SylvieD
14/05/2008, 19h36
Je vous informe, que dans le cadre de l'EPCO (Ecole Psychanalytique du Sud Ouest), Jean Jacques Lepitre, psychologue, organise deux réunions de réflexion préparatoires à la conférence de Stéphane Thibierge qui aura lieu le samedi 31 mai à 14 h 30 dans la salle du Conseil Régional, et qui a pour thème: "l'identité en psychanalyse".
Dans l'argument proposé, il articule à ce qui vient à mettre en cause aujourd'hui la vision traditionnelle de l'identité comme fondée sur la disparité sexuelle, par un certain nombre théories contemporaines, et dont nous pouvons mesurer les effets sociaux actuellement et à venir.
Liberté est donnée à Stéphane Thibierge de nous apporter des éléments théoriques psychanalytiques de la constitution de l'identité afin de mieux cerner les enjeux et conditions de ces problématiques.
C'est afin de d'en débattre et de les élaborer que sont proposés ces deux réunions : le mardi 20 mai et le lundi 26 mai à 20 h 45, au CMPP, 4 avenue Saint-Surin.
Elles sont ouvertes à tous sans condition d'appartenance à un groupe, ou autre... Il suffit d'être intéressé par les questions d'identité, de psychanalyse, et des problématiques contemporaines qui s'y rapportent.
Les références bibliographiques sont : "La clinique de l'identité" Stéphane Thibierge Puf, 2007.
Et les oeuvres de Judith Butler et de Teresa de Lauretis pour les théories du Genre.
C'est à faire circuler pour tous ceux qui seraient intéressés... Merci.
Cordialement,
SylvieD
Ci-joint l'argument
Différents?
(Genre et identité)
Sommes-nous différents : hommes, femmes, homos, hétéros, trans, inters, etc ?... Et en quoi le somme-nous ? Si ce n'est qu'en ce que nous serions idéologiquement soumis à ce qu'il y a de déterminé par notre genre, masculin ou féminin, à venir habiter notre corps sexué? C'est la thèse développée à partir du féminisme, de la théorie queer, aujourd'hui de la théorie du genre, des "New Gender Politics". Notre identité en tant que sexuée y est le résultat de la prise dans les discours sociaux du genre en tant que nous nous en approprions les critères et valeurs afin d'en obtenir la reconnaissance de l'autre par où se confirme notre identité.
Mais la contingence tant historique que locale de ces discours montre qu'ils sont dépendants de leurs conditions de production, pour nous patro et phallico-centrées, et donc en rien inéluctables. D'où la remise en cause de la différence sexuelle en tant qu'elle est à la fois produite et assise de ces discours dans leurs disparité de traitement des individus selon leur genre et leur appartenance.
On sait ce qu'on doit d'avancées sociales à ces théories : amélioration des conditions et des droits des femmes, reconnaissance des homosexualités, etc., voire du changement des conditions de la vie intime des partenaires sexuels... Et d'autres chemins pouvant s'ouvrir, selon les mêmes modèles critiques, concernant les minorités raciales ou ethniques.
Mais jusqu'où peut-on aller? Jusqu'à la suppression du genre dans la langue même comme il peut être proposé?
Dans une société de tous semblables comment se fonderait une identité?
On sait que la psychanalyse fait de la différence un élément-clé de la subjectivité et de la constitution identitaire. Différence des sexes, bien sûr. Mais aussi différence des signifiants entre eux permettant leur articulation. Et même la différence du sujet avec lui-même telle qu'elle s'illustre dès le stade du miroir.
Alors opposition frontale? C'est ce qu'il semblerait au dire certain(e)s auteur(e)s dénonçant la psychanalyse comme phallico-centrée est promulgatrice de la différence des sexes et du genre.
Est-ce si sur? Ne tient-elle pas plutôt à l'indistinction par ces auteur(e)s des catégories, des dimensions, que différencie justement la psychanalyse dans la constitution de l'identité, (symbolique, imaginaire, etc...) ?
La conférence de Stéphane Thibierge, à partir de son dernier livre « Clinique de l'identité » (PUF 2007) viendra ici nous apporter sur ces points, et d'autres, des traits pertinents quant à la conception psychanalytique de l'identité.
Dans l'argument proposé, il articule à ce qui vient à mettre en cause aujourd'hui la vision traditionnelle de l'identité comme fondée sur la disparité sexuelle, par un certain nombre théories contemporaines, et dont nous pouvons mesurer les effets sociaux actuellement et à venir.
Liberté est donnée à Stéphane Thibierge de nous apporter des éléments théoriques psychanalytiques de la constitution de l'identité afin de mieux cerner les enjeux et conditions de ces problématiques.
C'est afin de d'en débattre et de les élaborer que sont proposés ces deux réunions : le mardi 20 mai et le lundi 26 mai à 20 h 45, au CMPP, 4 avenue Saint-Surin.
Elles sont ouvertes à tous sans condition d'appartenance à un groupe, ou autre... Il suffit d'être intéressé par les questions d'identité, de psychanalyse, et des problématiques contemporaines qui s'y rapportent.
Les références bibliographiques sont : "La clinique de l'identité" Stéphane Thibierge Puf, 2007.
Et les oeuvres de Judith Butler et de Teresa de Lauretis pour les théories du Genre.
C'est à faire circuler pour tous ceux qui seraient intéressés... Merci.
Cordialement,
SylvieD
Ci-joint l'argument
Différents?
(Genre et identité)
Sommes-nous différents : hommes, femmes, homos, hétéros, trans, inters, etc ?... Et en quoi le somme-nous ? Si ce n'est qu'en ce que nous serions idéologiquement soumis à ce qu'il y a de déterminé par notre genre, masculin ou féminin, à venir habiter notre corps sexué? C'est la thèse développée à partir du féminisme, de la théorie queer, aujourd'hui de la théorie du genre, des "New Gender Politics". Notre identité en tant que sexuée y est le résultat de la prise dans les discours sociaux du genre en tant que nous nous en approprions les critères et valeurs afin d'en obtenir la reconnaissance de l'autre par où se confirme notre identité.
Mais la contingence tant historique que locale de ces discours montre qu'ils sont dépendants de leurs conditions de production, pour nous patro et phallico-centrées, et donc en rien inéluctables. D'où la remise en cause de la différence sexuelle en tant qu'elle est à la fois produite et assise de ces discours dans leurs disparité de traitement des individus selon leur genre et leur appartenance.
On sait ce qu'on doit d'avancées sociales à ces théories : amélioration des conditions et des droits des femmes, reconnaissance des homosexualités, etc., voire du changement des conditions de la vie intime des partenaires sexuels... Et d'autres chemins pouvant s'ouvrir, selon les mêmes modèles critiques, concernant les minorités raciales ou ethniques.
Mais jusqu'où peut-on aller? Jusqu'à la suppression du genre dans la langue même comme il peut être proposé?
Dans une société de tous semblables comment se fonderait une identité?
On sait que la psychanalyse fait de la différence un élément-clé de la subjectivité et de la constitution identitaire. Différence des sexes, bien sûr. Mais aussi différence des signifiants entre eux permettant leur articulation. Et même la différence du sujet avec lui-même telle qu'elle s'illustre dès le stade du miroir.
Alors opposition frontale? C'est ce qu'il semblerait au dire certain(e)s auteur(e)s dénonçant la psychanalyse comme phallico-centrée est promulgatrice de la différence des sexes et du genre.
Est-ce si sur? Ne tient-elle pas plutôt à l'indistinction par ces auteur(e)s des catégories, des dimensions, que différencie justement la psychanalyse dans la constitution de l'identité, (symbolique, imaginaire, etc...) ?
La conférence de Stéphane Thibierge, à partir de son dernier livre « Clinique de l'identité » (PUF 2007) viendra ici nous apporter sur ces points, et d'autres, des traits pertinents quant à la conception psychanalytique de l'identité.