Afficher la version complète : Réorientation? Besoin de vos avis, merci d'avance
Bonjour à tous,
J'aimerai que vous me donniez vos avis quand à ma situation, je suis un peu (=beaucoup) perdue.
Diplômée d'un M2 en Septembre, les mois de recherche d'emploi qui ont suivi m'ont été trés pénibles: toutes mes démarches ont été vaines.
De fil en aiguille, prête à "lâcher" momentanément la psycho (quand on aura notre maison avec mon mari, j'envisage de reprendre une activité en libéral) j'ai décidé de me réorienter.
J'ai envie d'avancer dans mes projets de couple: déménager, avoir un enfant...A 27 ans j'ai envie de pouvoir y penser!
D'abord j'ai pensé à l'enseignement en école élémentaire, j'ai commencé ma remise à niveau, j'attends fin juin de savoir si j'ai une place en IUFM.
Depuis quelques semaines je doute à nouveau de me lancer dans une telle profession, trés dure à gérer malgré ce que certains croient: assumer une place d'autorité, avancer sous les contraintes de l'EN, recevoir les parents (et ne pas faire la psy?! lol)...
Me voilà aujourd'hui à penser aux métiers de la petite enfance. Récemment j'ai repris une activité de baby-sitter et ce fût un réel bonheur de m'occuper d'un bébé et d'une petite fille de 4 ans.
Soudain je me suis dit "et si mon avenir était dans un tel métier?!"
C'est bien loin de la psycho, mais le fait de "pouponner", d'éveiller, de m'ajuster au monde interne des tous petits et de pouvoir leur renvoyer un peu d'eux-mêmes (ou beaucoup pourquoi pas), de m'en occuper, m'apporte beaucoup de satisfaction.
J'attends un peu avant de me décider, je dois rencontrer une conseillère anpe (fonction étayante uniquement, mais ce sera toujours ça!).
Les gens me tombent dessus, me renvoient que ce serait dommage de refaire un diplome plus bas, que je vais m'ennuyer etc...
J'ai pensé faire auxiliaire de puericulture, ok c'est du factuel, mais est-ce que je ne pourrais pas y trouver mon compte quand même?
Ensuite j'ai pensé à educatrice de jeunes enfants, mais de repartir pour 3 ans de formation malgré une formation allegee m'est un peu penible à imaginer.
Voila mon "cas", j'aimerai beaucoup pouvoir en discuter avec vous. Je vous remercies d'avance!
Merci de votre suggestion Jack_Addi, je vais me renseigner un peu sur ces dispositifs (et en parler à ma conseillère)
Cependant je manque d'expériences "officielles" auprès des enfants, mes voisines m'embauchent comme baby-sitter par effets de bon feeling (ça transfère et contre-transfert pas mal ainsi lol) mais sans diplôme petite enfance, puis-je vraiment postuler?
Ce que je sais, c'est que je me vends trés mal auprès des recruteurs!! J'ai facilement été embauchée pour faire du soutien scolaire mais pour les postes psy...LA cata!
En tout cas merci, je vais continuer de cheminer et vous tiendrai au courant.
Oui en effet j'avais "mal" lu votre suggestion...
Ce serait en effet un gros boulot.
Je vais me renseigner, j'ai deja mon compagnon qui a l'expérience d'avoir monté sa boîte récemment (et ça marche bien). J'espère retrouver un peu d'énergie pour réflechir sur cette idée.
BONJOUR,
choisir un métier, c'est toujours difficile.
l'important comme vous dites c'est d'y trouver votre compte quelque soit le métier.
mon expérience personnelle m'amène à penser qu'il faut du temps pour y trouver son compte c'est-à-dire être sûr de son désir. Ca n'élimine pas le doute au contraire.
Ca fait 10 ans que je travaille comme psychologue clinicienne avec un travail analytique derrière. le doute est présent. il revient, il part. il fait partie de ma manière de fonctionner. j'ai mis longtemps à accepter que douter ne m'obligeait pas forcément à changer d'orientation. douter permet parfois de reflechir sur ses choix et de savoir ce que l'on accepte dans le cadre du travail et ce que l'on refuse.
la recherche d'emploi peut être une épreuve qui amène à repenser notre place de sujet désirant.
votre post me touche particulièrement car il fait écho. j'aime mon métier, j'apprécie l'exercer.
a coté de cela, j'ai un désir autre,professionnel, depuis plusieurs années qui peut-être aboutira. en tout cas ce désir, c'est mon "ailleurs" qui me permet de continuer à travailler et à trouver de l'air quand le travail est un peu lourd.
je vous souhaite du courage pour vos projets. il semble que vous soyez dans des projet de maternité et de maternage. c'est important. ca fait partie de la vie. chaque chose en son temps
ce que j'ai pu écrire est une reflexion tres personnelle à prendre comme tel.
Katia MESMIN
Petite interrogation :
Est-ce qu'une fois maman vous n'allez pas vous rendre compte que puéricultrice n'étais que l'expêression de votre désir d'avoir un enfant?
autrement dit,
ne serait-ce pas seulement votre désir d'avoir un enfant qui se manifesterais beaucoup plus fort que celui d'avoir un métier?
je vous dit cela juste pour vous éviter de vous lancer dans une recherche d'un autre métier qui serait le symptome d'autre chose...
Ou seulement y avez-vous pensé, vous l'évoquer d'aulleurs dans votre poste...
bonne reflexion:)
Pardonnez moi de mon intrusion, Psynana, mais peut être que ce qui oriente notre collègue à se poser la question de quel métier excercer lui appartient, et qu'il ne nous reviens pas d'interroger cette cause, dont elle n'a pas forcément d'idée précise?
Cordialement,
K.
Nouchka, Katoun,
Merci pour vos témoignages.
Je retrouve dans ce que vous écrivez des doutes que je traverse moi aussi périodiquement, avec une certaine culpabilité comme si douter de son désir d'exercer ce métier signifiait être un mauvais psychologue. Qu'est-ce qui se transmet de ces doutes, de cette envie (de cette sirène ?) d'un ailleurs parfois dans la relation aux patients ?
En même temps la gratification que m'apporte la partie clinique de la profession, la richesse et l'émotion qui émerge de certaines rencontres, m'amène de plus en plus à penser que les doutes ne se situent pas au niveau de "l'être psychologue", mais plutôt au niveau la précarité et de l'exigence du cadre de ce travail, dans des institutions qui peinent à nous soutenir : combien de psychologues peuvent bénéficier de supervisions financées par leur employeur ? Combien ont les moyens de la financer eux-mêmes quand ce n'est pas le cas ? Pour ma part, je ne peux pas car j'ai aussi, comme vous Nouchka, d'autres projets dans ma vie personnelle qui sont au moins aussi important.
Mais quel dommage d'en venir à mettre en question un choix professionnel qui n'a pas pu être pris au hasard... car on ne va pas au bout des études de psycho sans un désir d'exercer...
Nouchka, si ce désir est là il reviendra et se fera entendre. En attendant, je pense que chaque expérience de vie viendra enrichir également votre manière d'être psychologue quand le moment sera venu. Combien de psychologues et psychanalystes le sont devenus sur le tard, après avoir voyagé dans d'autres domaines... !
Bonne route et donnez de vos nouvelles !:)
Merci pour la culpabilité Jack…. « je dois être une bien mauvaise psychologue ! », voilà ce que je pensais depuis vous avoir lu… et puis, réflexion faite, NON !
Je ne vous laisserai pas me culpabiliser ainsi.
Je vous rappelle que je ne suis pas dans un cadre analytique mais sur le forum de la FFPP. Je n’ai pas fait d’interprétation mais j’ai juste tendu une piste de réflexion à une collègue afin qu’elle cerne bien ses raisons et ses motivations (conscientes et inconscientes) à changer d’orientation professionnelle.
Pour le coup c’est la violence de VOTRE interprétation qui M’A fait mal !
Merci pour la culpabilité Jack…. « je dois être une bien mauvaise psychologue ! », voilà ce que je pensais depuis vous avoir lu… et puis, réflexion faite, NON !
Je ne vous laisserai pas me culpabiliser ainsi.
Je vous rappelle que je ne suis pas dans un cadre analytique mais sur le forum de la FFPP. Je n’ai pas fait d’interprétation mais j’ai juste tendu une piste de réflexion à une collègue afin qu’elle cerne bien ses raisons et ses motivations (conscientes et inconscientes) à changer d’orientation professionnelle.
Pour le coup c’est la violence de VOTRE interprétation qui M’A fait mal !
Mon précédent post semble vous avoir échappé, pour ne retenir que celui de Jack..alors je le dirai autrement..quelle résonnance peut avoir votre "interprétation/projection/décodage/remarque" sur la personne qui a une demande à un autre niveau que ce que vous lui répondez? Et en effet, votre "suggestion" n'a rien d'analytique, même si vous y avez glissé le mot symptôme.
Creolitine
29/07/2008, 19h22
Pour ma part, je pense qu'il est important de prendre le temps de la réflexion et de chercher à comprendre ce qui fait que vous vouliez vous réorienter avant d'avoir pu exercer le métier pour lequel vous avez fait un certain nombre d'années d'étude et pour lequel vous vous êtes sans doute beaucoup investie...
Il est clair que les recherches difficiles et éprouvantes auxquelles nous sommes (ou avons été) confrontés ne viennent pas nous faciliter la tâche et viennent parfois nous envahir de doutes. Néanmoins, ce qui prime est de parvenir à s'épanouir dans ce que nous faisons que ce soit dans le champ de la psychologie ou ailleurs!
A vous de démêler ce qui relève de l'usure liée aux recherches difficiles et souvent infructueuses, ce qui relève de vos désirs actuels / de votre vie privée (et qui n'appartiennent qu'à vous) et ce qui relève d'une envie d'autre chose / d'un nouveau projet qui s'avèrera sans doute aussi très intéressant. D'autant que toute nouvelle expérience est toujours enrichissante et n'empêchera pas que, si vous le souhaitez ultérieurement, vous pourrez revenir à vos anciens "amours"...
Bon courage et bonne réflexion!!!
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