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Sophiemetisse
12/03/2008, 01h23
Je constate depuis mon inscription qu'il y a un grand désarroi dans notre profession. Ce que je ne m'explique pas c'est l'entretien de cette misère chez nos confrères...
Je postule dans différentes structures depuis dès mois et j'essuie bien souvent de grandes indifférences. Les réponses aux courriers et/ou aux mails se font rares! En majorité elles sont négatives. Je n'aurai eu aucun entretien à ce jour. Les postes à pourvoir sont toujours proposés en interne ou par piston. Dans ce cas comment percer à la sortie de l'université?
Quand je lis dans les annonces "Recherche un emploi désespérément" et que je pense au fonctionnement insitutionnel je m'indigne. Les psychologues ne semblent n'avoir aucun altruisme, aucune réelle entraide. Quelle est la logique, à savoir proposer des postes à des professionnels déjà en poste? En somme les psychologues ayant déjà un emploi dans une structure sont contactés en priorité. Bravo! Donc nous tournons gentiment en rond! Les professionnels en place préservent généreusement, et enrichissent leur profil tandis que les autres pensent réorientation, chômage, petits boulots...et tout ça après avoir passé un diplôme Bac+5. Je ne nous félicite pas. Car aussi peu de soutien et d'entraide laissent vos nouveaux confrères (sur le carreau) bien perplexes....

Nekotopia
12/03/2008, 09h27
Sophie,
En effet la recherche d'un poste est une véritable galère! J'ai eu de la chance dans mon cas, j'ai fais marcher le réseau et ça a fonctionné. J'ai remarqué que depuis que je suis en poste par contre, les propositions sont plus nombreuses: circonstance ou le travail appelle t il le travail? Etre en poste rassure t il les professionnels et les recruteurs?
Depuis quand es tu dipomée? Où cherches tu un poste? As tu fais appel à des organismes style apec, associations? As tu élargi tes recherches? As tu un réseau? Le travailles tu car le réseau ça se bosse?!

Bon courage!

geraldine69
12/03/2008, 11h58
Sophie,

Je ne crois pas qu'il faille blâmer les psychologues en poste, le problème est avant tout lié au marché de l'emploi, à l'inadéquation entre le nombre de postes et de psychologues...

Il est vrai que bien souvent, les postes ne paraissent pas en externe, le bouche à oreille suffit aux employeurs pour avoir suffisamment de candidatures. C'est révoltant quand on n'y a pas accès, mais c'est bien logique du côté des recruteurs. Lorsqu'ils reçoivent déjà beaucoup de CV intéressants, pourquoi feraient-ils paraître une annonce pour en recevoir encore plus, et faire ensuite un énorme travail de sélection ?

Concernant le piston, je suis d'accord avec Jack_Addi : à mois de connaître directement un recruteur, les psychologues ne font généralement que transmettre à des collègues l'existence d'un poste...

Ensuite, concernant l'entraide entre collègues, je crois qu'elle existe réellement, mais entre collègues qui se connaissent et s'apprécient... C'est là tout l'intérêt d'avoir un réseau... Il est impossible d'aider l'ensemble des collègues qui cherchent du travail et galèrent... Je ne crois pas que ce soit un manque d'altruisme, c'est tout simplement impossible.

A propos des psychologues déjà en poste à qui on propose du travail, ce n'est pas si simple... Ce n'est pas parce qu'on a décroché un emploi qu'on ne galère plus et qu'on ne cherche plus. Je vous cite mon exemple : un travail à un tiers de temps (au total pour 2 postes), pas dans les domaines qui m'intéressent en priorité... et toujours le chômage et des revenus bien maigres.
Donc je cherche activement, et j'ai effectivement parfois accès à des offres internes. Mais ce n'est pas pour autant facile. A mon dernier entretien, ils ont préféré une candidate ayant déjà fait un remplacement dans le même hôpital... Cela reste très dur, on n'a jamais exactement l'expérience qu'il faut, on n'est pas assez connue...

En fait, ce que je critiquerais avant tout, c'est la frilosité des employeurs, qui veulent souvent embaucher une personne dont ils ont déjà entendu parler, ou qui a déjà eu exactement le même poste... Mais c'est bien humain et pas spécifique de notre profession je pense. Et concernant les psychologues, ils ont tellement le choix...

liz
12/03/2008, 14h06
bonjour

je souhaiterais juste apporter une petite précision : il est très fréquent que les psychologues ne travaillent qu'à temps partiel (subi et non choisi)... et effectivement, ils continuent de postuler pour petit à petit et dans le meilleur des cas cumuler 2 postes pour tendre vers le temps plein. (dans la réalité, on connait des psys qui ont 4 ou 5 emplois différents pour arriver à 75%!!). alors oui, bien des psychologues qui sont déjà en poste sont à la fois en recherche d'emploi. sans forcément avoir comme priorité l'enrichissement de leur profil..simplement l'objectif est de nourrir sa famille!!
j'ai commencé avec un poste à 22% soit un jour par semaine (certains commencent avec 10h par mois!!!!!). il est évident que j'ai continué à chercher. Je suis aujourd'hui à 75%, même si je souhaiterais travailler un peu plus encore.

voila peut être une explication, mais comme les autres collègues, je ne pense pas que le psychologue soit en position de faire obtenir des emplois à d'autres.

Bon courage dans votre recherche

Sophiemetisse
20/03/2008, 16h51
Bonjour,

J'ai bien lu tout vos messages mais si je suis autant déçue c'est que j'ai pu voir certaines choses dans les institutions. Et je peux vous dire qu'il s'agissait de pistons orientés vers des personnes qui avaient déjà des 75%, voir des temps complets... Ceux-ci cherchaient une meilleure place, mieux payée tout simplement.

Dans d'autres institutions j'ai vu que l'on a laissé un poste vacant presque une année scolaire dans un hôpital de jour pour enfants et adolescents. Les professionnels ne voulaient pas s'encombrer alors que les enfants présentaient un réel besoin d'être suivi. Ils auront opté pour la facilité et embauché la stagiaire en fin d'année. Visiblement selon le bon vouloir des institutions les stagiaires servent à quelque chose quand ça les arrange. Ils auront ainsi esquivé des heures de recrutement et de traitements de candidatures...

J'en ai marre car partout où l'on frappe à la porte c'est le même son de cloche, ou alors des critères de recrutements différents. Tout ce que je vois c'est que le résultat est le même, la porte reste close. Les institutions n'en font qu'à leur tête. Un coup on est débutant donc pas intéressant, un autre moment on prend le stagiaire car ça évite de perdre du temps dans du recrutement.... Si on a un réseau on nous laisse notre chance sinon on peut aller se faire....( excusez-moi du terme!) Sérieusement c'est n'importe quoi quand on se penche sur le procédé. Et c'est une grande hypocrisie qui plane dans les recrutements psy.

En effet on a tous besoin de vivre, de faire manger une famille, mais il y en a qui cherchent pour vivre eux mêmes, pour payer leur loyer, etc... Vous savez qu'en France les loyers sont élevés. La précarité envahie les foyers. Et franchement, et vous le savez très bien, pour ceux qui aimeraient construire un foyer, on est obligé de mettre notre vie en stand-by parce qu'on est au chômage. Donc c'est pas mieux de voir les années passés et avancer à reculons. Je suis indépendante depuis 6 ans, enfin diplômée et je ne peux dessiner aucun avenir parce que pas de travail. J'ai galéré pour poursuivre des études tout en payant mes factures. Maintenant je me disais enfin je vais avoir la paix. Je vais pouvoir vivre tranquille et me projetter un peu. Au lieu de ça, je suis encore animatrice dans mon poste de vacataire à gagner des clopinettes chaque mois. Donc c'est gratifiant à 26 ans Bac+5. Ca fait limite marrer les gens de voir que j'aurai galérer pour finalement exercer encore dans mon job d'étudiante! Et mon enfant...et bien je vais m'asseoir sur ma maternité en attendant de trouver un emploi!


Mais bon je ne vous apprends rien sur ce point. Personnellement je persiste à ne pas cautionner certaines façons de recruter dans notre secteur et en effet il est dommage que ce soit toujours les psychiatres ou les chefs de service qui nous imposent nos modes de fonctionnement.


En espérant y arriver un jour et de vivre enfin des jours heureux et plus sereins, bonne continuation à vous.

nounchka
15/04/2008, 22h03
vous dites :"Et je peux vous dire qu'il s'agissait de pistons orientés vers des personnes qui avaient déjà des 75%, voir des temps complets... Ceux-ci cherchaient une meilleure place, mieux payée tout simplement."

Pourquoi un psy qui a un 75% ou qui a 1 temps complet ne pourrait pas postuler à d'autres postes...
Je pense qu'ils peuvent postuler à d'autres postes car souhaitent peut-être trouver un poste qui les intéresseraient plus, avec une population ou une structure qu'ils affectionnent plus que leur poste actuel ou pourquoi pas qu'il souhaitent avoir une meilleure rénumération. Chacun son choix je dirai. Et peut-être que certains n'ont pas envie de s'encrouter et faire partie des murs d'une institution. Je pense que le changement à du bon pour soi en tant que psy, pour les équipes et les patients ainsi que les institutions.

Moi j'ai fini au bout de 6 ans à travailler à 32h par semaine (et cela en ayant 5 employeurs différents). je n'ai jamais eu de piston à part entre amis psy ou collègues (d'ou l'intérêt d'avoir un réseau) d'entendre ici ou là qu'un poste pouvait se libérer. Mais même avec cette information cela ne fonctionne pas toujours et j'en ai passé des tas d'entretiens et envoyé des centaines de lettres de motivation spontanée sans réponse souvent (même si ma motivation était parfois écornée).

Je donne les infos des postes que j'entend qui ne m'interesse pas aux personnes que je connais qui cherche un poste de psy.
Et je continue à chercher un poste à 100% ou 75% car je souhaite bosser en psychiatrie adulte et addictologie.
Et je sais que si cela arrive ben y'aura tous mes autres mini-postes vacants pour un autre psy. Voila je pense que c'est comme ça que ça fonctionne. Et la solidarité entre les psy en poste et "chercheur" de poste existe car on est tous pour la plupart passé par là (parfois la colère de ne pas être embauché, le découragement de ne pas y arriver...).

De plus, il y a plus de demandes que d'offre donc on est de plus en plus confronté au temps partiel.
Et quand tu dis je vais "m'assoir sur ma maternité en attendant de trouver un emploi" cela t'appartient et n'a peut-être pas que avoir avec ton non-emploi ...
Allez courage sophie

Sophiemetisse
21/04/2008, 21h27
Bonsoir,

Mes derniers messages étaient en réponse aux messages que j'ai reçu. Je suis d'accord dans l'idée que les psychologues aient de l'ambition et qu'ils n'aient pas le souhait de s'encrouter comme vous dites. Ce que j'amène c'est le manque d'ouverture des institutions vers les professionnels n'ayant pas de réseau. Il faudrait peut être se calmer sur ce procédé afin de laisser une chance à tous. Ce n'est pas donné à tout le monde d'avoir fait de bon stages permettant une ouverture vers un poste. Ce n'est pas donné à tout le monde d'avoir un réseau.
Dans l'université d'où je viens c'était une vraie galère pour trouver un stage. Et je pense que tout le monde a eu des stages plus ou moins agréables à vivre. Moi il ne m'en reste rien pour les contacts.

Mon ras le bol vient surtout du fonctionnement concernant le mode d'embauche. Après je suis d'accord que chacun ait le droit à un temps complet, que l'on veuille avoir un meilleur salaire. Mais bon admettez quand même que s'il y en avait un peu pour tout le monde ça serait plus juste... Mon exemple sur la maternité, c'était pour dire qu'il m'était difficile de plaindre les gens qui ont une famille à nourrir. Il y en a d'autres qui ne fondent pas de famille car ils galèrent pour se nourrir eux mêmes! J'ai juste amené des explications à mon ras le bol. Mais j'ai aussi conscience qu'il ne faut pas venir de psychologie pour ramer afin de trouver un emploi dans son secteur. La crise touche plusieurs professions de niveau élevé (ingénieurs, sociologues,etc...).

Cela dit c'est toujours un réconfort d'avoir le soutien de certains d'entre vous. Pour le moment je cherche dans le social car le but est avant tout d'avoir un salaire. Merci à vous pour ce message. Bonne route dans votre carrière.

Cordialement,
Sophie