Pour la défense de la profession et la protection du public soyons vigilants contre les mésusages.

La FFPP est régulièrement sollicitée pour se saisir de situations d’éventuelles usurpations du titre de psychologue, ou de non inscription sur la liste professionnelle ADELI, alors qu’il y a exercice professionnel avéré. Les demandes proviennent de psychologues ou d’usagers, voire d’institutions.

Rappelons l’article 2 de nos statuts : l’objet de la FFPP est de protéger le public...

Nous saluons la vigilance des collègues qui nous interpellent. Nous soutenons qu’il appartient à chacun de promouvoir et défendre la profession et la discipline, et de protéger le public des mésusages de la psychologie.

Aussi, rappelons que :

L’obtention du titre de psychologue, défini par la loi n°85-772 du 25 Juillet 1985 et les décrets d’’application, implique l’obtention d’une licence de psychologie suivie d’un master en psychologie, ou d’un diplôme reconnu équivalent.
Les psychologues en exercice ont obligation de s’inscrire sur la liste professionnelle des psychologues ADELI du département d’exercice, dans un délai de 1 mois suivant la prise de fonction, quel que soit le mode d’exercice (salarié, libéral, mixte).
Faute de respecter ces impératifs la personne qui prétend exercer en tant que psychologue, et/ou se présente comme tel, est dans l’illégalité et susceptible de poursuites. La FFPP peut être amenée à intervenir en relation avec les ARS (Agences Régionales de Santé).

Un rôle essentiel des régions :

Les régions étant au plus près du terrain sont les mieux placées  pour repérer les possibles usurpations du titre de psychologue. Nous  incitons tous les collègues à veiller au respect des textes qui encadrent la profession et à les faire respecter. Cet objectif de veille et de lanceur d’alerte devrait être une des missions de chaque coordination.  Pourquoi ne pas l’inscrire au RI des régions et même, désigner au sein de chaque bureau régional un responsable de cette thématique.
Nous constatons notamment des confusions fréquentes psychologue/psychothérapeute. Ainsi certains sites annoncent «cabinets de psychologues», suit une liste de professionnels qui ne sont pas tous inscrits sur la liste ADELI du département, parfois par négligence peut-être, mais aussi parce que certains sont psychothérapeutes et ne sont pas psychologues: ils ne peuvent alors prétendre au titre et il y a usurpation.
Il y a lieu de mener des actions d’information et de sensibilisation des adhérents sur la protection du titre de psychologue.

Les situations de possible usurpation sont à  transmettre  via le siège, à la sous-commission usurpation du titre de psychologue qui est en charge de constituer un dossier et d’interpeller les différentes parties.

En pratique :

Comment s’inscrire sur les listes ADELI ?  Où enregistrer ses diplômes ? Quelles pièces fournir ?

http://www.sante.gouv.fr/adeli

Comment vérifier une éventuelle usurpation de titre ?

Chacun peut consulter les listes professionnelles ADELI. Par téléphone : appeler l’ARS de la région concernée, demander à joindre la Direction Territoriale puis d’être orienté vers la liste ADELI des psychologues qui est établie par départements. Il est possible de faire préciser si telle personne, censée être psychologue, y figure. Par internet : aller sur le site de la région, cliquer sur Acteurs de Santé, puis professionnels de santé et repérer psychologues sur la liste. Dans «documents à télécharger» vous pouvez accéder aux listes ADELI des psychologues classées par département.

Les sites de chaque ARS n’étant pas toujours organisés de la même façon, leur demander par téléphone la marche à suivre pour accéder aux listes ADELI.
Ces questions ont été abordées lors de la dernière réunion des régions qui a eu lieu à Paris.
Un appel à candidature est en cours pour étoffer la sous commission qui traite ces dossiers.