERM devant un parterre de psychanalystes lacaniens parce que cela dérange ces messieurs..........
Ne pas permettre un enseignement des différents courants dans un grand nombre d'universités, c'est normal?
Vous appelez cela de la démocratie ?

Quand au triomphalisme je crois avoir vraiment essayer de bien évoquer les limites de toute approche scientifique. Je fais une thèse je soumets des articles, croyez moi qu'est ce qu'on doit être modeste. Les comités de lecture sont trés durs sur la méthodes, les variables confondantes et cela plus vous soumettez dans des revues de haut niveau.


Au fait je m'appelle Raffard.

29/08/2007, 21h51
Le déplacement est un processus primaire décrit par Freud. Ce type de mécanisme qui ne s'applique bien sûr, pas seulement au symptôme est surtout répéré dans la Névrose obsessionnel.
En fait, si les cognitivistes pestent contre le déplacement, c'est simplement parce qu'ils ne savent pas ce que c'est... On ne peut pas être en même temps, paranoïaque et repérer les phénomènes inconscients (Le jour où le paranoïaque sait qu'il est persécuté par son inconscient, alors, il n'est plus paranoïaque)...

celpri
29/08/2007, 22h58
Je me suis envoyé un MP, apparemment ça marche. Je vous attends donc.

zenbarbe
30/08/2007, 09h02

papouille
30/08/2007, 09h09
TL,

Sans vouloir vous offenser, avez-vous songé à retourner vous allonger?

papouille
30/08/2007, 09h54
Bonjour Celpri,

Je vous ai envoyé un MP...

Merci,

Papouille.

30/08/2007, 11h58

papouille
30/08/2007, 15h00
A y repenser, bien-sûr, vous avez raison, Klinic...
Mais je trouve quand-même que cette invitation est sans commune mesure avec la qualification de paranoïaques des Psychologues cognitivistes!

Cordialement,
Papouille.

cauvin
30/08/2007, 16h31
Je vais paraître naïf ou bêtement enthousiaste, mais je penses réellement qu'au final, il y a quelquechose à gagner à ce débat qui n'existait quasiment pas il y a quelques années.

A force de s'entrechoquer les psychologues d'orientation analytique et les TCCistes finiront peut-être par forcer toute la profession à penser à l'importance d'une identité professionnelle et disciplinaire (méthodes, objet, etc.) qui les dépasse.

A force d'insister sur les disparités fondamentales,on oubli qu'il pourait être extrêmement exaltant, je trouve, d'essayer de penser les traits communs aux deux approches.

Mais aussi, l'essentiel au-delà de toute dispute théorico-pratique, c'est qu'il existe une profession de psychologue qui dépasse la pratique d'une thérapie ou la connaissance d'un seul modéle psychopathologique.

1) La psychologie comme pratique professionnelle subsume et dépasse les TCC et la psychanalyse (elle inclue aussi la psychologie sociale, cognitive, neuropsycho,...). Lorsque je reçois un patient pour la première fois, je ne m'assois pas tout de suite dans mon fauteuil de psychanalyste ou de TCCiste, mais d'abord dans celui de psychologue.

2) Elle ne contient pas "toute la psychanalyse" ni toutes les "TCC" ... certaines pratiques ou théories psychanalytiques ou TCC ne peuvent être adoptées eut égard au code de déontologie ou à leur faible scientificité.

3) Pour autant, on ne peut en rester au "status quo" par simple souci d'équité. Ce qui compte, c'est que nos théories et pratiques répondent à nos missions professionnelles (évaluation, soin, soutien, etc.). De ce point de vue, on ne peut considérer les TCC et la psychanalyse que comme DES OUTILS, et non pas comme des démarches d'engagement personnel dominant toute la pratique professionnelle.

Et il est bien vrai que de ce point de vue là, je trouve que la psychanalyse est susceptible de nombreux changements (vous trouvez que je demeure bien là, un comportementaliste ... ). Pointer des problèmes, en ce qui me concerne, ce n'est pas réclamer la mort de la psychanalyse mais proposer une évolution, du moins pour autant qu'elle est pratiquée par des psychologues (psychologues d'abord, et psychanalystes ensuite) qui doivent répondre aux exigences qui sont celles du métier ; parmi ces exigences, je compte une certaine transparence vis à vis du public concernant les concepts et théories qu'on emploi, et concernant les résultats espérés par le traitement. Ces deux dernières choses, je penses personnellement que la psychanalyse ne sait pas actuellement les faire de façon convaincante ( notamment, par crispation sur la perspective de toute "objectivation" (évaluation, méthode expérimentale, etc...)). Evidemment, il est tout à fait possible d'adresser des critiques raisonnées à tout autre modéle, aux TCC en particulier pour autant que cela ne se fasse pas au seul nom de la psychanalyse, mais par le biais de réflexions théoriques et d'observations empiriques et de méthodes qui soient accessible à toute la profession.

Poser les choses en ces termes, c'est peut-être déjà plus propice à une discussion qui en soi une.


Juste une remarque (partisane) supplémentaire, quelqu'un ici dit que l'enseignement en faculté est dominé par beaucoup d'autres disciplines que la psychanalyse. Oui, cela est vrai tant que vous considérer des modules comme la neurobiologie, les statistiques, l'initiation à la psychologie sociale, la méthodologie de recherche, etc. Mais dés qu'il s'agit de psychopathologie clinique, je n'ai rencontré pour ainsi dire que des cours s'appuyant sur le modèle psychanalytique (j'ai fais mes études récemment, cad entre 2001 et 2005, à Paris), à part une exception (un module de deux heures hebdo sur un semestre balayant toutes 3 théories : TCC, systémisme, psychanalyse)... et c'est vrai que j'ai trouvé cela assez maigre.

stephraffard
30/08/2007, 16h49
Je pense qu'il y a une différence fondamentale entre mes interventions et celle de certaines personnes M. ou Mme Klinik.
Je débat toujours autour d'arguments et j'essaie d'utiliser les outils de la raison. J'essaie de raisonner peut être mal parfois, c'est fort possible.
Cependant je ne fais jamais de personnalisation. Je ne dis pas de quelqu'un qu'il est paranoïaque, je ne dis pas qu'il fantasme et je ne l'appelle pas sieur.
L'important sont les arguments et la manière dont ils s'enchainent.
Quand je parle de l'évaluation, de l'enseignement dans les universités, la hiérarchisation, je ne parle pas directement de la psychanalyse.
Il s'avère que ces questions dérangent en général les psychanalystes.

En effet vous n'avez jamais écrit que vous vouliez que je me taise mais je n'ai pas tellement entendu de propositions de votre part pour discuter ensemble de sujets qui me semblent à moi et à d'autres psychologues fondamentaux et ce d'une manière qui soit rigoureuse professionnelle et intelligible.
Elle seraient évidemment les bienvenues (cela est sincère).
Le caractère musclé de ma discussion n'empêche pas l'argumentation d'être juste ou fausse et c'est plutôt sur cela qu'il faudrait se concentrer dans nos discussions.

Quand je lis vos propos sur un point précis par exemple les courants de pensée présents dans les facultés de psychologie et concernant l'enseignement de la psychologie clinique.
Vous dites que je fantasme et qu'il existe un
"dynamisme des résaux de relation des TCC dans les hôpitaux, dans les facs de médecine et de psycho, ainsi que de leur influence croissante auprès des médias".
Ce propos est intéressant.

Je pense le contraire mais ce n'est qu'un avis qui n'a pas plus de poids que le votre: ce sont des avis, des opinions.
Maintenant quel sont les faits.

Je vous ai donné un exemple de l'influence malhonnête de certains psychanalystes en citant le retrait du rapport INSERM.
Un ministre de la santé sans aucune concertation décidait lui tout seul lors d'une invitation par M. JA Miller de retirer "purement et simplement ce rapport".
Tout démocrate devrait se hérisser.
Laissons aux gens décider si oui ou non ce rapport est une connerie, un recueil imbécile ...
Les psychologues auraient du se hérisser de ce fait là.
Un ministre décidant seul ce qui est bon ou pas sans avoir les compétences requises, sans concertation avec ses membres de cabinet ect...

Toujours sur l'enseignement en clinique.
En fait il suffirait de comptabiliser en section clinique le nombre de professeurs d'obédience psychanalytique, TCC systémie ou autre pour savoir qui a raison et dans quelle proportion et ensuite discuter des faits clairement établis.
Peut être faudrait-il d'autres variables comme les examiner précisément les professeurs enseignants en master 2, les ATER.
Mais au dela de savoir qui a raison il semble pertinent aussi de réfléchir sur les conséquences de cet enseigneemtn sur la profession, sa reconnaissance ect...

Sur la présence des médias, hier je regardais (j'ai vite arrêté) un débat sur la 5ème avec M.Calvi sur les mères infanticide. La seule psychologue présente a évoqué les termes de déni, dénégation ect...
A mon humble avis elle était d'obédience psychanalytique. LE psychiatre aussi d'ailleurs bien que plus nuancé (il parlait de degré dans le déni).
Ce qui m'a fortement gêné était que cette personne expliquait les choses en ne se basant sur aucune étude sur le sujet. Et cela me dérange beaucoup.
JA Miller a droit régulièrement à ses droits de réponse dans le Monde (20/06/2006).
Donc apparemment les psychanalystes sont toujours bien présents dans les médias. En effet ils ne sont plus les seuls. D'autres spécialistes s'expriment.


Nous pourrions demander si le professeur Lecuyer à ce genre de chiffre.
Comme cela nous pourrions discuter sur des faits.

Combien de professeurs de section clinique sont d'obédience psychanalytique parmi l'ensemble?
Intéressante question non pour répondre à mon fantasme?

30/08/2007, 23h07
"Ce qui m'a fortement gêné était que cette personne expliquait les choses en ne se basant sur aucune étude sur le sujet. Et cela me dérange beaucoup."
Qu'est ce qui vous fait dire ce type de chose... Vos sources...
Sinon, autant le dire tout de suite, il y a des psychiatres, psychanalyste, chef de service qui n'ont aucun problème avec la hiérarchie...
Sinon, en ce qui concerne les pôles et les regroupements de psy, il s'avère que, lorsque l'état veut faire des économies, il fait des regroupements... Donc, si la hiérarchie va avec les regroupements, il y a un risque... pas pour je ne sais quel danger mais un risque pour les emplois...

lecuyer
30/08/2007, 23h17
Désolé, M. Raffard, mais je n’ai pas de réponse à votre question. Il ne peut pas y avoir de statistiques là-dessus : on demande aux universitaires leur spécialité, par leur référence théorique. Ceci dit, je connais assez bien le milieu pour vous dire que au jour d’aujourd’hui, la majorité des enseignants-chercheurs de clinique – patho ont comme référence théorique la psychanalyse. Ceci est beaucoup plus vrai en clinique qu’en patho, et plus vrai dans certaines universités que dans d’autres. Récemment, à Prague au congrès de la Fédération Européenne, il y a eu une journée française où la situation dans les différentes spécialités en France était présentée. C’est le Pr. Hervé Bénoni (Dijon) qui a présenté la clinique. Sa présentation donnait une large place à la psychanalyse.
Ceci dit, il est clair que la situation est en train d’évoluer, par une diversification des orientations théoriques. Toutefois, je voudrais souligner deux aspects : le premier est qu’il s’agit d’une véritable diversification et pas simplement d’une opposition entre psychanalyse et TCC : tout ce qui est systémique et en particulier les thérapies familiales gagne du terrain dans les UFR de psycho. Les TCC sont présentes dans très peu de facs et se développent beaucoup plus en psychiatrie qu’en psychologie.
J’ajoute un dernier point : comme on me pose une question, je donne les éléments de réponse que j’ai, mais cette question ne m’intéresse pas tellement : l’objectif de la FFPP est le rassemblement de tous les psychologues en France, comme cela se passe dans les autres pays. Ce n’est certainement pas d’attiser les querelles théoriques. Dans ce post comme dans beaucoup d’autres sur notre forum, les psychologues se plaignent du mauvais statut et des mauvaises conditions d’exercice du métier. Je ne connais qu’un remède à cette situation : c’est d’avoir une stratégie unitaire. Je ne connais qu’une organisation en France qui développe une perspective unitaire, alors soutenez là, militez, rencontrez vos « adversaires ». je sais c’est déjà ce que vous a dit Brigitte Guinot, mais elle et moi (et bien d’autres) sommes l’illustration vivante que des gens très différents peuvent travailler ensemble (et avec plaisir !). Songez-y.

Roger Lécuyer

stephraffard
31/08/2007, 11h06
Merci pour votre réponse.