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Compilation des mails de soutien adressés à la FFPP

attentats efpaPrésident de l’EFPA
De : Telmo Mourinho Baptista, Envoyé : ‎samedi‎‎14‎‎ novembre 2015 ‎13‎:‎37

Je suis choqué par les événements à Paris la nuit dernière. Je souhaite que vous vous trouvez bien et reçoit le soutien et la solidarité de psychologues européens dans ce moment de douleur et de deuil. Nous serons à disposition pour ce qui est nécessaire. L'attaque contre les valeurs de notre civilisation ne peut pas briser la détermination de continuer à défendre la liberté.

Avec un sens profond de solidarité

Telmo Mourinho Baptista

Prof. Dr. Telmo Mourinho Baptista, EFPA President Espagne

Cher président,

Suite aux tragiques évènements perpétrés à Paris par des terroristes, nous vous transmettons aussi bien au nom du conseil d'administration du Conseil général du collège officiel des psychologues d'Espagne qu'en mon nom propre, nos condoléances les plus profondes pour ces personnes décédées et nous exprimons toute notre solidarité avec les familles des victimes et leur blessés.

Notre Conseil général du collège officiel des psychologues d'Espagne se tient à votre entière disposition dans ces moments difficiles.

Avec nos sincères condoléances

Francisco Santolaya Ochando
Président, Conseil général du collège officiel des psychologues d'Espagne

Croatie
De : Josip Lopižić, Envoyé : ‎dimanche‎‎ 15‎‎ novembre‎‎ 2015 ‎

I want to express my great condolences to French people. And a great support to all french colleagues.

Josip Lopižić, Croatia

Société Russe de Psychologie

Cher président,

De la part des psychologues russes et de tous les membres de la Société Russe Psychologique, j’aimerais présenter les condoléances aux parents et proches des victimes de la tuerie ayant lieu à Paris le 14 novembre. Nous sommes horrifiés par ces actes de violence. Le peuple russe a déjà vécu plusieurs fois des attaques terroristes, et nous comprenons très bien votre douleur et partageons vos souffrances. Cette journée sombre réunie l’humanité contre les terroristes et leurs actes insensés dont le but est semer la haine partout dans le monde. Nous sommes prêts d’accorder toute l’aide possible.

Nos pensées pour les parisiens et le people Français.

Yuri Zinchenko,
Président de la Société Russe de Psychologique,
Professeur, Université d’État de Moscou Lomonossov

Center for Applied Developmental Science (CADS)

I watched the terrible news and want to express my deepest sympathy with France and its citizen, and my thoughts and condolences are with those who lost their loved ones. I am sure that French psychologists will do their utmost to help with the knowledge of our discipline about the societal causes of terrorism, and how our profession can deal with bereavement. I am shocked but also encouraged not to give in to such attacks against our civic rights and understanding of humanity. I am turning to you as leading representative of French scientific psychology, and as colleague and friend. Please feel free to share my view with others.

Yours Rainer

Research Professor Dr. Rainer K. Silbereisen
Director of CADS
Past-President International Union of Psychological Science
Editor-in-Chief International Journal of Psychology, University of Jena

IUPsyS
Pr S. Cooper, Président de l'IUPsyS

I do hope that you, your loved ones, friends and colleagues are well and remain strong in these extremely trying times.

Take care

APA
B. S. Anton, Président de l’American Psychological Association

Personally, and on behalf of APA let us express our distress at reading the news about the acts of terror in Paris and empathy for you, our French colleagues, the French people, and all victims of terrorism. We send you APA’s best regards as you, and the French psychological community, address the immediate and longer term psychological effects of these heinous acts. We know there is a strong psychology community in France and wish you well as you bassess and address current needs. As your MOU partner we also invite you to call on APA if there are ways in which we, as an organization, may be useful to you in your efforts.

Mairie de Paris

Madame, Monsieur,

Moins d'un an après les terribles attentats du mois de janvier, Paris est à nouveau frappé par le terrorisme. Anne Hidalgo a rendu hommage lundi, lors d’un Conseil de Paris exceptionnel, à l’ensemble de celles et ceux, dont vous faites partie, qui défendent et font grandir chaque jour la cohésion de la société parisienne.

En ce moment tragique, je tiens à vous adresser tout mon soutien, ma confiance et mes remerciements pour votre investissement quotidien au service des Parisiens.

La vie associative parce qu’elle crée du lien social, du vivre ensemble et de la solidarité est une force pour Paris. Elle constitue certainement une des réponses à la tentative de détruire ce qu’est notre ville en s’en prenant à la jeunesse, à ses quartiers mélangés et cosmopolites, à notre liberté de vivre ensemble selon nos valeurs de fraternité.

Je souhaite vous informer qu’une cellule d’aide psychologique est à la disposition de tous, collaborateurs ou bénévoles de votre association, dans les mairies des 10e et 11e arrondissements.

Les associations, par leurs actions et leur implication dans la vie parisienne sont d’autant plus indispensables dans la période que nous vivons. Sachez que la Ville de Paris est plus que jamais à vos côtés et les Maisons des Associations (MDA) à votre disposition. Vous trouverez l’ensemble des informations relatives aux dispositifs mis en place par la Ville de Paris et notamment les mesures spécifiques liées au renforcement de la sécurité des Parisiens sur Paris.fr.

Rassemblons-nous, défendons nos valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité.

Bien cordialement à vous,

Pauline VERON
Adjointe à la Maire de Paris chargée de la démocratie locale, de la participation citoyenne, de la vie associative, de la jeunesse et de l’emploi,
Conseillère de Paris et du 9e arrondissement

 

La question du traumatisme psychique et les psychologues

Qu’est-ce que le traumatisme ?

EPEP FORM TRAUMATout un chacun peut être confronté à un événement qui va provoquer une émotion interne violente, difficilement verbalisable et même pensable. L’événement constitue alors une sorte de choc qui vient dépasser les défenses habituelles normales de la personne. Les émotions sont telles qu’elles franchissent, en quelque sorte, les digues habituelles qui permettent d’élaborer notre quotidien. C’est d’autant plus vrai que l’événement était imprévisible. Le plus souvent cet afflux massif d’émotions va pouvoir être appréhendé secondairement par la personne. Lorsque le choc est majeur, qu’il se double d’un impact symbolique fort et qu’il est pris dans un contexte de violence dans la réalité important (guerre, attentats, actes de violence sur le corps…), il existe un risque, pour la personne qui en est victime mais aussi pour les personnes qui ont été témoins des actes et qui n’ont pu réagir, de se sentir, même à distance de l’événement, « traumatisées » par ce qui s’est passé. Il n’est pas possible de prévoir à l’avance l’impact traumatique d’un événement, ni les ressentis. Il n’est pas non plus possible de présager des capacités de mobilisation des défenses psychologiques ou des ressources de chacun. Les premiers recours sont l’entourage ou les services et dispositifs officiels si le traumatisme est immédiat. Dans un second temps, si les personnes sont inquiètes pour elles-mêmes ou leur entourage, elles peuvent consulter des professionnels, psychiatres ou psychologues.

Repérer :

Vous ou l’un de vos proches se posent des questions sur ce qu’il a vécu ou sur ce qu’il a vu ; nous vous proposons ici quelques signes qui peuvent témoigner d’une difficulté à dépasser l’événement traumatique.

La rémanence de flashback : ce sont des images, des souvenirs, particulièrement vifs qui reviennent en permanence à l’esprit de la personne et peuvent être revécus comme si la personne était à nouveau plongée dans la réalité qui a fait choc traumatique. Cette personne se sent envahie et interrompue dans le fil de sa pensée et dans ses actions par ces images.

Les troubles du sommeil sont fréquents : sommeil agité, réveils inhabituels plusieurs fois par nuit, décalage de l’endormissement, arrivent souvent juste après le choc traumatique. Si, dans la durée, des troubles du sommeil s’installent : insomnies, hypersomnie ou cauchemars récurrents, provoquant le réveil, et que ces signes s’ajoutent à d’autres, une consultation devient nécessaire.

La personne peut se sentir en permanence inquiète, sur le « qui-vive », et fortement angoissée. Elle peut avoir des sursauts ou des craintes par rapport à certains bruits et être dans l'évitement de situations ou de lieux.

Une fatigue psychique peut s’installer et il n’est pas rare d’observer des troubles mnésiques. Les changements d'humeur brutaux, l'irritabilité, les changements au niveau du comportement alimentaire et dans les rapports sociaux correspondent également à des signes de mal-être intérieur.

Le choc traumatique a ceci de particulier qu'en plus de dépasser la capacité d'intégration psychique de la personne, il paralyse les possibilités de réaction psychiques et physiques. Ce phénomène de paralysie au moment du choc fait naître un ressenti de honte ou de culpabilité et lorsque celui-ci persiste dans le temps, il rend difficile l'accomplissement des tâches de la vie quotidienne.

Quelques propositions :

Suite aux derniers événements, nombre de personnes ont été touchées directement ou indirectement. Dans ces moments de douleur, de deuil, d’incompréhension et de désarroi, les personnes ressentent parfois le besoin d’évoquer leurs questionnements internes avec d’autres. Lorsque la peine est difficile à contenir, qu’au contraire la personne s’isole ou que se manifeste un besoin d’échanger de manière plus confidentielle au sujet de la tragédie vécue, il est possible de s’adresser à des professionnels. Les psychologues ou les psychiatres spécialisés, possédant une formation reconnue et une expérience avérée dans le domaine des traumatismes psychiques, sont à même d'être sollicités dans ces circonstances.

Psychologue : une profession réglementée et responsable

Cadre de l’exercice professionnel des psychologues

Pour exercer en tant que psychologue, il faut avoir obtenu le titre professionnel après avoir suivi un cursus complet en psychologie : licence de psychologie ; master de psychologie complété par un stage de professionnalisation. Le psychologue a donc un diplôme reconnu sanctionnant un parcours universitaire de 5 années en sciences humaines et sociales.

L’usage professionnel du titre de psychologue est défini par l’article 44 de la loi n°85-772 du 25 juillet 1985. L’inscription sur les listes ADELI est une obligation faite aux psychologues – article 57 de la loi n°2002-303 du 4 mars 2002.

Le psychologue conduit ses actions en se référant à son code de déontologie adopté le 22 mars 1996 et actualisé en février 2012. Ce document pose les règles déontologiques d’exercice du métier (http://cncdp.fr/index.php/code-de-deontologie). Il peut par ailleurs se référer pour toute question déontologique à la Commission nationale consultative de déontologie des psychologues dont la mission est d'élaborer des avis consultatifs à partir de ce code (CNCDP : www.cncdp.fr).

Selon son lieu d’exercice, le psychologue est soumis aux règles professionnelles de l’institution qui l’emploie. De nombreux psychologues interviennent dans les dispositifs d’urgences, notamment les CUMPs.

Actions des psychologues

Dans le cadre des attentats, les psychologues, en institution ou en exercice libéral, peuvent être sollicités. Il relève de leur déontologie de s’assurer de leurs compétences pour pouvoir conduire des actions de soutien (art. 5 et 6 du Code). Ils peuvent intervenir dans la prévention, la prise en charge (soutien et accompagnement psychologique) et auprès des équipes et des professionnels (éclairage psychologique, supervision, échanges entre pairs, débriefing…).

 

Compilation des sources documentaires et des ressources

attentats conseils psy

Pour parler aux enfants et aux personnes ayant une réduction de leur moyens de communications

Le SNUipp a réalisé une excellente synthèse permettant de trouver des conseils pour parler aux enfants : http://www.snuipp.fr/Attentats-comment-en-parler-en

Nous vous conseillons également :

ptitlibeLe journal Libération a mis en ligne un numéro spécial qui s’adresse aux enfants : http://www.liberation.fr/apps/ptit-libe/#/3/

 

kfO nBDix88867gqzU7UGK6Mnz489x89L’APF- Association pour les paralysés de France propose une série de pictogrammes pour évoquer les événements avec les personnes souffrant de polyhandicap : http://c-rnt.apf.asso.fr/2015/11/16/attentats-a-paris-expliquer-ce-qui-sest-passe-en-pictogrammes/

 

2015 11 MLK articleimageLa revue Astrapi a également proposé ce lien, un document publié par Astrapi (éditions Bayard jeunesse à destination des enfants de 7 à 11 ans, pour leur expliquer ... http://www.bayard-jeunesse.com/Actualites/Attentats-de-Paris-comment-repondre-aux-questions-des-enfants

 

Pour aller plus loin…

Syndrome de stress post-traumatique : clinique et thérapie, D. Cremniter et A. Laurent (2005)
http://psychologie.univ-fcomte.fr/download/section-psychologie/document/ptsd-emc.pdf

Le psychotrauma II. La réaction immédiate et la période post-traumatique, N. Chidiac et L. Crocq (2010)
https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-00682255/document

Le débriefing psychologique, D. Szepielak (2010)
http://www.cairn.info/revue-le-journal-des-psychologues-2010-1-page-69.htm

Nous remercions Olivier Douville qui a bien voulu partager avec nous son article : http://www.psychologies.com/Planete/Societe/L-actu-decryptee/Interviews/Attentats-pourquoi-il-est-important-d-accepter-d-avoir-peur

 

Lieux de relais pour la prise en charge psychologique

L’Etat a mis en place plusieurs dispositifs permettant l’organisation et la prise en charge dans des contextes de crisesen France. Vous retrouverez ici les différents services et institutions auxquelles vous adresser en cas de besoin.

Numéro national 197

Il s’agit du numéro d’appel d’urgence dans le cadre des plans attentats. Le 197 est le numéro « alerte attentat et enlèvement ». Ce numéro a été mis en place et officialisé en mars 2015 : (http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000030973250).

Il peut servir notamment si vous êtes ou avez été témoins de faits en lien avec les attentats du 13 novembre 2015.

Suite aux attentats simultanés qui ont frappé les villes de Paris et Saint-Denis, la préfecture de police a également mis en place un numéro vert d’information ouvert au public : 0800 40 60 05.

Les hôpitaux et le plan blanc

Le plan blanc est déployé en France en cas de crise majeure. Il est régit par des textes officiels : http://www.sante.gouv.fr/IMG/pdf/circulaire_401_140906.pdf

Les hôpitaux dans ce cadre vont être mobilisés de manière à répondre aux besoins de soins médicaux mais également de prise en charge psychologique pour les victimes. Si besoin vous pouvez donc vous rendre à l’hôpital le plus proche. Les hôpitaux tiennent à la disposition du public deux types de structures :

Les CUMPs : Centres d’urgence médico-psychologiques qui sont les principaux lieux d’accueil dans le cadre des événements de vendredi dernier. L’Agence régionale de santé (ARS) organise la prise en charge des urgences médico-psychologiques qui fait partie du dispositif de l’aide médicale urgente. À ce titre, une cellule d’urgence médico-psychologique (CUMP) est constituée dans l’établissement de santé siège du service d’aide médicale urgente (SAMU). Un psychiatre référent désigné par l’ARS est chargé de coordonner l’activité et les moyens de la CUMP avec le SAMU territorialement compétent. Elles sont régies en partie par une circulaire officielle : http://www.sante.gouv.fr/IMG/pdf/cir_38043.pdf

Entrent dans leurs missions :

  • d’organiser les soins avec le SAMU;
  • de prodiguer des soins médico-psychologiques immédiats aux victimes et à toutes personnes impliquées dans l’événement y compris les sauveteurs et de faire évacuer, après régulation par le SAMU, les victimes nécessitant une hospitalisation, vers les établissements de santé ;
  • de dispenser des soins post-immédiats aux patients le nécessitant
  • de recenser les psychologues et psychiatres pouvant sur un territoire soutenir lors d’une urgence la prise en charge apportée par les services habituels. Les CUMPs sont ainsi en charge de recenser les volontaires pouvant assurer un soutien psychologiques.

L’INAVEM (Fédération nationale d'aide aux victimes et de médiation)

L'INAVEM, Institut National d'Aide aux Victimes Et de Médiation, a été créé en 1986 et s'est constitué en fédération en juin 2004.

Vous pouvez retrouver les missions de l’INAVEM sur leur site http://www.inavem.org/ et http://www.inavem.org/index.php?option=com_content&view=article&id=8&Itemid=29

Le téléphone dédié à l’aide aux victimes : 08 842 846 37

Les objectifs principaux sont :

  • La définition et l’évaluation des missions d’aide aux victimes,
  • La coordination et le soutien aux associations d’aide aux victimes adhérentes,
  • L'information et la sensibilisation des professionnels et du public à l'aide aux victimes.

L'INAVEM intervient dans un deuxième temps pour le débriefing. Son action est essentiellement téléphonique avec une plate forme nationale et des relais dans les palais de justice sur toute la France. Cette institution a une double fonction, aide psychologique et aide juridique, et ce pour toute victime sans distinction : viol, accident, attentat.

L’AFVT (Association française des victimes du terrorisme)

L'AFVT a été créé en 2009 suite à la dissolution de l’association « SOS attentat ». Elle est spécialisée dans le terrorisme avec une action internationale. Elle aide tout comme l’INAVEM sur un plan juridique, mais aussi psychologique.

Ses missions sont décrites sur le site : http://www.afvt.org/qui-sommes-nous-missions-soutenir/
Téléphone : 09 82 47 83 96

La ville de Paris

La ville de Paris a mis en place un dispositif pour recueillir les offres de soutien, notamment dans les mairies du 11ème et du 12ème : http://www.paris.fr/actualites/vous-voulez-aider-3097 

Sur Paris, des permanences téléphoniques sont assurées pour orienter les victimes ou leurs proches :

  • le 3975 (Mairie de Paris),
  • le 0800 40 60 05 (Cellule interministérielle d’aide aux victimes)
  • ou l’association Paris Aide aux Victimes au 01 45 88 18 00. Cette association adhère à la Fédération nationale d’aide aux victimes et de médiation (Inamev).

Pour nous interpeller sur les dispositifs locaux en place, n’hésitez pas à nous transmettre vos informations : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.